Certains doutaient du spectacle que pourraient offrir des championnats de France d’aviron de mer sur le Léman. S’il n’est pas venu des vagues, la configuration du parcours a offert au public de beaux affrontements.
« Le vecteur aviron, c’est l’échange, le partage ». Ces propos, tenus par le président du CA Thonon Claude Dubouloz, sont peut-être ceux qui définissent le mieux l’ambiance qui règne à l’aviron de mer. Et tout le week-end, le président et ses soixante-dix bénévoles ont su la faire partager à la fois aux compétiteurs et au public qui s’est massé sur les bords du Léman pour assister aux différentes courses. Près de cinq cents rameurs, auxquels s’ajoutent les participants du critérium longue distance, ont concouru dans les différentes épreuves.
« Nous n’avions pas besoin d’écran, ajoute Claude Dubouloz, les gens ont pu tout voir depuis le promontoir le long du lac ». Un lac calme, sans véritable vague, mais qui a su offrir un beau spectacle, avec une belle météo. Mais aussi une équipe soudée, qui n’a rien laissé au hasard, pour parvenir à un déroulement sans accroc pour ces championnats.
Retour détaillé dans le prochain numéro de Mag Aviron (à paraître fin juillet 2013).
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Soixante-dix rameurs venus de toute la France ont participé, le 2 juin dernier, au Magical Thau Tour, randonnée labellisée par la Fédération française des sociétés d’aviron et organisée par le club de Balaruc-les-Bains sur l’étang de Thau.
Sept Perpignanais ont fait le déplacement et profité de l’accueil fort sympathique des organisateurs. Ils ont courageusement représenté la force catalane en domptant les vagues et évitant successivement les voiliers amarrés, les filets à anguilles, les parcs à huitres et bien évidemment les autres participants que le vent, soufflant fort, s’essayait à projeter les uns sur les autres. Après les efforts de la matinée, le réconfort d’un bon repas héraultais. Au menu : tielle sétoise, et macaronade balarucoise.
En guise de digestif et afin de ne pas perdre la ligne, les participants, pas assez fatigués des efforts de la matinée, se sont adonnés à un sport local très prisé des Languedociens : Le tambourin. Le principe de jeu : renvoyer à ses adversaires une balle en caoutchouc en la tapant violemment avec un tambourin. Pour finir cette journée sportive bien ensoleillée, c’est au spa de Balaruc-les-Bains que les rameurs se sont retrouvés. Bains bouillonnants, sauna, hamman et jet d’eau salée pour détendre les muscles. De retour vers le pays catalan, les rameurs perpignanais promettent déjà d’y revenir l’année prochaine.
Morgane Laine
Perpignan Aviron 66
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Le 25 mai, jour de la fête du nautisme partout en France, les jeunes du Point Information Jeunesse du Moulin-à-Vent de Perpignan sont venus braver le vent et le froid pour s’essayer à l’aviron. Malgré des conditions climatiques dignes du mois de janvier, une vingtaine de personnes se sont présentées à la base nautique de Villeneuve-de-la-Raho pour découvrir la discipline. Parmi celles-ci, une dizaine de jeunes du PIJ agés de 11 à 17 ans. Le vent, soufflant à 80 km/h, ne permettait pas de sortir les bateaux d’aviron. C’est donc en barque catalane qu’ils ont pu profiter du lac dans l’environnement exceptionnel du Canigou enneigé. Après un échauffement sur ergomètre (rameur au sol), au milieu de la nature, au cours duquel ils ont pu appréhender la technique, ils sont courageusement montés à bord, prêts à en découdre avec les éléments. C’est en chanson qu’ils ont affrontés les rafales, mettant en exergue leur esprit d’équipe et leur sens de la coordination. Les plus téméraires ont tenté l’aventure en yolette accompagnés de deux rameurs confirmés et un barreur, émotions fortes garanties . Après cette sortie bien mouvementée, ils ont promis de revenir pour en apprendre plus, par un temps certainement plus clément.
Aude Lusetti Perpignan aviron 66
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« Elles doivent trouver leur place parmi les régates françaises de référence que sont Aiguebelette, Mâcon et Mantes, à nous de trouver la bonne solution en matière de dates et de programme », murmurait-on au niveau du club organisateur… Telle se résume la situation actuelle des régates Internationales de Gravelines qui se sont déroulées ce week-end sur le magnifique stade nautique olympique Albert Denvers sous une météo radieuse et un petit vent contre de nord Est pour pimenter les épreuves… Une affluence en progression, le niveau en amélioration, c’est avec environ cinq cents rameurs et vingt-cinq clubs dont six Franciliens qu’ont eu lieu les épreuves au programme de ces régates sur les deux journées et bon nombre de dirigeants de clubs présents regrettaient le manque de clubs étrangers.
Avec 25 équipages et plus de soixante rameurs engagés, le club de Gravelines a profité de sa régate pour tester ses équipages avant le championnat de la zone Nord Est bateaux longs qui se déroulera dans dix jours à Charleville sur le lac des Vieilles Forges. La satisfaction des dirigeants du club local se lisait sur les visages car en plus de bien savoir organiser une manifestation, les jeunes du club ont brillé que ce soit dans le huit minimes filles emmené par Julia Verhoven ou en quatre de couple minimes garçons emmené par Axel Torcq, ainsi que les cadettes Lise Taccoen, Julie Serre, Alice Delcroix et Gladys Larivière qui ont survolé l’épreuve du quatre de couple et s’imposent en 6’02’’93 avec 6 secondes d’avance sur Pontoise et 11 secondes sur Douai qui avait gagné l’épreuve à Mantes-la-Jolie mais aussi devant Valenciennes, récent vainqueur du championnat de France UNSS à Gravelines. Large motif de satisfaction que de remporter des succès dans toutes les catégories notamment chez les juniors où Ophélie Sanche a fait cavalière seule dans sa catégorie en remportant l’épreuve du skiff junior dame en 9’13’’88 devant la sociétaire du KRS Gent Leny Voorhaar dimanche matin pour récidiver en quatre de couple senior dame avec un équipage mixte composé Ombeline Leduc (Boulogne), Ophélie Sanche, Leny Voorhaar (KRS Gent) emmené par l’ex internationale belge Katia Rottiers (KRS Gent), un grand bonheur pour Ophélie. Toujours chez les juniors, coup d’éclat pour Raphaël Lescieux associé à Etienne Debever, Anatole Ryngaert emmenés par Adrien Decriem tout d’abord en quatre barré où il s’impose brillamment en 7’09’’33 devant de bons équipages seniors tels que les amis lillois suivi l’après-midi d’une très belle victoire en quatre sans barreur en 7’06’’17 devant les équipes senior de Champigny et Gravelines ; nul doute que les stages en équipe de France ont été très enrichissants pour Adrien, Raphaël et Anatole et que l’expérience acquise lors du championnat d’Europe à Minsk a été payante. A noter aussi la performance réalisée par le club local qui a réussi pour la saison 2013 à monter un huit féminin dans la catégorie senior dame emmené par une certaine Stéphanie Lescieux qui a réalisé un excellent parcours pour sa première grande sortie et couvre les 2000 m en 8’24’’55. Nul doute qu’après une refonte du programme et une date plus appropriée à la mi mai par exemple, cela permettrait d’accueillir les clubs d’Ile-de-France en plus grand nombre ainsi la Normandie, la Belgique, Hollande et la Grande Bretagne afin ces très belles régates puissent continuer à se développer.
Jacques Decriem
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La 4e édition du challenge pénitentiaire d’aviron indoor était, comme l’an dernier, dédiée à la distance des 100 km, mais il s’agissait cette année de parcourir cette ultra-distance en tandem ou en solo. Il a eu lieu le 30 mai au centre de détention de Salon-de-Provence.
Ce challenge était également placé sous le signe de l’ouverture, avec la participation d’athlètes extérieurs au monde pénitentiaire, et notamment la participation de deux équipages des Just Row It et un équipage de compétiteurs d’aviron. Tous ces rameurs indoor avaient eu l’occasion de participer à l’effort collectif qui a conduit la FIRT à remporter le WEC. Chacun se faisait donc un plaisir de rencontrer « en vrai » ses coéquipiers. Après les inévitables remaniements de dernière minute, ce sont finalement neuf équipages en duo et deux athlètes en solo qui sont partis à l’assaut des 100 km. Les tandems ont été constitués dans un maximum de catégories différentes afin de tenter d’établir ou de battre un maximum de records. Afin de rendre le final plus motivant, les organisateurs avaient opté pour des départs en décalé avec pour objectif une fin de course prévisionnelle de tous les équipages autour de 17h ; les départs se sont ainsi étalés de 8 h 30 à 11 h. Gilles Purier, DTN adjoint de la Fédération française des sociétés d’aviron, était présent et a notamment participer à la remise des récompenses. « J’ai été très intéressé de voir la passion que portent ces personnes à la pratique de l’aviron indoor sous toutes ces facettes et également à l’organisation d’évènements, l’existence d’un public passionné qui cherche à se retrouver et à se fédérer autour de leur passion, la volonté de faire des compétitions, mais surtout de relever des challenges (100 km à un, à deux, en 24 heures…). On retrouve les mêmes motivations que celles que l’on peut retrouver chez les coureurs à pied, les triathlètes… » Tous les équipages ont terminé leur course et sept équipages sur les neuf engagés ont amélioré ou établi un record.
Trois records du monde
Raphaël Ruban et Sébastien Rodriguez améliorent le record du monde des 30-39 ans Toutes Catégories en 5 h 48 min 53,1s.
Sébastien et Raphaël avant le départ.
Raphael : « Il y avait eu la formule 24h en équipe small ou large team pour nombre d’entre nous en 2012. Le 100 km était un nouveau défi pour beaucoup, mais malgré l’appréhension de s’attaquer à cette nouvelle formule, tout le monde était impatient d’en découdre. 6 h d’ergo, ça ne m’aurait pas traversé l’esprit il y a encore un an. Ensuite il y a eu le 24 h à Amsterdam, puis la préparation pour l’Open de Levallois, le 10 km de l’open de Picardie et l’enchaînement des kilomètres pour le WEC. Quelle plus belle finalité que de finir sur un record avec un partenaire des Just Row It; « Mon partenaire ».
Fier d’avoir échangé cet instant avec toi mon pote, merci Séb, la barque a résisté à la tempête chronométrique que nous lui avons imposée ! Simplicité, efficacité, jovialité, trois mots pour résumer l’esprit qui a animé tous les sportifs de cette journée! »
Adeline Mendoza Capian et Kévin Scott améliorent également le record du monde des 20-29 ans mixte TC en 6h27min57,8s.
Kévin Scott prêt à faire tomber le record.
Kevin : » J’ai pu découvrir comment la persévérance, la détermination, mais aussi la gestion de ses forces permettait de repousser ses limites au service d’un objectif partagé… Des qualités auxquelles je prêterai beaucoup plus d’attention dans la vie quotidienne après cette expérience »
Adeline : « Le challenge le plus barré de ma vie jusqu’à présent, en attendant le suivant ! »
David Froc et Nadine Coudroy établissent le record du monde des 30-39 ans mixte poids légers en 7h05min01s.
David : « une expérience humaine et sportive inoubliable de dépassement de soi et d’efforts partagés comme seul l’aviron indoor a pu m’en donner – c’était comme une communion d’ondes positives que rien ne semblait pouvoir arrêter »
Nadine : « encore un défi de fou dans lequel le coach m’a entraînée – j’ai adoré »
Quatre records de France
Thierry Goursolle et Jeff Janeau : record de France en 6h12min27s chez les 50-59ans TC. Jeff et Thierry : « on est contents d’avoir pu sauver la mise en bouclant la distance et en prenant le record de France, mais vivement le mois de juillet ; qu’on remette ça pour battre le record du monde qui était à notre portée »
Cyril Gauneau et JC H : record de France en 6h45min12s chez les 20-29ans TC.
Cyril : « un grand moment autour d’un effort partagé avec l’idée de porter les valeurs éducatives de l’effort et des récompenses qui en découlent ».
Joël Floret et Laurence Lopez : record de France en 6h52min26s chez les 40-49ans mixte TC.
Joel : « ravi d’avoir partagé ce défi avec les autres amis rameurs ; c’était agréable de ramer tous ensemble et cela m’a changé des 1751 kms effectué en solo pendant les 32 jours du WEC 2013 »
Hervé Pruneau et Robert Nouchy : record de France en 6h57min04s chez les 30-39ans PL.
Robert : « il y a 3 mois, je n’étais jamais monté sur un rameur concept2 –j’ai débuté à salon à l’occasion du WORLD ERG CHALLENGE, puis je me suis retrouvé embarqué en binôme avec Hervé- une expérience marquante pour un résultat inespéré ».
Ils ont bouclé les 100 km
Jean Michel Rouvière – Régis Lardenois : 06h52min26s chez les 40-49 ans hommes TC.
Régis : « une épreuve collective, une communion dans l’effort. Le plaisir de se dépasser- bref, un grand moment de bonheur ! ».
Jean-Michel : « épreuve inoubliable, tant sur la durée que sur l’épuisement- passage des kilomètres interminable ; calvaire qui aboutit à une joie finale démesurée ».
Davy Zadi-Éric Guibbert : 07h16min14s chez les 30-39 ans hommes TC.
Davy : « un effort extrême, inédit, avec un binôme exceptionnel, pour mon établissement, au milieu d’athlètes et d’anciens collègues de grande qualité »
Frédéric Bibes : record de France en 08h39’33 chez les 40-49ans hommes PL.
Frédéric : « pour moi, ce solo était imprévu (forfait de dernière minute de ma partenaire), mais le défi a été relevé – douleur, lutte physique et mentale, mais solidarité et soutien pour un record finalement établi ».
Ronan Le Ligeour : record de France en 08h57’15 chez les 50-59 ans hommes TC.
La délivrance pour Ronan.
Ronan : « c’est un défi dont je rêvais depuis un moment – je voulais voir où j’en étais sur cette distance- je pense déjà à rempiler lors du défi des Just Row It à Bordeaux en octobre 2013 ; mais bon sang que c’était dur ! »
Après avoir partagé leur effort, les athlètes auront su apprécier un banquet offert par l’organisation, arrivé à point nommé pour un dernier moment de partage, et un premier instant de réconfort d’une longue période de repos bien méritée… avant la prochaine aventure, qui ne saurait tarder !
