Après trois jours de compétitions sur les eaux de Karapiro (Nouvelle Zélande), la délégation tricolore française peux déjà commencer à faire les comptes par rapport aux pronostics d’avant championnat. On peut déjà noter qu’il y a 7 équipages Français finalistes pour le moment. On décompte quatre équipages en catégorie valide et trois en Handi-aviron (course
courues ce Jeudi). De plus deux équipages dans les disciplines non olympiques ont des ambitions de titres. Ce Jeudi six équipages étaient concernées par des demi-finales pour les valides et trois finale A pour les Handi-aviron. Les sourires et les larmes de joies ont éclaté et coulé au sein de l’équipe de France handi-aviron. « C’est la victoire de tout un groupe » lâche la vice championne du monde Perle Bouge. Le bilan est plus que positif pour le camp tricolore qui ramène : un titre de championne du monde avec la skiffeuse Natalie Benoit, l’argent pour le double Mixte Stéphane Tardieu et Perle Bouge. Le roannais Pascal Danière termine cinquième après une course a grand suspense. A cent mètres de la ligne cinq bateaux étaient sur la même ligne, la médaille n’était vraiment pas loin pour le Roannais. « Dans les 100 premier mètres je lâche un aviron. C’est dommage j’aurais pu monter sur le podium. Je suis très satisfait quand même, ce sont mes premiers mondiaux. Je ferais mieux l’année prochaine.» Résume le Roannais. « J’ai suivi à la lettre les conseils de mon entraîneur, Michel Colard qui m’avait demandé de ne pas me durcir à cause du vent contre et de travailler sur l’accélération, explique-t-elle, sa médaille d’or autour du cou. Cette stratégie a porté ses fruits. Cela m’a permis de rester relâchée tout en conservant un peu d’énergie pour le finish au cas où j’en aurais eu besoin. » Pour elle, ce titre est une joie, bien sûr, mais aussi un soulagement. « Je suis extrêmement heureuse car personne ne pourra plus m’enlever cette victoire, indique-t-elle. D’une certaine manière, c’est aussi un soulagement car de nombreuses personnes sont à mes cotés pour m’aider, ma famille, les membres du staff de l’équipe de France de handi-aviron, mes
entraîneurs du CAM, à Marseille, et mes employeurs du CNED qui m’ont toujours soutenue. » Note la nouvelle championne du monde. Autre belle performance : la médaille d’argent décrochée à la force de la volonté par Perle Bouge et Stéphane Tardieu en deux de couple mixte « tronc et bras ». « J’étais un peu stressée au départ, souligne Perle Bouge (Aviron Bayonnais), très satisfaite. Heureusement, nous n’avons rien lâché. Nous étions concentrés sur notre objectif. Cette médaille est belle. Je suis tellement heureuse ! "C’est super on est allé la chercher ! A l’arrivée je ne savais même pas si on était sur le podium."Conclut très ému Stéphane Tardieu
Du coté des valides, le lyonnais Franck Solforosi courait sa demi-finale du quatre sans barreur poids léger. A l’issu de celle-ci, le lyonnais termine quatrième de sa demie final à 46 centièmes de la finale A. « Dans cette course ils ne doivent jamais laisser partir les italiens. Cette course laisse des regrets. » Note Jean Raymond Peltier, directeur des équipes de France. De son coté Franck Solforosi très déçu ajoute : « c’est très frustrant on part bien avec les anglais on perd la course dans le deuxième 1000. Ce résultat est à l’image de notre saison. On n’a pas réussi à ramer tous les quatre. Il va falloir digérer et prendre le temps d’analyser. » Conclut Franck très déçu. Tout comme le quatre sans Barreur poids léger, Adrien Hardy et Sébastien Lente courait la demi-finale. Pour une fois, les dixièmes ont basculé dans le bon sens et ils gagnent leurs billets pour la finale A. « Nous avons rempli la partie du contrat que nous nous étions fixée, c’est-à-dire : entrer en finale. Pour nous, cette demi-finale était la course décisive du championnat du monde. » « Il fallait avoir un peu de chance et nous en avons eue au tirage, car l’autre demi-finale – avec les Néo-Zélandais, les Britanniques et les Italiens – était plus relevée. Mais il fallait savoir saisir cette chance. Ça a souri, tant mieux. Ça me réconcilie avec ma vision de l’aviron et, surtout, je me suis régalé. À 600 mètres de la fin, j’ai tourné la tête pour regarder les Serbes et j’ai senti qu’ils commençaient à craquer. C’est à ce moment que nous avons commencé à devenir plus agressifs. En finale, il nous faudra être moins passif sur la première partie du parcours, mais faire mieux que sixième sera déjà un exploit ! » Précise Adrien Hardy Recueillis avec aviron France

