Le récit de la journée:

La tension  monte aujourd’hui au lac Karapiro pour la deuxième journée des finales. Rappelons que les finales se courent sur quatre jours pour la première fois, le but étant de favoriser la récupération des athlètes et d’augmenter l’audimat des téléspectateurs et des supporters présent sur le lac.
C’est sous un temps pluvieux que se sont déroulées les courses ce Vendredi.
 Le programme a démarré dans un premier temps avec les finales de classement de nos Français ce matin :
Le double poids léger femme emmené par Elise Maurin et Eugénie Vince courait la Finale C. Elles se sont élancées sur un bassin agité afin de conclure leurs premiers championnats du monde de la meilleure façon. A l’issue de la course elles ont terminé troisième. «  Nous visions la finale B et nous terminons troisième de la finale C. Nous sommes déçus de ne pas avoir réussie à remplir notre objectif. Mais ce sont nos premiers championnats du monde, nous avons beaucoup appri du niveau international. Il faut maintenant analyser nos erreurs afin d’être plus performante lors des prochaines compétitions internationales. » Conclut Eugénie Vince sur ces premiers championnats du monde.
Le double poids léger homme emmené par Jérémie Azou et Rémi Di Girolamo ont tenté de sauver l’honneur après leur désillusion de ne pas se qualifier pour la grande finale. Les français terminent deuxième de la course derrière les allemands. Malgré un bon départ et un bon troisième 500 qui leur ont  permis de placer la pointe devant, avant le dernier quart de la course. Ils n’auront jamais réussie à faire le trou avec leurs homologues allemands qui réussissent une meilleure fin de parcours que nos français.
« Nous réalisons une bonne finale B. » Note Jérémy. « C’est sûr on est déçu de pas courir la grande finale, mais il faut être réaliste nous sommes encore battus par les allemands. Nous n’avions peut être pas le niveau de la finale et encore moins du podium. Maintenant on va digérer et va falloir rebondir. » Ajoutent Jérémy Azou et Rémi Di Girolamo

Puis s’est enchainée la demi finale du double toute catégorie emmenée par Cédric Berrest et Julien Bahain. Le duel entre le bateau Français, vice champion du monde en titre et le bateau Néo-zélandais, champion du monde en titre était très attendu. Cette course a permit à nos Français de prendre la température de la concurrence pour prétendre à une médaille lors de la grande finale.

 Enfin, le programme a laissé place aux grandes finales du jour. Deux bateaux Français étaient en lice aujourd’hui pour tenter de décrocher une des trois médailles possibles. Il faut que le bilan est plutôt positif. Le deux sans barreur poids léger emmené par JC Bette et notre régionale Fabien Tilliet champion du monde en titre dans cette catégorie remettaient en jeux leur couronne. Ils ouvraient ainsi le bal du camp tricolore au niveau des valides après la très belle entrée en matière des handi-aviron la veille.
Il faut dire qu’il n’y a pas plus belle entrée en matière pour les valides puisque JC Bette et Fabien Tilliet réussissent à devancer les Néo-zélandais chez eux. Ils accèdent ainsi à leur deuxième couronne de rang. Voici le résumé de la course du champion JC Bette, fraichement recueilli après la victoire : «  On savait avant la course que sa allai être dure. Les Néozélandais s’entrainent ici et connaissent le bassin dans les moindres recoins. Gagner ici,  pour nous c’est l’aboutissement du chalenge que l’on s’était  fixé. »  Note Jean Christophe Bette. « Avant d’ajouter « Le plus dur dans le sport c’est de confirmer d’une année sur l’autre. Après les jeux de Pékin, nous voulions arrêter, mais en plus d’être deux coéquipiers nous sommes des amis. On a tous les deux cette flamme en nous, ont aiment les challenges. Ce deuxième titre consécutif nous permet de tourner la page du deux sans barreur et de nous tourner vers le futur avec le quatre sans barreur. C’est notre nouveau chalenge. » Ajoute-il. «Ici nous avons très bien été reçu, courir contre le Néozélandais chez eux porté par tout leur public m’a rappelé les jeux de Sidney où l’on bat les australiens pour quelques centièmes. » Conclut-il.

Le quatre sans barreur poids lourd courraient également leur finale ce vendredi. L’équipage est composé de Jean-Baptiste Macquet, Julien Despres, Germain Chardin et Dorian Mortellette. C’est leurs premiers championnats du monde avec cette composition d’équipage. L’ensemble des membres du bateau ne satisfait pas d’une place en finale. L’objectif était claire avant de prendre le départ cette après midi : ramener une quatrième médaille au camp tricolore. Non seulement ils ont ramené la médaille. Mais ils sont allés là chercher avec la manière et le panache. C’est en effet pour notre plus grand bonheur que nous avons pu entendre chanter les quatre compères la Marseillaise sur le podium. Beaucoup d’émotions pouvaient se lire sur les visages de tous les Français présent au lac. C’était tout simplement fantastique d’entendre deux fois de suite l’hymne nationale de la France. Germain Chardin nous a raconté avec toute l’émotion d’une victoire ses impressions après cette magnifique course : « On a suivit les conseils du coach (Samuel Barathay). La consigne était claire : faite ce que vous savez faire, méfiez vous de tous le monde. On a su saisir notre chance et on est allé  chercher cette victoire avec panache. » Raconte Germain Chardin. « Au dernier 500 dans nos tête on ne pouvait pas lâcher, on a attaqué les anglais  et après ce n’est que du bonheur. » ajoute-il «  On est très content, après les Europe, c’était difficile mentalement ; On a travaillé comme des fous au stage de Soustons et ça a payé. Cette victoire est une victoire collective sans le coach et le remplaçant avec lequel on a fait plus de deux cent kilomètre pendant la blessure de JB (Jean Batiste Maquet). Nous somme champion du monde on va fêter ca dignement. » Conclut Germain.

Les autres réactions :
Jean Raymond Peltier: « le deux sans barreur réalise une belle performance et je pense que sa va être le déclique pour le reste de  l’équipe de France. Il va avoir une belle dynamique en deux sans barreur poids léger l’an prochain. C’est bon pour la construction du quatre sans barreur. »Précise le  Directeur des équipe de France. Le déclique à été immédiat puisque quatre course après le sacre des poids léger, le quatre sans barreur est venu coiffer dans les derniers 500 les anglais champion du monde en titre. « En quatre sans on fait notre course, tout se passe bien dans le premier 1000 on est troisième. Puis c’est incroyable on fait une remontée pas possible, on arrive a créer le trou avec les grecs et les Néo-zélandais et on remonte sur les anglais. Enfin dans dernier 500 on vient s’imposer en patron. C’est super ! Conclut-il.
Samuel Barathay : « C’est vraiment une course magnifique. Il y a une part de chance avec le tirage de la ligne d’eau. Mais dans le sport de haut niveau, Il y a des moments ou la chance fait partir du jeu. Encore faut-il savoir la saisir. » Conclut Samy Barathay tres émus avant d’embrasser ses rameurs.

                                                                                                                                                                 Propos recueillis
                                                                                                                                                                 par Alexis Marie