David Froc, aviron indoor pénitentiaire
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Le magnifique bassin du lac du Causse a accueilli ce week-end quarante-six clubs. Une affluence record avec mille huit cents rameurs venus parfois de très loin, tels ceux d’Ajaccio, Manosque, Chambéry, Nantes ou encore le Havre. Ces clubs ont amené leurs meilleurs rameurs, pour les mesurer aux clubs qu’ils n’ont pas l’habitude de rencontrer. Il faut reconnaître qu’ils n’ont pas fait le déplacement pour rien, à l’image de la skiffeuse minime du Havre qui gagne avec 22’’ d’avance, ou le deux de couple minime homme du même club, avec 16’’ d’avance.
Ce club n’a pas dû regretter les quelques 1 300 km qu’il a dû parcourir pour participer à ces régates du Grand Sud Ouest, comme dorénavant on doit les appeler. Michel Lagaüzère, président de la Ligue Aquitaine, souligne que la commission sportive et les présidents des ligues Aquitaine, Midi-Pyrénées, Limousin et Poitou-Charentes, ont convenu de cette nouvelle appellation afin que ces régates ne soient plus considérées comme simplement régionales. Une année à Brive, la suivante à Libourne, ces régates auront lieu à une date qui sera fixée entre la coupe de France et championnats de zone en fonction du calendrier fédéral. Cela devrait notamment permettre aux fournisseurs, dont l’absence a été particulière remarquée à Brive, de s’intéresser à cette rencontre importante dans la zone du Grand Sud-Ouest.
Eliane Orlando
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Ce week-end à Séville, les poids légers français ont été sur le devant de la scène, ou plutôt sur les podiums, avec un titre européen pour le double de Jérémie Azou et Stany Delayre. Du côté des rameurs toutes catégories, le bilan est plus mitigé.
Cette Marseillaise, Jérémie Azou rêvait de l’entendre aux côtés de son coéquipier et ami Stany Delayre. Dimanche matin à Séville, ils l’ont fait résonner sur les bords du Guadalquivir et tout le clan français l’a chantée avec eux. A 11 h 48, le deux de couple poids léger français est aligné aux côtés des Norvégiens, des Suisses, des Italiens, des Autrichiens et des Grecs. Du début à la fin, les tricolores nous ont offert une belle course, contrôlée et dominée de bout en bout. 6’56″61 : le chrono tombe mais surtout le résultat ; Jérémie Azou et Stany Delayre monte sur la plus haute marche du podium de la catégorie européenne. « On a fait un gros départ, commente Stany, on y est allés coup par coup pour maintenir la distance, on se met à l’abri aux 1000, on aurait préféré se faire plus plaisir car les conditions n’étaient pas idéales pour s’exprimer comme on l’aurait voulu. C’est une étape importante dans notre parcours, avec la coupe du monde et surtout les championnats en Corée, mais on va enfin l’entendre cette Marseillaise ». Et Jérémie Azou le confirme : « Je suis content d’avoir renoué en double avec Stany après Brive, c’est une revanche sur 2012, on a prouvé qu’on était dans le coup et vivre cette Marseillaise avec lui, qui est non seulement un coéquipier mais aussi un ami, on va en profiter ».
Et leur joie faisait plaisir à voir, sur ce podium, drapés en tricolore, chantant cette Marseillaise avec les Français présents pour les féliciter. « C’est un bon début, a commenté le président de la FFSA Jean-Jacques Mulot, ils sont très forts mais ça on le savait, ils ont fait une très belle course. Leur motivation est décuplée, surtout après leur mésaventure londonienne ».
13 h 33 : c’est le quatre sans poids léger qui s’élance sur l’eau, avec Franck Solforosi, Guillaume Raineau, Augustin Mouterde et Thomas Baroukh. La bataille fut rude sur le Guadalquivir ; quatrième aux 1500 mètres, le bateau français se bat et remonte à la troisième place, remportant le bronze. « On a tout lâché à la fin, commente Franck Solforosi, on a fait un bon départ, un poil devant les Danois. On était quatre, il n’y avait que trois places, on a fait du coup par coup et ça a payé ».
A nouvel équipage, nouveaux espoirs, même si le collectif des poids légers compte d’autres rameurs susceptibles d’intégrer la coque. « On a tous les ingrédients, ajoute Franck, à nous de faire un bateau avec tous les rameurs du collectif, je veux que ce bateau rebrille enfin, que ce soit avec ou sans moi ». Mais c’est bien avec lui que le quatre sans barreur PL français a renoué avec les podiums ce dimanche. Sur le bateau, la fraîcheur d’Augustin Mouterde témoigne de l’envie des jeunes de monter sur l’embarcation et d’en découdre sur les bassins avec la concurrence internationale.
Chez les rameurs toutes catégories, l’ambiance était plus lourde dimanche. La finale A du deux sans barreur, que tout le monde donnait déjà à Germain Chardin et Dorian Mortelette, a fait mentir toutes les prédictions. Un départ moins fort qu’à leur habitude, une concurrence sans doute motivée par l’envie de déjouer les pronostics, ou le fait que les rameurs doublaient avec le huit ? Pour Dorian Mortelette, c’est au départ que tout s’est joué. « On est pas partis assez agressifs alors qu’on aime bien prendre la course à notre compte, on n’a pas vu nos adversaires et on est passés au travers ». La course du huit était d’un autre cru.
Face aux Allemands champions olympiques et aux Polonais qui rament ensemble dans ce bateau depuis longtemps, le nouveau défi français, en pleine construction, n’a pas démérité, même s’il termine au pied du podium mais à l’issue d’une course très disputée. « Le huit allemand, commente Dorian Mortelette, c’est une machine et c’était la première grosse compétition pour notre bateau ». La France, qui n’a pas la culture du huit, va devoir persévérer pour enfin briller dans le bateau roi, même si elle n’a pas à rougir de sa prestation de dimanche.
Fabrice Petit (avec FFSA)
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Les finales B viennent de s’achever sur le plan d’eau du Guadalquivir.
Les Français ont ainsi engrangé quelques places de classement :
- Julie Maréchal termine à la 2e place
- Maxime Goisset termine à la 5e place
- le quatre sans barreur (Aymeric Fouquart, Benoît Demey, Benjamin Chabanet, Laurent Cadot) termine à la 2e place
- le quatre de couple (Marie Le Nepvou, Noémie Kober, Hélène Lefebvre, Marie Jacquet) termine à la 1ère place
- le deux de couple (Hugo Boucheron, Albéric Cormerais termine à la 2e place
- Matthieu Androdias termine à la 3e place.
Les championnats d’Europe de Séville entrent dans leur dernière journée, avec les finales A et B.
La première à s’élancer sur l’eau sera Julie Maréchal en finale B skiff poids léger ; elle affrontera la Tchèque Daniela Nachazelova et l’Allemande Wiebke Hein. Ce sera ensuite au tour de Maxime Goisset (finale B du skiff poids léger masculin).
A 9 h 32, place au quatre sans barreur masculin avec, sur l’eau, Aymeric Fouquart, Benoît Demey, Benjamin Chabanet et Laurent Cadot en finale B contre la Norvège, la Serbie, la Turquie et la Russie.
Le quatre de couple féminin affrontera quant à lui la Roumanie et la Russie.
Hugo Boucheron et Albéric Cormerais, en deux de couple, courront leur finale B à 9 h 50 contre l’Estonie, l’Azerbaïdjan, l’Ukraine, la Serbie et le République tchèque. A 10 h 08, Matthieu Androdias aura sa carte à jouer pour le classement européen en finale B du skiff TC.
A 11 h 33, première chance de médaille française – même davantage qu’une simple chance – avec le deux sans barreur de Germain Chardin et Dorian Mortelette qui, sitôt la course terminée, commenceront leur récupération avant la grande finale du huit dans lequel ils sont également engagés.
Dans la course suivante, seconde chance de médaille pour la France avec le double poids léger de Jérémie Azou et Stany Delayre, qui affronteront la Norvège, l’Autriche, l’Italie, la Suisse et la Grèce.
Le quatre sans barreur poids léger s’élancera sur l’eau à 13 h 33. La concurrence sera rude pour Franck Solforosi, Augustin Mouterde, Thomas Baroukh et Guillaume Raineau, avec l’Espagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie et la République tchèque alignées à leurs côtés.
Dernière finale à 14 h 33 : le huit, le bateau roi. Une des ambitions de la Fédération française des sociétés d’aviron pour cette olympiade. On retrouvera dans le bateau avec Germain Chardin et Dorian Mortelette Sébastien Lenté, Benjamin Lang, Julien Després, Benoît Brunet, Thibaut Verhoeven, Jean-Baptiste Macquet et le barreur Benjamin Manceau.
Ces championnats d’europe constituent la première sortie internationale du groupe des poids légers. « Le double reste sur son tableau de marche, note Jérôme Déchamp, chef de secteur, le bateau a de l’expérience et ils peuvent prétendre réaliser leurs intentions. Le quatre sans est en pleine construction, la première course fut difficile mais les rameurs sont restés concentrés durant le repêchage et ça a payé ».
Pour les rameurs TC, les yeux sont tournés vers le huit, mais également sur les deux rameurs qui doubleront. « On n’a pas l’habitude, explique le chef du secteur Daniel Fauché, on essaye de gérer ce double projet, on a eu une seule heure d’écart le vendredi entre les séries et ça s’est bien passé. On a tout fait pour qu’ils arrivent dimanche en pleine possession de leurs moyens ».
Pour suivre en direct ces finales, branchez-vous sur l’Equipe 21 (canal 21 de la TNT).
Fabrice Petit
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Début de matinée en demi-teinte pour l’équipe de France, avec les repêchages des skiffs poids légers. Julie Maréchal et Maxime Goisset terminent chacun cinquième de leur course.
Comme on s’y attendait, Jérémie Azou et Stany Delayre ont dominé leur demi-finale et foncent directement vers la finale A. La paire fonctionne à merveille sur les eaux du Guadalquivir, quelque peu remuées par un vent contre assez gênant ce matin.
Le repêchage du quatre sans barreur n’a pas souri aux Français. Chabanet, Demey, Cadot et Fouquart terminent 3e en 6:54.72 et iront en finale B.
Finale B aussi pour les femmes du quatre de couple, qui terminent leur course en 7:36.84 à la 4e position.
Chez les poids légers, Franck Solforosi est revenu sur la série d’hier : « On a fait une bonne course, commente-t-il, mais on s’est dégradés sur la fin, c’est pour ça qu’on a fini deuxièmes ; on va corriger tout ça ce matin ».
On retrouvera également, après 11 h, la demi-finale du deux de couple avec Hugo Boucheron et Albéric Cormerais et la demi-finale du skiff avec Matthieu Androdias.
Fabrice Petit
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Après les séries du vendredi 31 mai, la France va devoir confirmer aujourd’hui confirmer sa position au cours de plusieurs rendez-vous aujourd’hui.
Les équipages français engagés à l’occasion des championnats d’Europe de Séville ont montré de belles capacités lors des séries du vendredi 31 mai sur le Guadalquivir. Place ce samedi 1er juin aux repêchages et aux demi-finales.
Les affaires commencent dès ce matin avec un premier repêchage pour Julie Maréchal en skiff poids léger. La course suivante, la demi-finale du skiff poids léger masculin, verra Maxime Goisset affronter les bateaux bulgare, allemand, danois, grec et serbe.
Un peu plus tard, c’est la demi-finale du double poids léger masculin qui se courra, avec les très attendus Jérémie Azou et Stany Delayre qui ont démontré toutes leurs capacités lors des séries d’hier.
Autre repêchage pour le quatre sans barreur de Benjamin Chabanet, Benoît Demey, Aymeric Fouquart et Laurent Cadot qui affronteront l’Espagne, l’Italie et la Norvège, immédiatement suivi du repêchage du quatre de couple féminin de Marie Le Nepvou, Noémie Kober, Marie Jacquet et Hélène Lefebvre.
Ce week-end se dérouleront à Séville les championnats d’Europe d’aviron. Trente rameurs tricolores ont pris le 28 mai l’avion pour l’Andalousie, afin de découvrir le bassin et réaliser les derniers entraînements avant les séries éliminatoires et les repêchages prévus le vendredi 31 mai.
L’équipe de France sera engagée sur onze embarcations différentes. En chef de file de la délégation on retrouvera, bien sûr, le deux sans barreur de Germain Chardin et Dorian Mortelette. Les médaillés d’argent à Londres, vainqueurs de la première étape de coupe du monde en mars à Sydney concourront pour le titre de champion d’Europe. On les retrouvera également sur un autre bateau, le huit, un des paris du directeur technique national Patrick Ranvier, pari pour l’instant payant puisque le bateau français a terminé second le 19 mai à la régate internationale d’Essen.
Un autre bateau sera également très attendu : le double poids léger de Jérémie Azou et Stany Delayre qui ne pourront hélas pas se frotter à la concurrence anglaise, les Britanniques ayant choisi de ne pas participer aux championnats d’Europe.
Le secteur féminin sera lui aussi représenté, avec trois bateaux : un skiff poids léger, un double poids léger et un quatre de couple. Pour la France, il s’agit avant tout de continuer à prendre la température et évaluer les autres nations avant les championnats du monde de Chungju (Corée du Sud), du 25 août au 1er septembre 2013.
Mag Aviron sera à Séville pour vous faire vivre l’événement.
Les 25 et 26 mai se sont déroulées les traditionnelles régates de masse. Lors de cette édition 2013, le bassin de Mantes a acceuilli mille six cents rameurs par jour et neuf cent quatre vingt bateaux sur le week-end. Soixante-seize clubs dont quarante-six non franciliens étaient présents dans les sept lignes d’eau du stade nautique international Didier-Simond de Mantes-en-Yvelines.
Lors des quarante-quatre courses proposées des minimes aux vétérans, les rameurs ont pu se tester les uns les autres avant les championnats de France organisés fin juin pour les minimes et seniors et début juillet pour les cadets et juniors. Les loisirs ont pu s’initier à la compétition avec les courses open (courses sur 1000 mètres, les équipages pouvaient être constitués de façon libre, (mixte entre hommes et femmes, ou mélange de catégorie d’âges). Quarante-sept bateaux « open » étaient inscrits soit en huit (8X+, 8+) soit en quatre (4X, 4X+, 4YX+).
« Nouveau » : tous les minimes ont pu s’entraîner lors des finales à des départs tenus. Comme à son habitude, l’AS Mantaise et ses partenaires (Région Île-de-France, Camy, CG des Yvelines), et tous les bénévoles présents (arbitres, pilotes de coques et catamarans, pontons de départ, chronométrage et buvette) ont encore une fois permis d’organiser une des plus belles régates de France !
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Privés de championnats régionaux pour cause de crue dans le Gard, les rameurs de l’Aviron 66 se sont affrontés sur le lac de Villeneuve de la Raho
Le club de Beaucaire devait accueillir ce dimanche 26 mai les championnats régionaux du Languedoc-Roussillon d’aviron. La crue du Rhône a obligé les organisateurs à annuler cette compétition pour la seconde année consécutive. Par chance, la météo était au beau fixe sur le lac de la Raho et le plan d’eau parfaitement praticable. Le bureau du club catalan a saisi l’occasion pour improviser une régate d’entraînement sur 1000 mètres, afin de tester les forces en présence et ainsi, préparer les collectifs aux championnats de Catalogne, de zones, puis de France fin Juin. C’est donc dans une ambiance familiale que les compétiteurs et loisirs se sont affrontés lors de cette journée qui célébrait partout en France le nautisme (manifestation nationale organisée par les clubs à la demande des fédérations).
Lors de cette régate improvisée, nous avons pu noter les bonnes performances du double minimes filles (Lise Portatiu, Melaine Escrig), ainsi que des quatre cadettes (Hellali Penanguer, Estelle Guyard, Emma Soler, Céline Lacotte). Les juniores filles (Manon Brunelle, Chloé Martin, Léa Cavaignac, Anne Cebria) ont démontré que cette année encore il faudra compter avec ce fabuleux collectif. Les vétéranes ont aussi ramé (Monique Durietz, Aude Lusetti, Martine Galina, Anne Portatiu), mêlant plaisir et niveau. Chez les hommes, le double cadet (Polo Ricard, Arnaud Bouix) a fait de gros progrès, tout comme le quatre junior (Dorian Tibau, Idhir Baha, Timothée Barbe, Lucas Matwoski). Dans le cadre du développement du secteur sénior, le club a mis en opposition le quatre des « anciens » (Philipe Perrin, Daniel Bonnet, Jean-François Drothiere, Benoit Michel ) face à la jeune génération montante (Lucas Brunelle, François Geoffroy, Gregory Vanhuysse, Camille Durietz). Victoire des jeunes ! Une poignée de rameurs loisirs ou débutants a aussi tenté l’expérience.
En yolette mixte, ils se sont confrontés aux compétiteurs, et n’ont pas démérité face à des rameurs plus expérimentés et entraînés. Cette journée a aussi été marquée par le passage du brevet d’or option compétition pour cinq nouveaux jeunes du club, diplôme qui leur permettra de participer aux championnats de zones sud-est en vue de se qualifier aux championnats de France.Dans la bonne humeur, la journée s’est terminée par un pique-nique géant. Encore un grand bravo à toute l’équipe de l’Aviron 66.
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Le centre de détention de Salon-de-Provence, berceau de l’aviron indoor pénitentiaire en organise le IV° challenge le 30 mai.
David Froc, organisateur et meneur de troupe de l’événement, a tenu à ouvrir cette édition aux membres de la French Indoor Rowers Team. Après leur collaboration couronnée de succès à l’occasion du World Erg Challenge entre le 15 mars et le 15 avril 2013, les rameurs indoor de différents horizons auront un nouveau défi à relever : parcourir 100 km en tandem le plus vite possible ! Inscrits dans plusieurs catégories officielles, les dix équipages engagés partent à la chasse aux records, les efforts pouvant durer un peu moins de six heures, jusqu’à plus de sept selon les catégories !
La « meters madness » qui a touché bon nombre des participants pendant le WEC aura permis d’entamer une bonne préparation, qu’il faut désormais affiner à quelques jours de la rencontre. On parle bien de rencontre et pas de compétition, car à une exception près, chacun des équipages engagés n’aura pas de concurrent direct, les troupes ont été réparties de manière à permettre un maximum de tentatives de records du monde ou de France.
Les catégories représentées :
50-59 ans hommes
40-49 ans mixte PL
40-49 ans mixte
40-49 ans hommes
30-39 ans mixte PL
30-39 ans hommes PL
30-39 ans hommes
20-29 ans mixte
20-29 ans hommes
Une belle philosophie pour les premières retrouvailles en chair et en os des membres de la FIRT, accueillis à bras ouverts par les rameurs de l’aviron indoor pénitentiaire. Une organisation millimétrée est mise en place pour permettre aux participants de relever ce défi dans les meilleures conditions. Ainsi, ravitaillements et masseur seront à la disposition des rameurs, alors que tout un staff aura en charge d’effectuer des relevés de compteurs, de prendre des clichés et de veiller à répondre aux procédures nécessaires à la validation d’un record d’aviron indoor.
Vous pouvez obtenir plus d’informations en suivant la communauté FIRT sur Facebook.
Affaire à suivre et rdv le 31 mai pour la publication des résultats !
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Comme nous vous l’annoncions au mois de mars, l’entraîneur à l’Aviron majolan Nicolas Finez et le skipper Jean-Christophe Lagrange se sont lancé le défi de relier Lyon à Marseille à l’aviron en trois jours et demi. Trois cent soixante dix kilomètres à parcourir à la rame, en yoles de mer. Les bateaux sont en construction dans les locaux de la société Eurodiffusions, partenaire de l’événement.
Les ateliers d’Eurodiffusions.
Le départ aura lieu le 20 juillet au PK0 (confluent du Rhône et de la Saône) avec une arrivée prévue dans le vieux port de Marseille le 23 juillet. Pour boucler leur projet, les deux rameurs cherchent des financeurs. Ils ont donc décidé de mettre en place un partenariat participatif, permettant à chacun de s’investir et de rejoindre l’aventure. N’hésitez pas à vous rendre sur leur page et à leur apporter votre soutien !
Retrouvez toutes les informations sur ce défi en vous rendant sur le site d’X-Trem-rowing.
Fabrice Petit
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La liste des engagés pour les championnats de France Mer qui se dérouleront à Thonon du 7 au 9 juin est parue ! On note une forte participation en seniors et on attend déjà des confrontations dantesques sur les eaux du Léman et les nombreux virements offerts par le parcours !
Cliquez ici pour consulter les engagés.
Les équipages affutent désormais leur préparation de manière isolée, car plus aucune confrontation n’est programmée d’ici les France.
Pour se qualifier, il fallait avoir participé à au moins une régate qualifiante. Retour sur les deux dernières échéances, en Méditerranée.
La Ciotat, le 12 mai, offrait un cadre magnifique, mais accompagnée d’un fort Mistral, devenu un habitué ! Le théâtre des championnats de France d’aviron de Mer 2009 jouait la 7ème édition de la Régate du Golfe d’amour. Une organisation opérée par des bénévoles expérimentés, appuyés par le salarié du club, Patrice Pons. Prévoyante, cette équipe proposait un parcours abrité du vent, longeant la côte qui aura permis aux équipages de pouvoir s’exprimer pleinement. Certains rameurs avaient fait le déplacement depuis la Savoie où ils avaient pris part la veille aux régates internationales d’Aiguebelette en rivière. Le programme complet a donc pu se dérouler sans contre temps, sur des distances quelque peu réduites qui auront donné lieu à des confrontations à couteaux tirés, comme en 2XSH ou les trois premiers bateaux tiennent en 4 secondes ! Une superbe prestation pour un club qui ne compte qu’une centaine de licenciés, vingt à vingt-cinq rameurs réguliers ayant entre 45 et 65 ans (dont un quatre féminin qui l’emporte à La Ciotat et à Valras), et quelques jeunes issus d’une section scolaire dont le but chaque année et de participer à la Vogalonga.
Retrouvez les photos de la régate ici, et cliquez ici pour consulter les résultats.
Le grand prix de l’Hérault d’aviron de mer organisé par l’Aviron biterrois à Valras plage a lui aussi dû faire face à des conditions de vent particulières… mais cette fois Eole venait de la mer, levant des vagues que l’on voit rarement en Méditerranée. Ces conditions ont poussé les compétiteurs, dont certains venus jusque d’Espagne ou de Corse vers le parcours de repli, sur l’Orb. Cette petite et capricieuse rivière ne permettait qu’un parcours simple, mais pas forcément évident à ramer : 4 km vent en poupe, puis un virement très étroit (entre les berges distantes de 60 m environ) avant de remonter le vent… La navigation consistait alors à trouver les endroits du bassin les plus exposés à l’aller, et les plus abrités au retour. Le vent opposé au courant donnant lieu à des vagues que l’on peut trouver en mer les jours de Mistral (vent du Nord), les compétiteurs auront dû faire appel à leur capacité d’adaptation, qualité essentielle à tout bon rameur marin.
Les vidéos et les résultats sont consultables sur le site de l’aviron Biterrois.
Le classement du championnat de Méditerranée est disponible ici
Encore une fois, ces deux régates ont montré que l’aviron de mer donne lieu à des organisations qui permettent de courir malgré des conditions défavorables, et que le matériel s’y prête volontiers ! Des éléments importants lorsque certains comptent sur une unique régate pour se qualifier aux championnats de France d’aviron de Mer !
Kévin Scott
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Il a fait frisquet le lundi 13 mai à la base d’aviron de Lille, mais cela n’a pas empêché une cinquantaine de rameurs et rameuses souffrant de divers handicaps de concourir sur 500 mètres dans divers bateaux adaptés mis à disposition par l’AUN Lille et préparés avec soin par le directeur de la section handi Serge Caignet. Une balade touristique matinale autour des canaux lillois débutait la journée ; après le repas en commun les courses étaient au programme. Les clubs de Charleville-Mezières, Tournai et Lille se sont distingués dans les diverses épreuves préparées par Monique Meurin, orfèvre en la matière. L’arbitrage des courses chronométrées était assuré par la Ligue du Nord-Pas-de-Calais sous la direction de Michel Bricart, il valorisait les performances. Une douzaine de bénévoles lillois étaient à l’ouvrage pour la réussite de cette journée. Madame Sylviane Delacroix, adjointe au maire de Lille en charge de la délégation handicapés a remis les récompenses toujours très attendues des compétiteurs. Cette manifestation est rendue possible chaque année grâce au partenariat avec la Région Nord Pas-de-Calais, le Conseil général et la Ville de Lille. Elle sert de socle pour pérenniser, voire augmenter la participation à cette activité sportive nautique spécifique dans le Nord Pas-de-Calais.
Jean Meurin
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Les régates internationales d’aviron de Bordeaux se sont déroulées le week-end des 18 et 19 mai 2013. Organisées par l’Emulation nautique de Bordeaux, ces régates ont été marquées par une très forte participation et des conditions météo difficiles.
Préparer le Championnat de France
Les régates de Bordeaux ont été marquées cette année par une très forte participation. En effet, le samedi 18 mai, ce sont plus de mille compétiteurs qui ont participé aux courses ; le dimanche, neuf cent cinquante rameurs s’étaient inscrits pour les courses de la journée. « En général le programme est construit pour que chaque compétiteur puisse participer le samedi sur une configuration de bateaux et le dimanche sur une autre. C’est aussi un des attraits de cette course. Et cette année, avec une telle participation, c’est forcément une très belle satisfaction », nous commente Pierre Trichet, président de l’Emulation nautique de Bordeaux. De fait, de très nombreux clubs venant d’Aquitaine mais aussi de Midi-Pyrénées, de Poitou-Charentes, du Limousin, et même de Saint-Nazaire ont répondu à l’invitation. Sans compter les clubs espagnols venus plus nombreux que les autres années parmi lesquels : Hondarribia, Irun, Orio et Santiago. « Cette année, avec la Coupe de France MAIF de Libourne qui regroupait les équipes Ligue, les Régates Internationales d’Aviron de Bordeaux sont les dernières compétitions en Aquitaine pour permettre aux clubs une dernière mise au point avant les championnats de France. En plus de la tradition de ces régates, cela explique certainement aussi la forte participation. Ceci dit, nous sommes en réflexion afin de trouver un équilibre pour optimiser l’offre des régates sur l’Aquitaine. La Fédération française des sociétés d’aviron veut lancer le championnat de France sprint sur 500 m, cela peut être une piste intéressante », commente Luc Letoquart, secrétaire générale du club, et bénévole sur un bateau sécurité durant le week-end.
Forte mobilisation des bénévoles
Beaucoup de bénévoles ont été mobilisés pour la préparation durant de longues semaines et pour le déroulement de l’épreuve. Car l’organisation mise en place couvre nécessairement tous les domaines aussi variés que les inscriptions et la gestion administrative des courses et des résultats, la sécurité sur l’eau, la gestion sportive et arbitrale des courses ou encore la restauration, organisée par Marc Turlan et son épouse, parents de deux jeunes rameurs du club, Guillaume et Thibaud. Tous ces domaines ont sollicité non seulement de nombreux bénévoles du club mais également d’autres clubs voisins comme le CN Libourne pour le secrétariat de course ou les commentaires au micro avec Bernard Meynadier. De même, le corps arbitral composé de vingt-deux arbitres venait des quatre coins d’Aquitaine.
L’aviron, un sport de pleine nature
La météo avec beaucoup de pluie, le samedi, et beaucoup de vent, le dimanche, a été en effet un élément clé de ces régates internationales de Bordeaux. Le samedi, la pluie est tombée toute la matinée avec force sans pour autant perturber le déroulement des régates et la motivation des compétiteurs.
Laurent Blanc en grande discussion avec Michel Andrieux.
Une motivation qui faisait dire à Laurent Blanc, ex-entraîneur de l’équipe de France de football et visiteur surprise du jour, venu rendre une visite amicale et assister à la compétition le samedi matin : « je suis très impressionné que la compétition continue dans de telles conditions et que tous vos sportifs y aillent sans rechigner. Je pense qu’au football on ne pourrait pas pratiquer dans de telles conditions ».
L’atout de la proximité de Bordeaux
Au final, ces régates internationales de Bordeaux ont été un vrai succès par la participation. Quant à l’organisation sur l’eau et à terre, elle nécessitait de tous, étant données les conditions météos, beaucoup d’attention à la fois pour le respect des horaires de course ou le chronométrage mais également pour les déplacements des bateaux du fait du très nombreux public présent sur le site. Un site et des régates qui sont parmi les plus importantes de la région et qui, avec la proximité de la ville de Bordeaux et de sa Foire Internationale qui se déroulait dans la même période, disposent d’un atout considérable à valoriser en terme d’audience. Un autre sujet de réflexion ?
José Cervera
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Veuillez indiquer ci-dessous les adresses courriel de ceux à qui vous souhaitez envoyer cet article: Régates internationales de Bordeaux : grosse participation et forte météo
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Ce week-end, le club de Gravelines accueillait les championnats de France scolaires et universitaires. Un millier de rameurs des quatre coins de la France étaient présents.
Alors que la France était sous la pluie, le Nord et le bassin de Gravelines ont été épargnés tout le week-end, permettant ainsi aux rameurs scolaires et universitaires de s’exprimer dans de bonnes conditions. Collèges, lycées et universités de la France entière avaient fait le déplacement pour s’affronter sur l’eau en yolette pour les premiers, et dans tous les autres bateaux bien connus de l’aviron pour les suivants.
Un huit mixte, nouveauté cette année dans la catégorie lycées.
Dans la catégorie des collèges et des lycées, Chambéry réussit le doublé en remportant le trophée des établissements. Chez les universitaires, l’université Joseph-Fourier de Grenoble et l’université Claude-Bernard de Lyon tirent leur épingle du jeu en s’imposant en quatre barré hommes et en double femmes pour la première et en quatre de couple femmes pour la seconde. Mais c’est l’université de Lorraine qui a remporté les deux épreuves reines, celles du huit chez les hommes et les femmes. Une des particularités de ces championnats était de voir évoluer des équipages mixtes (hommes-femmes) en huit pour les lycées et en quatre de couple pour les universitaires.
Le huit lorrain, vainqueur chez les hommes universitaires.
Un premier événement pour ce bassin qui accueillera en 2014 les championnats du monde universitaires d’aviron.
Retour détaillé dans le prochain numéro de Mag Aviron (parution fin juillet)
Retrouvez toutes les photos en ligne sur notre photothèque.
Fabrice Petit
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Le week-end dernier avait lieu la régate internationale d’Essen (Allemagne). La France était représentée par le collectif TC, emmené par le chef du secteur, Daniel Fauché. « Nous avons fait un court stage à Nancy, explique Daniel Fauché, il s’agissait de faire un tour d’horizon du collectif, avec des engagements différents et des changements de bateaux du samedi au dimanche, avec du passage de la pointe à la couple ». Les conditions météorologiques étaient des plus difficiles : les rameurs ont essuyé des orages, de la grêle, et un important vent contre.
Sur l’ensemble du week-end, les résultats des Français sont plutôt satisfaisants, avec de belles performances surtout le dimanche. « On ne remporte pas de victoire, note Daniel Fauché, mais on est allés à la bagarre, et on ramène de belles performances : le huit termine deuxième le dimanche, à une seconde derrière le huit anglais, devant les Allemands champions olympiques et les Polonais.
Le quatre sans barreur est en finale le dimanche, le deux sans barreur également, le quatre de couple moins de 23 ans est en finale les deux jours et ce groupe a fait de belles performances le dimanche ». L’exercice était d’autant plus compliqué que l’ensemble du groupe a dû alterner, sur les deux jours, entre la couple et la pointe. « Les bateaux sont neufs, conclut Daniel Fauché, on a du travail à faire notamment sur la cohésion du groupe mais quand on voit les résultats on peut être satisfaits ». Même ressenti du côté du directeur technique national Patrick Ranvier : « C’est le démarrage de l’aventure, il ne faut pas s’emballer, mais on voit que quand on veut se donner les moyens, on obtient des résultats ».
L’expérience du huit est au cœur du projet du nouveau DTN ; rassemblant les meilleurs éléments, on voit que le pari est plutôt payant. « La préparation des échéances qui se termineront avec les championnats du monde en Corée du Sud commence, on ne sait pas encore complètement où on en est, on va continuer à progresser et rester au contact des autres équipes nationales ». Patrick Ranvier garde la tête froide, mais comme il nous l’a confié, « La France n’a pas de complexes à avoir ».
Veuillez indiquer ci-dessous les adresses courriel de ceux à qui vous souhaitez envoyer cet article: Première sortie internationale pour le collectif TC français
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Le samedi 4 mai a eu lieu au Havre la 3e journée du Challenge Jeune Rameur Haute-Normandie. La Société havraise de l’aviron, qui fête cette année ses 175 ans, a reçu sur la base de mer quarante jeunes venus des clubs de Vernon, Rouen et du Havre. Les jeunes rameurs benjamins et minimes, encadrés par un adulte dans chacun des bateaux, se sont initiés à la navigation en mer, sécurisés par le bateau de l’association des plongeurs « Port Vivant » et le bateau de la SHA.
Les jeunes rameurs ont pu se confronter à la houle qui, au fil de l’après midi, s’est installée dans la baie du Havre. Après l’effort et un changement d’équipage bien mouillé sur le bord de la plage, une surprise les attendait en la présence d’Eric Rousseau. Ce rameur du cru havrais, champion du monde d’aviron de mer en 2007, s’est entretenu avec le groupe de jeunes loups de mer et leur a remis un brevet de découverte de la mer, clôturant ainsi cet après-midi riche en émotions pour des jeunes qui ne connaissaient jusque-là que la tranquillité d’un canal… Un goûter leur avait été proposé entre temps, ainsi que des cadeaux offerts par la ville du Havre.
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Comme chaque année, le comité de Savoie organisait sa régate internationale sur les eaux du lac d’Aiguebelette. Si le soleil ne fut de la partie qu’après la fin des courses le dimanche, les rameurs de toutes les catégories nous ont offert un beau spectacle.
Les 11 et 12 mai avait lieu la régate internationale de Savoie, un événement qui rassemblait plus de mille deux cents rameurs venant de toute la France, mais aussi de Suisse, d’Allemagne… Minimes, cadets, juniors et seniors envisagent ce rendez-vous comme un premier test des bateaux préparés lors des stages du printemps, avant les championnats de zone, mais y voient aussi l’occasion de ramer sur le magnifique bassin d’Aiguebelette, malgré le froid et la grisaille qui se sont invités tout au long du week-end.
Marseille, Avignon, Beaucaire, Metz, Lyon, Villefranche, Vichy… mais aussi les voisins d’Annecy, Chambéry, Thonon, Aix-les-Bains et bien d’autres clubs avaient fait le déplacement pour se confronter à des équipages bien huilés, ou plus récents. Un bon moyen de trouver une émulation avec une compétition conviviale et dont le seul enjeu est de gagner sa course, dans le plus bel esprit sportif.
Si la plupart des rameurs internationaux étaient absents pour cause de stage ou de participation à d’autres régates internationales avec l’équipe de France, on a néanmoins pu apercevoir sur l’eau les juniors Alexis Guérinot, Claire Chanut (Lyon AUN) Ondra Zeman (Grenoble Av.) et Adrien Vuagnoux (Thonon CA), membres du collectif France.
Ce fut également l’occasion de découvrir le nouveau double TC international de la principauté de Monaco, composé de Mathias Raymond et Quentin Antognelli, qui terminent en tête de leur finale du dimanche avec plus de neuf secondes d’avance.
Une belle fête de l’aviron qui se déroulait pour la dernière fois sur le bassin actuel, les travaux d’aménagement du site en vue des championnats du monde de 2015 devant démarrer en septembre. La prochaine régate internationale de Savoie Mont-Blanc se tiendra en effet sur le futur bassin, avec une arrivée face à la plage de Pré Argent, à quelques mètres de la base départementale, et servira de test avant l’étape de coupe du Monde en juin 2014.
Le lac des Dagueys a accueilli les 4 et 5 mai la 22e édition de la coupe de France MAIF. Défiant certains pronostics, les ligues se sont bien réparti les places sur les podiums.
Trois semaines après les championnats de France bateaux courts à Brive-la-Gaillarde, ce sont les bateaux longs, quatre et huit, qui étaient à l’honneur à Libourne pour la Coupe de France d’aviron. Vingt-deux ligues régionales avaient envoyé plus de neuf cents rameurs, alignant ainsi plus de cent cinquante bateaux dans les catégories cadets, juniors et seniors, hommes et femmes.
Les compétiteurs ont pu apprécier la qualité du bassin des Dagueys et ont profité d’une belle météo durant le week-end pour le déroulement des épreuves. Le quatre de couple et le huit barré, deux bateaux qui symbolisent le mieux les valeurs de l’aviron : l’esprit d’équipe, l’entraide et la solidarité. Des valeurs partagées avec le partenaire de la coupe de France, la MAIF, qui soutient la Fédération française des sociétés d’aviron depuis plus de vingt-deux ans. Douze titres étaient en jeu à l’issue des finales du dimanche 5 mai au matin ; les meilleurs équipages se sont affrontés, les rameurs ont tout donné pour accéder aux différents podiums.
Même si la ligue Rhône-alpes enregistre un recul par rapport aux précédentes éditions, elle remporte plusieurs titres. Les ligues d’Aquitaine, de Lorraine et Midi-Pyrénées tirent également leur épingle du jeu.
Les abonnés devraient recevoir dans les prochains jours le numéro 12 de Mag Aviron.
Au sommaire de cette édition :
- retour sur les championnats de France bateaux courts de Brive-la-Gaillarde
- l’aviron féminin en Languedoc-Roussillon et à la LIFA
- un dossier sur les poids légers
- zoom sur le club de Beaucaire et sur la section loisirs du Perreux
- Julien Bahain nous raconte sa traversée
Et bien d’autres sujets encore…
Le match des ligues qui s’est déroulé à Cazaubon ce samedi 20 avril a vu la confrontation des cinq ligues Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes et Limousin, auxquelles se sont ajoutés les CD 19, 31, 32, 47, 87 ainsi que le club de Cannes- Mandelieu. Du pays basque espagnol est venu en force le club d’Hondarribia avec de nombreux compétiteurs.
Gilles Galy, vice-président du CROS a vu défiler de nombreux équipages d’Aquitaine pour la remise des médailles.
Domination incontestable de la ligue d’Aquitaine qui a remporté toutes les épreuves en minimes, cadets, juniors et seniors, sauf une : les rameuses cadettes en huit de couple de Poitou-Charentes ont réussi à gagner leur course devant l’Aquitaine.
L’opportunité d’avoir déjà fait leur stage de préparation a permis aux compétiteurs aquitains d’avoir une bonne cohésion dans les bateaux. D’autres ligues affinent maintenant les équipages et organisent les stages afin que les rameurs cadets, juniors et seniors soient prêts pour la Coupe de France qui aura lieu à Libourne. Pour les minimes, ce match est leur première expérience de compétition en ligue. Aux dires des membres des équipes techniques régionales, le développement des ligues passe impérativement par cet investissement des jeunes catégories.
Eliane Orlando
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Dimanche 14 avril, la ligue Languedoc-Roussillon a organisé à Sète la première journée régionale de formation à l’aviron de mer. Parmi les vingt-quatre participants, dix-sept Catalans ont fait le déplacement dont onze rameurs de Perpignan et six du Barcarès . L’objectif de la journée : former les éducateurs, initiateurs fédéraux ou simples rameurs aux spécificités et à la sécurité de la pratique maritime. Le matin, le programme s’est orienté sur de la théorie abordant la sécurité en mer, les équipements, la navigation et le code des régates.
L’après-midi, la mise en pratique des connaissances a permis aux participants d’apprendre à mettre à l’eau un bateau en sécurité, à prendre la vague, ou encore à se familiariser avec des manœuvres de sécurité comme faire une rotation de rameurs sans chavirer ou se faire remorquer. Belle réussite pour cette première journée de formation : la météo et les vagues étaient au rendez-vous pour le plus grand plaisir des stagiaires qui ont pleinement profité de cette belle journée de printemps.
Perpignan Aviron 66
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Les eaux sétoises, théâtre des championnats de France d’aviron de Mer 2010, accueillaient les 6 et 7 avril la Régate du Saint Clair, et l’épreuve longue distance « Entre Mer et Etang, challenge docteur Jan » labellisée par la FFSA.
Le savoir-faire de l’Aviron club du bassin de Thau a dû surmonter une météo peu clémente pour la 8ème édition de cette régate qualifiante, 4ème étape du championnat méditerranéen. Un samedi 6 avril avec du vent, de la pluie et du froid : des conditions décourageantes pour les moins expérimentés, mais qui permettaient aux habitués de la mer de s’exprimer dans la maîtrise des éléments.
Lindsay Legeay, présidente du club organisateur nous confie : « Malgré ces conditions très particulières, l’ACBT a fait de son mieux pour pouvoir assurer cette compétition, maintenir le programme et satisfaire l’ensemble des clubs. J’adresse surtout mes remerciements à toutes les petites mains qui ont œuvré à terre et sur l’eau afin de faire de cette régate une véritable réussite ! » Bilan positif pour ce club qui ne compte que sur ses bénévoles, puisqu’avec pas moins de dix-huit sociétés ayant fait le déplacement on pouvait compter cent-soixante-dix rameurs sur la plage des quilles. Les quarante-six embarcations ont bouclé le parcours en huit sans embuches, grâce à une organisation sans fausse note.
A l’abri dans les locaux de la base nautique Françoise Pascal, la proximité des participants permettait convivialité et bonne ambiance ! On pouvait guetter depuis les fenêtres du bout des jumelles les trois courses offrant un programme complet.
Les cadets, juniors et open bouclaient un 6 km, les autres se confrontaient sur 8 km. On retrouvait quasiment toutes les configurations possibles sur un parcours bien pensé, avec du vent de trois-quart pour sur tribord sur 1,6 km, puis bâbord pendant 1,4 km, du vent contre sur un long bord de 3,5 km, et enfin il suffisait de se laisser pousser 1,5 km, vent en poupe pour en terminer après des virements sur les deux bordées, et avec des angles différents.
Les tracés des différents parcours.
Les clubs se sont bien partagé les podiums puisqu’on a pu récompenser Cassis, le RC Marseille, La Ciotat, Avignon, Carnon, Beaucaire, Bordeaux, le Grau du Roi, l’Aviron sétois, Port la nouvelle, Béziers et aussi les organisateurs, l’ACBT.
Après la remise des récompenses, et surtout l’apéro qui aura satisfait les hordes de rameurs affamés par leur parcours éprouvant, l’ACBT invitait les participants à partager en soirée une brasucade (spécialité languedocienne à base de moules) dans les locaux du club afin de reprendre des forces pour l’épreuve longue distance du lendemain.
Un lendemain ensoleillé pour cette 9ème épreuve longue distance labellisée, le vent force 4 ayant balayé les nuages… et contraint dans un premier temps l’organisation à modifier le parcours initial pour garantir la sécurité des participants.
Le départ a été donné à la plage des quilles, il fallait longer la corniche et ses falaises pour entrer dans le port, un chrono sur 2 km était alors proposé. Le parcours se poursuivait en traversant la jolie ville par les canaux. Moment agréable et ressourçant pour les équipages, à l’abri du vent et réchauffés par un grand soleil qui aura terriblement manqué la veille.
Retour à la plage des quilles pour une dégustation d’huitres locales et un déjeuner qui aura ravi tout le monde.
En guise de digestion, les participants devaient remplir un QCM portant sur la faune, la flore et la ville de Sète, les meilleures réponses permettaient de gagner quelques secondes au chrono !
Le parcours de l’après-midi permettait de rejoindre l’étang de Thau, par les canaux sétois, le vent s’étant calmé. Direction la plage du Barrou avec en ligne de mire les parcs à huitres et l’arrière pays sétois.
Au terme de ces 25 km au format original, encore une collation, une remise des prix, avec attribution du challenge du docteur Jan au club d’Arvieu Pareloup (12).
Voilà un weekend sétois qui aura eu la richesse de proposer des et épreuves variées, autant que les conditions météo, de quoi satisfaire à coup sûr tous les pratiquants d’aviron de mer !
Kévin Scott
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Premier facteur limitant à une mobilisation de plus grande envergure : la période de la saison, avec la reprise des régates pour les compétiteurs, et des sorties sur l’eau avec l’arrivée des jours à rallonge pour les pratiquants loisirs. La période du WEC correspond exactement à la reprise des activités outdoor des clubs, souvent très attendue après des hivers rigoureux interdisant la plupart du temps la pratique sur l’eau.
Ce qui fait que la plupart des rameurs de la FIRT qui pratiquent également sur l’eau sont pour la plupart des rameurs isolés, qui utilisent l’ergomètre pour se maintenir en forme alors qu’ils n’ont pas accès à un bassin autant qu’ils le voudraient. Ceux-là ont eu vent de notre projet via Internet, au relais d’infos opéré par Concept2, la FFSA, Médias Aviron, fototac ou encore via un recrutement actif de frenchies et sympathisants sur le logbook.
Ainsi on retrouve autant de pratiquants loisirs que compétiteurs dans la FIRT (tous âges et tous niveaux), une mixité trop peu fréquente dans les clubs où bien souvent ces publics ne se rejoignent pas sur des défis communs.
Une minorité avait déjà participé à des challenges en ligne, comme à l’Aviron Beaucaire, ou au COTS Aviron, JF Hillion le meneur de troupes de ce dernier nous précise : « la pratique du site de classement en ligne CONCEPT 2 est quasiment ignorée par les clubs (français et étrangers) ; la pratique du logging reste pour l’instant prioritairement une pratique individuelle, au sein de clubs virtuels ». C’est donc le second obstacle à une mobilisation en masse ! Comme de partout il est difficile d’inciter les pratiquants à faire cette démarche, surtout lorsque l’aviron indoor n’est pas leur activité principale du moment.
Néanmoins, des dynamiques ont pu être lancées grâce à la FIRT, car on a pu voir des rameurs ayant accès à un ergomètre augmenter leur volume d’entraînement, car ils se « tiraient la bourre » entre collègues de clubs, comme les Beaucairois Vincent Laborde et Benoit Mercier, entre autres. Ce qui nous montre qu’il y a là de quoi créer des dynamiques réelles, et valoriser un peu ce support de pratique souvent boudé des rameurs dans les clubs d’aviron.
Les rameurs qui auront pris part à l’aventure sous les couleurs de la FIRT auront pu se rendre compte de la dynamique qu’elle permet, et ceux avec qui nous avons pu échanger sont unanimes : ils sont bien décidés à recommencer l’aventure lors du Fall Team Challenge (septembre-octobre) et du Virtual Team Challenge (janvier). Ce dernier coïncide avec le moment où nous faisons le plus tourner les roues dans les clubs…
Il faut espérer que notre première aventure aura suffisamment de rayonnement médiatique pour inciter un nombre de rameurs actifs plus important ! Affaire à suivre… mais en attendant, à vos poignées pour boucler le tour du globe en tête du World Erg Challenge !
Kévin Scott
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Touchée de naissance par un problème neurologique (Dystonie) qui affecte sa jambe gauche, Anke n’a jamais baissé les bras en 50 ans de vie.
Elle a ramé depuis toute jeune, jusqu’à la catégorie sénior (+ de 23 ans). Puis elle a basculé vers le triathlon et les courses à pied ultra longues distances… Ses participations à de nombreux raids, courses dans le désert de plusieurs centaines de kilomètres et un triple IronMan, en disent long sur sa ténacité.
Le triple Iron Man ? Prenez 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied, faites les trois fois et vous ne serez pas loin du compte…
Mais aujourd’hui son affection l’a rattrapée, et malgré une opération et des années de réhabilitation, elle ne peut plus courir ou faire du vélo… Elle est revenue à l’aviron par hasard en Autriche en 2006, après 23 années passées sans monter dans un bateau. Et au final elle intègre l’équipe d’handi aviron allemande en 2009, surmontant en plus des séquelles au bras (poignet gauche ayant 10% de sa mobilité normale) laissées par plusieurs accidents.
L’aviron indoor rentre donc tout naturellement dans sa préparation paralympique, et son palmarès sur la dernière olympiade nous donne un aperçu de l’activité de cette championne : quatre fois deuxième en coupe du monde, trois fois troisième aux championnats du monde et vice-championne paralympique à Londres en LTA 4+.
Anke Molkenthin
C’est pour rejoindre « des gens sympa » qu’elle s’enrôle dans la FIRT, sans réel objectif pour le WEC si ce n’est « JUST ROW IT ». En effet, elle commence le challenge alors qu’elle récupère d’un record du monde de 24 heures réalisé les 9 et 10 Mars dernier (266,061 km)…
Nous pouvons raisonnablement penser que sa capacité de récupération est bonne, compte tenu des 245 km parcourus sous les couleurs de la FIRT qui la positionnent en tête du classement interne féminin!
Encore une histoire personnelle qui nous montre que le sport est vraiment un moyen de se forger un caractère et de déplacer des montagnes, même quand on souffre d’un handicap !
Dans le même registre, on trouve des contributions à la FIRT très singulières…
Les membres du club d’aviron de Clermont Aydat ont permis à trente personnes de contribuer à la FIRT lors d’une journée « culture, sport et handicap » organisée le 16 mars dernier. Ces rameurs ponctuels, pratiquants desport adapté, représenté par une Fédération spécifique regroupant les sportifs en situation de handicap mental ou physique, ont ajouté 27 km à notre compteur.
Bravo pour cette initiative !
KS
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Le 5 avril, alors que l’enquête publique concernant les différents aménagements sur le lac d’Aiguebelette – nécessaires aux championnats du monde d’aviron 2015 – vient de s’ouvrir, une réunion était organisée par le Conseil général de Savoie. Le débat fut des plus animés.
Menés par le président du Conseil général de Savoie Hervé Gaymard qui a appelé à l’écoute et au respect entre les participants, les débats furent animés vendredi soir dans la salle polyvalente de Novalaise où plus de cinq cents personnes s’étaient massées. Après un rappel des différents points du projet, ce sont, comme tout le monde s’y attendait, la tour d’arrivée située prévue sur la plage de Pré Argent et l’implantation du nouveau bassin qui furent l’objet de toutes les discussions. Des discussions et un véritable débat, il y en a eu, malgré les accusations de monopole de la parole lancées par certains dans l’assistance. Et le partage du temps de parole a dans les faits bien eu lieu, les questions et le débat n’ayant véritablement profité qu’aux détracteurs du projet actuel.
Salle comble pour la présentation du projet d’Aiguebelette 2015.
La tour de chronométrage, d’une emprise au sol de 63 mètres carrés, est prévue pour être une installation pérenne. Après 2015, elle sera mise à disposition de la communauté de communes du Lac d’Aiguebelette pour ses activités et ne sera utilisée que lors des compétitions nationales. Malgré une insertion paysagère indéniable, c’est jusqu’à son existence qui fut remise en cause par une partie du public.
Mais c’est bien le nouveau bassin qui rassemble tous les opposants au projet. Sa création est rendue essentielle, en raison des risques d’éboulement sur la route départementale à l’est du lac, rive qui accueille actuellement le public. Cinq jours de compétition (hors championnats du monde de 2015 et coupe du monde en 2014) par an, pendant lesquels ce bassin sera installé, suffisent à cristalliser toute l’hostilité ; et encore, de nombreux efforts ont été faits puisque même pendant cette période le lac ne sera pas coupé en deux, le bassin restant contournable par un chenal le long de la rive est.
Hervé Gaymard, président du Conseil général de Savoie, à la tribune avec, à sa droite, la président de la communauté de communes du lac d’Aiguebelette.
Les questions se sont multipliées mais ont toutes eu pour cible, directe ou indirecte, ce bassin qui est une condition sine qua non à l’organisation des championnats du monde. Une évidence que ne semblent pas avoir intégrée les opposants réunis en collectif et qui, en agissant ainsi, prenne pour cible l’aviron, sport pourtant incontestablement propre : les rameurs évoluent au plus près de l’eau et font tout pour la respecter. Les arguments avancés, respectables pour certains, ne prennent pas en compte les multiples concessions déjà accordés par les organisateurs des championnats et le Conseil général de Savoie sur le projet, comme la réduction de la taille de la tribune, une tour d’arrivée volontairement minimaliste, la disparition de nombreux aménagements après les championnats du monde, la professionnalisation de la mise en place du bassin pour réduire le temps d’installation et donc les désagréments pour les usagers…
Il n’est pas certes pas courant, même si cela se produit, qu’un média prenne position sur un sujet mais comment pourrait-il en être autrement ? Médias Aviron se doit, en conscience, de soutenir ce projet qui vise réellement l’excellence environnementale. Les championnats du monde d’Aiguebelette en 2015 sont en outre une chance pour la Savoie, son tourisme (ce que le directeur de l’office de tourisme a tenté de faire entendre vendredi soir) et ses savoir-faire, mais aussi pour notre sport qui trouvera là une belle vitrine à la fois de ses valeurs, mais aussi de ses vertus avec au premier rang d’entre elles le respect de la nature et de l’environnement. Qu’on ne s’y trompe pas : au-delà des discours qui ont été prononcés vendredi soir à Novalaise par tous les intervenants et qui se disent tous « en faveur » des championnats du monde, certains propos tenus dans le public sont beaucoup plus éloquents, directs et bien moins sympathiques : c’est bien l’avenir de l’aviron en tant qu’activité sur le lac d’Aiguebelette qui se joue en ce moment.
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Aujourd’hui c’est un portrait de famille de rameurs que nous vous proposons de découvrir : la famille Margely.
Par qui a débuté la pratique de l’aviron indoor dans votre famille ? depuis quand et dans quelles conditions rames-tu ?
« J’ai découvert l’aviron indoor à mon arrivée à Caen en 1999, où j’ai rejoint une salle de sport qu’un des mes amis tenait (ancien boxeur professionnel), il m’a fait découvrir le rameur et compte tenu de mes résultats , il m’a rapidement proposé de participer au relais des 100 km par équipage de 10 qu’il organisait. J’ai été un des premiers à passer sous la barre des 7’00 au 2000 m et rapidement la compétition entre les adhérents du club s’est mise en route. Je retrouve d’ailleurs certains co-équipiers de cette époque dans la team FIRT, et cela me fait super plaisir (famille Hericher par exemple). En 2005, nous avons participé pour la première fois à l’open de Paris CONCEPT2 à Coubertin ; nous y sommes retournés en 2007/2008 et 2009. Mon meilleur chrono à l’époque était de 6’41 pour une 4éme place. »
Que t’apporte l’aviron indoor à titre professionnel et personnel ?
«A titre professionnel, l’aviron est pour moi un moyen efficace et adapté à mon métier de moniteur de sport en milieu carcéral. Lors des séances de sport que j’encadre, le rameur me permet de prouver en peu de temps aux détenus qu’ils peuvent grâce à cet appareil retrouver une hygiène de vie, de reprendre confiance en eux en réalisant un objectif déterminé et adapté à leur niveau. A titre personnel, l’ergo me permet de garder une très bonne condition physique toute l’année…même par temps de pluie… Eh oui, j’habite en la Normandie !!! Je suis fan de course à pied, mais suite à de nombreuses blessures, je cours très peu ; mais je parviens quand même à réaliser des chronos honorables sur le semi marathon ( 1h22 en moyenne ) et cela grâce au rameur. »
Quel est ton palmarès en aviron indoor ?
« J’ai été 2ème à l’Euro Open de Paris en 2011 entre un Italien et un Allemand et encore une 2ème place à l’Open de France 2012 avec les même chronos 6’38.2 »
Peux-tu nous donner un souvenir marquant ?
« En tant que moniteur de sport sur le Centre de Détention d’Argentan, j’ai encadré deux années de suite des détenus que j’ai préparés pour aller se mesurer à de vrais champions de la discipline lors des open de France d’aviron indoor 2011 et 2012. 2 détenus sur 3 ont réalisé des chronos sous les 7′ , avec en particulier un détenu prénommé Xavier, que j’ai suivi plusieurs années et qui a réalisé un 6’24 à l’Open 2012 et a eu l’honneur de faire partie de l’équipe Pénitentiaire … Très beau souvenir. »
Comment les autres membres de la famille Margely se sont mis à l’ergo ?
»J’ai acheté mon premier rameur personnel en 2004 (modèle C), puis en 2009 (modèle D). Nous avons consacré une pièce pour notre rameur, il est en exposition et je suis toujours fier de le montrer à mes amis, c’est l’occasion pour moi de leur faire découvrir » ma passion » et généralement ils adhérent très rapidement. Peu à peu, ma femme, puis les enfants, s’y sont essayés : ma femme est asthmatique, elle a pris goût au rameur petit à petit – l’ergo lui permet d’avoir une activité sportive où elle se sent à l’aise et où elle peut développer sa capacité respiratoire, elle fait en moyenne deux séances par semaine de 30 minutes. De plus c’est un outil pour gérer son poids sans faire de régime. Emeline (14 ans) est la plus motivée, elle effectue, pour le World Erg Challenge, des séances de 45 minutes au cours desquelles elle fait 8500 m en moyenne. Amandine (19 ans) ,l’aînée, privilégie les séance courtes mais plus puissantes, son caractère étant à l’image de ce qu’elle développe sur l’ergo ! Quant à Maxime (13 ans bientôt), il est très investi dans le sport et passionné de kayak, puisqu’il espère en faire sa profession. Il n’utilise le rameur que depuis peu de temps, car j’estime qu’il faut un gabarit suffisant pour débuter sur l’ergo. Il fait ses séances sur le rameur après une séance de renforcement musculaire et se « déchire » sur le 2000 m, meilleur chrono tout frais de dimanche 9’06 ! Il va passer sous la barre des 9′ très rapidement… encore un compétiteur ! L’objectif de Maxime est de participer pour ses 15 ans à l’open de France de Paris et de tenter un podium… c’est bizarre !
Qu’a apporté l’aviron indoor dans votre famille ?
»L’ergo nous permet d’avoir une passion commune. Les enfants sont en compétition et tentent d’être toujours un peu au dessus de l’autre que ce soit dans les distances ou les temps. Cette année nous participons pour la première fois au challenge de la FIRT et nous récidiverons dans de meilleures conditions l’année prochaine, car en ce moment nous sommes en transit… Et notre concentrations est sur les cartons.
Comment t’entraines-tu ?
« En période de compétition j’effectue une séance de fractionné court type 30″/30″ et une séance de fractionné long type 10 X 500 ou 5 X 1000m… par semaine. Cela me permet de développer ou de maintenir ma VO2 et ma VMA en limitant les traumatismes liés à la course à pied. Après quatre opérations des genoux, je favorise les sports portés…
Quel est ton objectif sur le WEC2013 ?
« Ce challenge me permet de me remettre dans le bain après plusieurs blessures comme des lumbago ou des tendinites qui s’installent et prennent racines sur mes coudes ! En tous cas je n’ai jamais fait autant de kilomètres sur le rameur en peu de temps. Je ne me plains pas car j’avoue aimer souffrir ; cela me fait prendre conscience que je suis en vie. Et quand je vois les distances effectuées à ce jour par les leaders de la French Indoor Rowers Team, je dis chapeau bas les gars… et bravo. Pour ma part je suis moins ambitieux et je ne m’étais fixé aucun objectif, mais pris au jeu je pense faire mes 800 kilomètres avant la fin… mais j’ai inclus dans mon entrainement deux journée de déménagement sinon c’était trop simple !
J’espère rivaliser avec Joël la prochaine fois …. »
Quelques mots sur tes 15 ans de pratique ?
L’aviron indoor m’a permis de rencontrer des gens super au grand cœur avec une passion commune le sport et surtout l’envie d’aller plus loin, de se surpasser… Je fais bien sûr référence à la Team mais également à tous les gens que j’ai croisés depuis toutes ces années et aux profils très différents, mais toujours avec cet œil qui brille et cette envie de descendre les chronos… bref des compétiteurs quoi !
Propos recueillis par David Froc
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Le week-end dernier se tenait les championnats de zone : Cazaubon pour le sud-ouest, Mantes-la-Jolie pour le nord-ouest, Gravelines pour le nord-est et Aiguebelette pour le sud-est. Sans surprise, les rameurs déjà sélectionnés par la direction technique nationale ont brillé sur les différents plans d’eau mais cela a permis aux autres de s’exprimer, laissant présager des championnats de France bateaux courts ouverts. Petit tour de France du week-end dernier.
Cinq cents mètres de cable, quarante micros dans les arbres, le son est donné : le championnat de zone bateaux courts juniors seniors suivi de la régate cadets bateaux courts sur le lac de l’Uby peut démarrer. C’était sans compter les conditions météorologiques exécrables en ce samedi 30 mars. Sur un plan d’eau des plus agités, sous une pluie battante, les premières courses contre la montre ou en ligne se révèlent très difficiles pour les rameurs, notamment pour les skiffeurs. L’après-midi ce sera encore pire : les rafales de vents s’intensifient, de sorte que de report en report, les courses sont purement annulées, avec pour conséquence une refonte complète des programmes du lendemain.
La joie de Rachel Jung de Toulouse Aviron qui vient de remporter la course en skiff senior PL.
Fort heureusement, le dimanche les épreuves ont pu se dérouler normalement, ou presque. L’essentiel est sauvé, la priorité a été donnée comme il se doit, aux championnats de zone juniors et senior, même si classement au temps a remplacé les séries. De belles batailles, sauf lorsque sur le bassin Matthieu.Androdias ou d’autres champions mènent une course de bout en bout très loin devant, sans qu’un bateau ne puisse les approcher.
Pour la 3ème année consécutive, Gravelines U.S.Aviron organisait le championnat bateau court de la Zone Nord Est, rassemblant deux-cent-cinquante rameurs, sur le stade nautique Albert Denvers dans des conditions météo plutôt fraîches et dignes d’un mois de janvier. Des athlètes de renommée mondiale tels que Jean-Baptiste Macquet, Benoit Brunet, ont fait le déplacement. En skiff, le junior gravelinois Etienne Debever a mis un point d’honneur à figurer parmi les meilleurs, il arrache la 4ème place qualificative à une seconde de Yves Zlatanov (Dunkerque) ; chez les filles, la Gravelinoise Ophélie Sanche qui progresse quand elle se concentre sur sa discipline favorite se classe 2ème en 9’06’’31 en skiff junior dame dans une finale où la barre a été placée très haute par Camille Juillet (Verdun) qui remporte l’épreuve en 8’58’’86 alors que la jeune skiffeuse lilloise Héloïse D’Almeida se qualifie pour le national avec une très belle 3ème place à 12 secondes ainsi que la boulonnaise France Simon qui est 4ème. Dans l’épreuve du deux sans barreur junior, on attendait les Gravelinois sur leur terrain : Anatole Ryngaert associé à Raphaël Lescieux médaillés à Cazaubon en 2012 aux premières loges mais l’arrêt de six semaines à cause d’un coude cassé pour Raphaël Lescieux a quelque peu handicapé le tandem pourtant bien rodé. C’est dans cette phase de reprise avec deux semaines d’entraînement que les compères se prennent au jeu d’un derby très local contre le second équipage nordiste mixte Gravelines-Dunkerque composé d’Adrien Decriem associé à Paul Goetghebeur qui ont remporté la tête de rivière de Toul il y a quinze jours et qui sont juniors première année. Une course de folie oppose ces jeunes qui emmènent dans leur sillage une mixte composée d’Alexandre Barthe (Verdun) Mathieu Demange (Toul) qui s’intercale entre les équipages locaux alors que le bras de fer tourne à l’avantage de l’équipage Adrien et Paul qui franchissent la ligne d’arrivée en 7’19’’51 tandis que les lorrains sont seconds en 7’28’’18 et les Gravelinois Anatole-Raphaël 3ème en 7’31’’18.
Benoit Brunet (Boulogne) réalise un sans faute en deux sans barreur associé au Saint-Quentinois Sébastien Lente et réalise une performance en remportant l’épreuve en 7’18’’24 avec 7 secondes d’avance, montrant ainsi qu’il faudra compter sur lui pour Rio…
C’est le froid et la pluie qui ont accueilli les rameurs sur le plan d’eau d’Aiguebelette pour les championnats de zone sud-est, avec même de la neige le dimanche matin. La météo s’est dégradée peu à peu durant le week-end, mais les athlètes ont su tenir bon et résister au froid, notamment pour les demi-finales et troisièmes de finales le dimanche matin qui se sont déroulés dans des conditions très compliquées. Mais le spectacle en valait la peine. En deux sans barreur, la paire Benoît Demey (Annecy)-Benjamin Chabanet (Villefranche), constituée pourtant il y a peu, a survolé l’ensemble de l’épreuve et termine sans surprise en tête, devant Romain Garcia (Monaco)-Adrien Pyskir (Roanne-Le Coteau) et Jean Noury (Versailles)-Hugo Laborde (Grenoble). Chez les poids légers, même constatation pour le bateau de Franck Solforosi (AUNL) et Guillaume Raineau (Nantes) qui devance celui d’Edouard Jonville (Grenoble) et d’Augustin Mouterde (AUNL) tandis que celui de Vincent Cavard (Chalon) et Clément Fonta (Marignane) se classe troisième.
Chez les femmes toujours en deux sans barreur, Diane Delalleau (Lagny) et Flavie Bahuaud (AUNL) montent sur la première marche du podium. En skiff femmes seniors, sans surprise, Marie Jacquet (Chalon), Noémie Kober (Grenoble) et Marion Rialet (Annecy) dominent la catégorie, loin devant les autres concurrentes qui réalisent néanmoins de belles performances, certaines évoluant chez les seniors seulement pour la première année. Chez les hommes, c’est Hugo Boucheron qui remporte la finale. L’épreuve la plus attendue était sans conteste la finale des skiffs seniors hommes poids légers, tant la zone sud-est est riche en compétiteurs de haute volée. Ce n’est maintenant plus une surprise, Jérémie Azou (Avignon) a largement dominé les débats, rien ne semblant pouvoir l’arrêter lorsqu’il débute une course. Sur la deuxième marche du podium, on retrouve Maxime Goisset (Avignon) et sur la troisième son ancien coéquipier des jeux de Pékin, Frédéric Dufour (Villefranche).
Les différents qualifiés se retrouveront sur le bassin de Brive-la-Gaillarde du 12 au 14 avril pour des championnats de France incontestablement ouverts avec des compétiteurs bien décidés à en découdre. Une preuve que le réservoir de rameurs pour l’avenir de l’aviron français est bien là.
Fabrice Petit avec Eliane Orlando (zone sud-ouest) et Jacques Decriem (zone nord-est)
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Raphaël Ruban, chef de nage des Just Row It, nous parle de sa team :
Le noyau dur est composé de Thierry Goursolle et Raphaël Ruban. Le groupe s’étoffe à chaque saison, au fil des nouvelles rencontres et lors des compétitions. Depuis plusieurs années maintenant, nous sommes amenés à nous retrouver pour participer à de nombreux challenges et open d’aviron indoor (ErgométriX, open militaire, Open de Picardie, Open de France et depuis peu, les 24 h). Nous sommes de tous d’horizons différents, autant géographique que professionnel, mais nous prenons un grand plaisir à nous retrouver pour ramer ensemble et briller dès que l’occasion se présente.
Chaque année est un nouveau défi, et oui, on vieillit, mais les occasions sont trop belles pour aller faire la pige aux jeunes et leur prouver que la fougue ne suffit pas à s’élever. Nous partageons fréquemment les expériences et ressentis de chacun, en terme de courses ou d’entraînements afin de peaufiner nos méthodes et de nous perfectionner. Rien n’est jamais acquis !
Même si nous avons tous eu l’occasion de faire tomber de superbes chronos, sur de nombreuses distances, notre plus beau fait d’arme fut collectif. En effet, la tentative de record du monde sur 24h, en « Small » et « Large » team en 2012, à Amsterdam fut un moment de partage exceptionnel, vous en aurez un aperçu en lisant nos impressions, et en visionnant la vidéo de ce défi peu commun. Signalons au passage que cet évènement soutenait une association de lutte contre les maladies musculaires orphelines.
Les Just Row It lors d’Ergometrix 2012 à Polytechnique : Franck, Vincent, Séb, Titi, Jeff, Raph, Pat et Virginie.
C’est d’ailleurs à cette occasion que nous nous sommes ralliés derrière notre devise en guise de nom d’équipe : « Just Row It » !
Même si nos amis de l’aviron indoor pénitentiaire ont ravi peu de temps après le record en Great team (vidéo), ce moment restera certainement le plus grand. Consultez tous les records d’aviron indoor.
Les nouvelles expériences étant enrichissantes, de nouveaux défis nous tendent les bras (100km, 24h…) en 2013.
La FIRT et le WEC sont une bonne rampe de lancement vers ces nouvelles festivités ! Attention tout de même à bien gérer l’événement pour ne pas arriver vidé pour les suivants.
Pour avoir un aperçu, du niveau individuel des personnes composant cette équipe, voici les stats de 2 d’entre eux :
Sébastien Rodriguez, 42 ans venant de l’Athlétisme (110m Haies et décathlon) pratiquant l’aviron indoor depuis moins de 10 mois :
Un nouveau portrait de membre de la French Indoor Rowers Team : aujourd’hui Franck Festor, licencié aux Régates messines, pour qui handicap ne rime pas avec inaction, bien au contraire.
Sans indiscrétion, pourrais-tu nous parler de ton handicap ?
« J’ai été victime d’un accident de la voie publique en mobylette en juin 1987 et j’ai dû me faire amputer de la jambe gauche, sous le genou en décembre 1994, après huit ans de galère et trente-et-une interventions chirurgicales. Depuis 1995, je suis appareillé avec une prothèse mais j’utilise des prothèses spécifiques pour le sport. Pour l’heure, je travaille avec mon appareilleur sur une prothèse aviron. »
Comment en es-tu venu à l’aviron indoor ?
« En 2005, j’ai commencé à préparer une traversée océanique à la rame. Concept 2 m’a prêté un ergomètre pour m’entraîner. De retour de ma première traversée en février 2008, ils m’ont fait cadeau du rameur. Depuis, j’aime ramer régulièrement avec. »
Que t’apporte cette pratique au quotidien ?
« J’ai réussi à perdre pas mal de poids avec la pratique de l’aviron. Je me suis forgé un bon mental et je renforce ma tenue posturale. J’utilise de plus en plus ma prothèse et cela se ressent sur ma façon de marcher et mon équilibre général. Et puis, c’est bon pour le moral et pour se libérer des tensions d’une journée de travail bien remplie. »
As-tu des objectifs à moyen terme que tu prépares avec cette pratique ?
« Depuis plus de dix ans, je me lance des défis hors normes pour les amputés de jambes. Mais pour l’heure, je veux apprendre à ramer propre car j’ai ramé longtemps comme un bourrin en dos – bras. Aujourd’hui, je souhaite rejoindre le haut niveau et, pourquoi pas, réussir le pari de rejoindre l’équipe de France Handi. Les JO de Rio me font rêver car j’ai suivi la belle équipe de France de Londres. Il y a peut-être une place pour moi dans la catégorie LTA (bras – tronc – jambe) mais la route sera longue alors je rame. »
Qu’est-ce qui t’a motivé à rejoindre la FIRT ?
« J’aime l’ergomètre. Ce n’est jamais une punition que de ramer dessus. Et puis l’émulation de groupe, comme l’idée, me plaît. De plus, j’ai pour objectif de ramer un 42 bornes le 20 avril. Ce sera le jour de mes 42 balais… Ça se fête ! »
Quels sont tes objectifs de distance pour le WEC ?
« Aucun car je cumule travail de musculation, sortie sur l’eau et parfois du rameur. On verra bien au résultat. Le principal est d’apporter ma pierre à l’édifice… pour le groupe. »
Pourrais-tu nous parler des autres défis que tu as déjà accomplis ?
« En dix ans, j’ai couru cinq marathons avec ma prothèse, fait un raid de 500 km en VTT dans le moyen Atlas, fait une ascension d’un sommet en Argentine de plus de 5 700 m d’altitude, fait un tour de France de 1 900km en tandem VTT (dix-sept étapes), établi deux records du monde en aviron indoor (2006 : 6’48 »0 sur 2 000 m et en 2010 : en 24 h 141 km 438 – 1er mondial) et enfin mes deux traversées à la rame de l’Atlantique (décembre 2007 : 66 jours, 23 h et 24 min en bateau de 2 rameurs et février 2012 : 34 jours, 15 h et 21 min en bateau de huit rameurs – 4e performance mondiale toute catégorie car j’étais le seul rameur handi de l’équipage). »
Vous pouvez découvrir ses différents défis en cliquant ici.
Kévin Scott
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Cette semaine, c’est un portrait un peu particulier que nous vous proposons, celui d’une communauté de rameurs : les collégiens lorrains de La Passepierre, à Château Salins.
De l’aviron indoor dans ce petit établissement éloigné d’un club d’aviron… étrange… mais pas tant que ça quand on y regarde de plus près. Sébastien Roure, que l’on connaît tous comme le speaker déchaîné des championnats de France d’aviron indoor, a plusieurs casquettes ! Il est également professeur d’histoire dans cet établissement, et président du club d’aviron de Nancy. Il est à l’origine d’une section aviron indoor au sein de son établissement, qu’il anime de main de maître ; l’évolution des choses en a fait un acteur majeur des manifestations scolaires, il n’y a qu’a se pencher sur le nombre d’engagés aux derniers championnats de France d’aviron indoor : même les anciens élèves viennent défendre les couleurs de leur collège !
Gros plan sur leur contribution à la French Indoor Rowers Team, avec le récit de Sébastien : « Décrire ce qui se passe dans le hall du collège durant ce mois très particulier du WEC, c’est un peu tenter de décrire comment fonctionne une ruche ou une fourmilière. Tout au long de la semaine, les sept machines à ramer sont presque tout le temps en mouvement. Ce ne sont pas moins de soixante-dix à quatre-vingts élèves qui s’activent (sur les trois cent vingt que comptent ce collège, soit près de 25% de l’établissement).
Petit zoom le vendredi matin : durant une heure, c’est le temps fort des sixièmes. Comme une nuée de moineaux, ils arrivent de partout avec leurs habitudes : certains se changent dans les toilettes (nouvelle définition du vestiaire), d’autres montent les rameurs pour les mettre en place dans le hall (nouvelle définition de la salle d’entraînement), d’autres passent par le premier étage pour chercher les ballons de fitness pour le travail de gainage en les lâchant dans l’escalier parce qu’il faut bien rigoler un peu quand même …. Au total, sur sept rameurs, près de dix-huit élèves de 11 ans font leur heure d’aviron de la semaine. Avec grand sourire et envie.
C’est donc par tranche de 45 minutes que fonctionnent les sept machines avec toujours un sixième dessus. Garçon ou fille, pas de limite, pas d’interdit, juste l’envie qui fait gonfler semaine après semaine les effectifs…Et le compteur !
Le WEC permet de travailler l’endurance. Relais de deux minutes à chaque fois, enchaînés le plus longtemps possible ! Prise de conscience personnelle de la nécessité de s’hydrater car au bout de deux relais, les élèves viennent d’eux même demander d’aller boire ! Yes !! C’est gagné, les messages passent et le virus est transmis ! Se dépasser tout seul sur une machine, pour ses copains qui prendront le relais mais aussi pour un collectif, même si c’est une équipe virtuelle … n’est ce pas ça un apprentissage de la vie ?
Si certains élèves ont leurs propres LogBook (les plus habitués du rameur), les autres sont regroupés sous des profils correspondant à leur tranche d’âge… ainsi les 6° ont parcouru plus de 97 km ! Pour faire encore plus de kilomètres, certains construisent des stratégies : regarder différemment son emploi du temps pour trouver les heures de permanences… trouver le bon coéquipier qui permettra de faire plus de kilomètres….
Et à ce jeu, c’est la paire Guillaume Nicolas / Johan Liehnard qui réussit le mieux : un plus de 9 km en 45 mn (moyenne de 2 :28.1), pour des rameurs de 12 ans, c’est vraiment pas mal !
Voilà une belle histoire qui nous montre le pouvoir de l’aviron indoor : même à distance, avec des objectifs qui peuvent être abstraits, sans récompense ou promesse de qualification, on arrive à faire bouger les populations, mobiliser les bonnes volontés, transmettre des valeurs, contextualiser des recommandations pour rester en bonne forme… Et cerise sur le gâteau, même les profs se mettent à mouiller le Tshirt !
Pour suivre les collégiens, vous pouvez visiter leur blog.
Sébastien Roure et Kévin Scott
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Le programme des « Ladies » vient de démarrer avec une dizaine de participantes au Rowing club de Cannes-Mandelieu. Ce cycle d’aviron propose aux femmes atteintes d’un cancer du sein (en traitement ou en rémission) de suivre des séances gratuitement pour leur offrir un espace d’évasion et de recherche du mieux être. Pour les accompagner, les amies peuvent se joindre au groupe moyennant une petite participation (35 euros pour la licence et 5 euros par sortie). Cette première séance a permis à chacune d’apprécier notre discipline et tout le monde semble conquis et ravis.
Les inscriptions sont toujours ouvertes et les membres du club qui souhaitent s’associer à ce programme sont les bienvenus. Le cycle se poursuivra jusqu’au mois de juin et se terminera avec une randonnée sur le Lac de Saint-Cassien. Compte-tenu des nombreuses demandes qui parviennent au club (autre pathologie, rééducation fonctionnelle, public masculin…) des créneaux supplémentaires seront proposés.
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Point de record à battre, mais à établir, pour Nicolas Finez et Jean-Christophe Lagrange qui vont entreprendre le 20 juillet la descente du Rhône entre Lyon et Marseille.
Le rameur Nicolas Finez.
Un nouveau team est né il y a quelques semaines : Xtrem-Rowing. Sa création est issue de la rencontre entre deux sportifs. D’un côté, Nicolas Finez : directeur sportif de l’Aviron majolan depuis 2011, il entraîne professionnellement depuis 2007. Passionné de sports (natation, vélo sur route, ski de fond et aviron bien sûr), il fait la rencontre du skipper Jean-Christophe Lagrange, venu apprendre à ramer à Meyzieu dans l’objectif de participer à la traversée de l’Atlantique au sein de la course Bouvet-Guyane. Il prend le large en janvier 2012 mais est contraint d’arrêter au bout d’une semaine, suite à une avarie sur son dessalinisateur. Avides tous deux de défis, ils décident de rallier Marseille en partant de Lyon, à l’aviron. « Ca n’a encore jamais été tenté, explique Nicolas, du moins pas répertorié, même si cela a été fait en canoë« . Leur objectif : boucler la descente du Rhône en moins de quatre-vingt-quatre heures, soit trois jours et demi. Trois étapes de 110 km sont prévues, une dernière de 42 km, l’équivalent d’un marathon, est programmée pour la dernière demi-journée. « Le plus délicat fut d’obtenir l’accord de VNF, poursuit Nicolas, il y a pas moins de dix barrages et écluses à franchir, ce qui est interdit en bateau à rames« .
Le skipper Jean-Christophe Lagrange.
Ils auront chacun 10 kilos de matériel sur leur bateau, des Yoles 18 X Series que leur met à disposition Eurodiffusions et devront apprendre à gérer leur hydratation entre deux points d’arrêt, leur parcours s’effectuant sans assistance (une voiture de sécurité les suivant néanmoins tout au long de leur périple). « On va en parler sur les régates, conclut Nicolas, on a contacté quelques clubs qui se trouvent sur la descente : Beaucaire a déjà répondu présent pour nous encourager à notre passage« . Le départ est prévu le 20 juillet du PK0, au confluent de la Saône et du Rhône.
C’est le Cercle de l’aviron de Chalon-sur-Saône qui a reçu cette année l’assemblée générale de la Fédération française des sociétés d’aviron. Une assemblée marquée par un renouvellement des membres du comité directeur.
Jean-Jacques Mulot a été réélu à la présidence de la FFSA.
L’assemblée générale élective de la FFSA s’est déroulée le 16 mars à Chalon-sur-Saône en présence des délégués des différentes ligues régionales. Après le discours de bienvenue de l’adjoint aux sports de la ville, Lucien Matron, Jean-Jacques Mulot a prononcé son allocution, rappelant le bilan de l’année 2012, au crédit de laquelle on peut porter les médailles d’argent de Germain Chardin et Dorian Mortelette aux jeux olympiques de Londres, les médailles d’argent de Stéphane Tardieu, Perle Bouge et Nathalie Benoît aux jeux paralympiques, la finale de Jérémie Azou et Stany Delayre et les médailles obtenues aux championnats du monde des moins de 23 ans. « Nous attendions mieux, note Jean-Jacques Mulot, une seule médaille, seulement cinq bateaux qualifiés, Bled était plus qu’une simple défaillance« . Au niveau du développement, l’aviron français compte désormais plus de 43 000 licenciés et 105 900 pratiquants. Un nouveau DTN, Patrick Ranvier, après de nombreuses tractations avec le ministère des sports, a été nommé en tant que chargé de mission après le départ de Pascal Berrest et devrait être confirmé dans les semaines à venir. La Fédération devra relever de nouveaux défis, avec notamment l’arrêt du partenariat avec EDF qui se retire du sport. Mais la MAIF reste fidèle à l’aviron. « Une démarche marketing vient d’être initiée pour conclure de nouveaux partenariats« , ajoute Jean-Jacques Mulot.
Patrick Ranvier devrait être confirmé dans ses fonctions de DTN dans les prochaines semaines.
Lors de son intervention, Patrick Ranvier a rappelé que la FFSA est montrée en exemple pour son travail. « Vous pouvez être fiers de l’image que vous renvoyez à l’extérieur« . Il est heureux de revenir à l’aviron qu’il avait quitté il y a 18 ans. « La fédération n’a jamais quitté les podiums olympiques et internationaux ces vingt dernières années, mais il faut l’installer dans de nouveaux défis, le skiff et le huit chez les hommes d’ici 2015, et laisser le temps au collectif féminin de s’inscrire dans la durée pour ne pas reproduire les erreurs du passé« . Réorientation du programme « jeunes talents » (qui deviendrait le programme jeunes potentiels) en direction des cadets, mission d’aide à la performance (déjà en place avec Alexis Besançon), spécialisation des pôles… sont les chantiers qui vont suivre la réorganisation en grands secteurs déjà lancée fin 2012. Un travail sur l’identité de l’aviron va également être initié. « Il faut nous projeter et nous faire aider pour voir quelle image l’aviron renvoie ».
Le comité directeur a été renouvelé. Un tiers des membres choisis ce samedi sont nouveaux. Ont ainsi été élus :
Bastien Ripoll, Jean-Jacques Mulot, Jean-Pierre Mathieu, Jean-Pierre Caumont, Didier Marchandeau, Lionel Girard, Roland Weill, Gérard Balmary, Isabelle Danjou, Alain Waché, Pierre Trichet, Lydie Jouvray, Alain Marey, Christine Jancenelle, Michel Andrieux, Thierry Renault, Jacques Decriem, Eric Notin, Geneviève Aubry, Martine Scotton, Philippe Lot, Sophie Gauthier-Guyon, Christian Vandenberghe, Arnaud Tixier, Nadia Boudoux, Luc Poncelet, Vincent Busser et Barbara Hirard.
Le nouveau comité directeur de la FFSA.
Jean-Jacques Mulot a été confirmé à la présidence de la FFSA.
La fédération va également être amenée à réviser ses statuts dans les prochains mois, afin de tenir compte de l’évolution de l’offre concernant les licences découverte (déclinaison en plusieurs durées), mais aussi pour intégrer les structures rassemblant les pratiquants d’aviron indoor en leur permettant de s’affilier et ainsi de participer aux championnats de France créés en 2013.
Perle Bouge, Stéphane Tardieu et Nathalie Benoit, médaillés d’argent aux jeux paralympiques.
La journée s’est achevée par une cérémonie au cours de laquelle les titres de rameurs et rameuses de l’année ont été décernés aux médaillés olympiques et paralympiques : Germain Chardin, Dorian Mortelette, Stéphane Tardieux, Perle Bouge et Nathalie Benoît. Stéphane Tardieu a appelé les dirigeants présents à accueillir des athlètes handisport. « Ouvrez vos portes aux handis, nous venons nous aussi des valides, ce sont la maladie ou un accident qui nous ont touchés », rappelant qu’un athlète handicapé est capable d’autant d’investissement qu’un autre.
Jean-Christophe Bette et Adrien Hardy aux côtés de leurs épouses, les deux « Caroline ».
Autre moment d’émotion de la fin de la journée : Jean-Christophe Bette et Adrien Hardy, les deux plus grands palmarès de l’aviron français qui ont mis fin à leur carrière en 2012, ont reçu les honneurs de la Fédération en présence de leurs épouses, Caroline Freslon-Bette et Caroline Hardy. Leur parcours au sein de notre sport a été évoqué longuement (l’importance du parcours de ces deux sportifs d’exception le justifiait largement).
Lionel Girard a reçu la grande médaille d’or de la FFSA.
Enfin c’est Lionel Girard s’est vu remettre, avec beaucoup d’émotion, la grande médaille d’or de la FFSA, récompensant ses années passées au service de l’aviron.
Fabrice Petit
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Les 9 et 10 Mars s’est tenue sur Le Lac du Bocage, au Nord de Toulouse, l’une des régates universitaires les plus importantes de l’hexagone : la 18e édition du Supaerowing.
Organisée par les élèves de la formation SUPAERO de l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace, réunissant tous les ans près trois cents rameurs et rameuses, Supaerowing est, pour le président de l’édition 2013, Matthieu Gruson, « une régate internationale d’aviron organisée par les étudiants de SUPAERO et pour les étudiants des autres écoles afin de partager un week-end inoubliable où sport, bonne ambiance, amitié et échanges se mêlent sous le beau soleil toulousain ». Investi dans cette régate depuis septembre 2011, Matthieu dresse un bilan positif de ce week-end : cadre sympathique, ambiance et courses disputées auront été au rendez-vous, avec notamment une épreuve en 8 mixte pleine de rebondissement.
« Même si nous avons dû déplacer la régate à Fenouillet pour cause de crue de la Garonne, et que le nombre d’équipages était moins élevé que l’an dernier (en raison d’une régate universitaire concurrente à Amsterdam), nous avons réussi à organiser une régate bien compétitive, avec du très bon niveau universitaire sur les podiums tout en restant dans un esprit festif» note Aurélien Simon, président du club aviron de Supaero et responsable de la logistique de l’évènement.
« La météo était avec nous ce week-end puisqu’il faisait beau et chaud, il est donc certain que tous les rameurs auront apprécié et désireront revenir l’an prochain ! » conclut Aurélien.
Léo Sauvaget
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Demain, le décompte des kilomètres parcourus par la French Indoor Rowers Team va enfin commencer. L’occasion pour Médias Aviron de présenter trois athlètes, issus de l’Aviron indoor pénitentiaire, qui vont tenter de ramer chacun au moins 1 000 kilomètres pendant le challenge.
Ronan Le Ligeour
Ronan, 53 ans, marié et père de cinq enfants, est formateur des personnels au sein de l’administration pénitentiaire à Salon-de-Provence ; il est aussi adjudant chez les sapeurs-pompiers volontaires. « J’ai débuté sur le rameur en septembre 2009 dans la salle de sport des personnels du centre de détention de Salon-de-Provence, explique-t-il, suite à des problèmes de genou qui m’handicapaient fortement pour la course à pieds. J’y suis venu par obligation, mais depuis cela a bien changé. Avant cela, j’ai pratiqué le judo et la natation pendant près de vingt ans« . Pour Ronan, L’aviron indoor lui permet de maintenir sa condition physique, nécessaire pour son activité de sapeur-pompier volontaire, mais c’est aussi une source d’équilibre psychologique pour mieux gérer le stress lié au travail en milieu carcéral. « J’ai prévu de répartir les 34 km quotidiens en trois portions : 8 km le matin très tôt, environ 15 km le midi et les 10 km restants le soir« .
Joël Floret
Joël, 50 ans, marié et père de deux enfants, est surveillant pénitentiaire à Salon-de-Provence. « J’ai utilisé l’ergo pour la première fois en mars 2011, également suite à des problèmes médicaux (hernies discales) ; je rame avec Ronan sur Salon-de-Provence. Avant cela, j’ai fait trente ans de football et huit ans de vélo de route« . Comme Ronan, l’ergomètre lui apporte un bien-être et un équilibre par rapport à sa profession, mais aussi un terrain d’expression pour une pratique sportive intensive qu’il ne trouvait plus dans le football. Il a participé à deux opens de France et compte bien continuer à relever des challenges sur des rameurs Concept2. « Je pense faire deux séances quotidiennes en semaine (14 km le midi et 20 km le soir)« .
Frédéric Bibes
Frédéric a 45 ans, en couple et père de trois enfants. Il est chargé d’application informatique pour l’administration pénitentiaire. « J’ai découvert le rameur par l’association des rameurs du centre pénitentiaire de Marseille en 2011. J’ai toujours fait du sport. J’ai pratiqué la gymnastique à un haut niveau, je fais beaucoup de courses à pied : marathon, semi marathon et de nombreux raids« . Comme ses deux autres collègues, la pratique du rameur lui permet de décompresser au quotidien, de se dépenser et le tout dans une ambiance très conviviale. « Je n’ai pas de planning établi, l’effort sera principalement fourni en semaine pour pouvoir récupérer un peu le week-end« .
Les trois rameurs vont donc tenter d’atteindre chacun 1 000 km sur la durée du challenge, en se surpassant mentalement et physiquement, avec pourquoi un top 20 mondial pour l’un d’entre eux… Leur plus beau souvenir reste le record du monde du 24 heures mixte établi à Marseille en décembre 2012 par l’Aviron Indoor Pénitentiaire. Leur prochain rendez-vous est prévu pour fin mai 2013, avec la quatrième édition du challenge pénitentiaire d’aviron indoor, avec la participation d’athlètes extérieurs.
N’hésitez pas à rejoindre la French Indoor Rowers Team. Pour ceci, vous devez créer votre logbook sur le site de Concept2 en cliquant ici. Médias Aviron vous tiendra régulièrement informés de l’avancée de ce grand défi que se lancent les rameurs français avec, dans leurs rangs, de grands noms de l’aviron international comme Jean-Christophe Rolland et Jérémie Azou.
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Le 10 mars, le monde de l’aviron français s’est donné rendez-vous sur les bassins de Toul, Caen, Sainte-Livrade-sur-Lot et Marignane pour les têtes de rivière de zones.
La saison a enfin démarré. L’entraînement hivernal va laisser la place à la compétition avec les premières échéances qui approchent. Passage obligé, les têtes de rivière de zones qui ont eu lieu ce week-end.
Pour la zone nord-est, les hostilités se sont déroulées à Toul. En deux sans barreur, on retrouvait la paire médaillée à Londres Chardin-Mortelette qui a remporté l’épreuve, suivie par un nouvel équipage composée de Benoît Demey (CN Annecy) et de Benjamin Chabanet (AUN Villefranche). « On a formé ce bateau avec Benoît depuis février, explique Benjamin Chabanet, c’est une nouvelle expérience pour moi même si, quand j’étais à Vichy, j’étais habitué en bateaux longs à alterner entre couple et pointe ». En skiff senior homme, c’est Valentin Onfroy (CN Verdun) qui arrive en tête, deux secondes devant Jean-Baptiste Macquet (CN Dieppe). Pierre Hoin (US Toul) domine les poids légers en arrivant cinquante-deux secondes devant Thierry Richard (CN Verdun).
En zone nord-ouest, Thomas Baroukh (CN Versailles) arrive en tête en skiff poids léger. Chez les femmes en poids léger toujours, c’est Chloé Poumailloux qui remporte l’épreuve, suivie de Noémie Kober, Hélène Lefebvre et Marie Le Nepvou.
A Sainte-Livrade-sur-Lot pour la zone sud-ouest, Matthieu Androdias (Aviron toulousain) remporte la tête de rivière en skiff TC. Chez les poids légers, c’est Stany Delayre (SN Bergerac) qui s’impose devant Jérôme Descazeaux (Aviron toulousain).
Le bassin de Marignane, pour la zone sud-est, a vu la victoire en deux sans barreur poids léger de Franck Solforosi (AUN Lyon) et de Guillaume Raineau (CA Nantes). « On compte une vingtaine de sorties en bateau Guillaume et moi, note Franck Solforosi, mais on a su se trouver. On a eu du mal à rentrer dans la course, mais on a tenu les bateaux qui nous suivaient à distance ». En skiff poids léger, Jérémie Azou (SN Avignon) a confirmé sa position de leader en remportant l’épreuve devant Damien Piqueras (CN Annecy) et Maxime Goisset (SN Avignon).
En toute catégorie, Frédéric Dufour (AUN Villefranche) précède Lucas Motta (AUN Lyon), Julien Gazaix (RC Marseille), Quentin Antognelli et Mathias Raymond (SN Monaco) au classement.
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Après les grand froids qui ont sévi sur le nord de la France, un léger réchauffement s’est fait sentir ce week-end permettant à la Ligue d’aviron Nord-Pas-de-Calais et au club de Lille d’organiser une manifestation, la Tête de Rivière à l’Aviron sur la Deule, alors que traditionnellement elle se tenait à Valenciennes.
Cette épreuve au contre-la-montre très attendue par les athlètes de la région a réuni les mordus du bout de bois qui prétendent à une qualification sur le plan national mais aussi à une sélection en équipe régionale de Ligue pour la Coupe de France qui se déroulera début mai à Libourne.
Dans la catégorie junior, les ténors Anatole Ryngaert, Raphaël Lescieux et Ophélie Sanche, retenus en équipe de France, étaient donc dispensés de cette épreuve et les outsiders attendus ont bien répondu à cette invitation en prenant les bonnes places.
Etienne Debever.
Avec 17’38’’05 le Gravelinois Etienne Debever s’impose devant ses adversaires et amis du pôle espoir Quentin Flahaut (Aviron boulonnais) et Colin Henard (Lille) et se serait classé second chez les seniors.
Paul Goethghebeur et Adrien Decriem.
Associé au Dunkerquois Paul Goethghebeur, Adrien Decriem a couru l’épreuve du deux sans barreur en 16’21’’72, reléguant leurs adversaires boulonnais à plus d’une minute ; ils se payent le luxe de réaliser le meilleur temps pronostic qui les placent aussi à la première position dans la catégorie senior. Nul doute qu’ils auront à cœur de faire bonne figure lors des épreuves nationales, notamment à Toul la semaine prochaine.
A noter la bonne performance en skiff cadet du Gravelinois Alexis Freville qui se classe second en 18’51’’22 à 20 secondes derrière le Lillois Corentin Hingrand, ainsi que le tir groupé chez les cadettes en remportant les 3 premières places. En effet, le parcours des 4000 m en forme de « S » de la Deule depuis le pont de l’autoroute jusqu’au dernier hangar du port fluvial a été une vraie difficulté pour certains rameurs qui ont eu quelques difficultés à emprunter le trajet le plus court. A ce petit jeu, Lise Taccoen a su faire preuve d’adresse pour remporter l’épreuve en 20’31’’47 avec 6 secondes d’avance sur sa coéquipière de club Julie Serre, moins à l’aise dans cet exercice et 20 secondes sur la jeune Alice Delcroix qui ne cesse de progresser au fil des entraînements. A noter aussi le bon parcours du quatre minimes filles composé de Camille François, Julia Verhoven, Flavie Lavieville, Léa Agez et barré par Adrien Larivière qui se classe second en 8’48’’94 dans une série remportée par Armentières.
Lise Taccoen.
Rendez-vous est pris la semaine prochaine sur les bords de la Moselle, à Toul, pour la tête de rivière de la zone nord-est.
Jacques Decriem – Gravelines US Aviron
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Qui ne s’est jamais demandé à quoi pouvoir servir tous ces kilomètres avalés sur un ergo, en plus bien sûr de l’entraînement ? La French Indoor Rowers Team vous apporte une réponse au travers du World Erg Challenge.
Du 15 mars au 15 avril 2013, Concept2 – au travers de son logbook en ligne – organise le World Erg Challenge, dont l’objectif est de totaliser les kilomètres parcourus par tous les rameurs inscrits en équipes. L’Aviron indoor pénitentiaire conduit par David Froc, L’Aviron Beaucaire poussé par Kévin Scott et l’équipe Just row it, menée par Raphaël Ruban, se sont déjà associés par le passé pour participer à plusieurs défis sportifs. Mais pour asseoir les rameurs tricolores dans le top 15 des équipes au World Erg Challenge dont c’est la quatorzième édition, ils ont décidé de créer la French Indoor Rowers Team et ainsi rassembler tous les rameurs de l’Hexagone derrière les mêmes couleurs. Pour être membre de cette équipe virtuelle, aucun niveau minimum ou autres caractéristiques ne sont requis. Il s’agit juste d’associer tout le monde, les plus modestes comme les plus affirmés, les débutants comme les compétiteurs, et ainsi se frotter aux autres équipes qui occupent les premières marches lors des différents challenges à la distance par équipes. C’est aussi un bon moyen pour tous les rameurs, occasionnels ou réguliers, de trouver une motivation supplémentaire à leur entraînement sur l’ergomètre. L’émulation se fait aussi en groupe, en rejoignant un défi collectif comme celui-ci.
Pour participer à ce challenge, il est indispensable de créer en ligne votre logbook, auquel vous pourrez trouver, au fil du temps, bien d’autres utilisations. Il faudra ensuite rejoindre la French Indoor Rowers Team et valider votre participation au World Erg Challenge.
Une aide à distance pour vous servir au mieux de votre logbook peut vous être apportée par Kévin Scott (kevin.scott@live.fr).
Un courriel régulier de pointage faisant un point sur l’avancée de l’équipe, mettant en valeur les efforts individuels et dynamisant votre engagement sera diffusé par David Froc (pour vous inscrire, il vous suffit d’envoyer un mail à david.froc@justice.fr).
En fin de challenge, un diplôme de participation et d’autres documents (validation des progrès…) seront disponibles sur le site de Concept2.
FP
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L’assemblée générale de la ligue Rhône-Alpes d’aviron s’est tenue le dimanche 3 mars à Bourgoin-Jallieu. Les chiffres restent bons : même si le nombre de licences A a diminué de 6% en 2012, le nombre total de licences est de 9 357, soit une hausse de 1,4%, notamment grâce à la progression des titres scolaires, découvertes et universitaires, répartis sur les quarante-sept clubs de la région, avec un petit nouveau à Parcieux. « Faire apparaître un bâtiment, des bateaux au bord d’un cours d’eau est aujourd’hui une belle aventure qui n’est pas chose aisée », note le président Alain Waché.
La ligue reste forte, notamment du côté du haut niveau : elle a envoyé trois athlètes aux jeux olympiques et un aux jeux paralympiques. 30% des rameurs des équipes de France sont issus des clubs de Rhône-Alpes.
Le bureau de la ligue autour de son président Alain Waché.
Un autre atout de la ligue reste sa communication performante : son site Internet reçoit entre 6 et 7 000 visites par mois, et sa page Facebook touche pour certaines publications plus de 70 000 personnes.
La prochaine aventure que la région Rhône-Alpes s’apprête à accueillir sera d’envergure : en 2015, le lac d’Aiguebelette sera l’hôte des championnats du monde, avec une étape de coupe du monde dès 2014. Un tel projet nécessite une préparation minutieuse. Christophe Herbin, du Conseil général de Savoie, est venu en présenter les grandes lignes et proposer aux clubs présents de s’investir en offrant la possibilité à leurs membres de devenir équipiers bénévoles à l’occasion des championnats, pour participer à l’organisation.
L’occasion pour le président réélu, Alain Waché, de rebondir sur les conditions d’accès à Aiguebelette, écrin naturel et bassin d’exception dans la région pour la pratique de l’aviron et les régates qu’il accueille mais dont la mise en place se heurte de plus en plus souvent à des impératifs compliquant cette tâche.
Le président de la Fédération française des sociétés d’aviron, Jean-Jacques Mulot, avait fait le déplacement et, saluant le travail de la ligue et l’importance d’un événement comme Aiguebelette 2015, a rappelé les principaux chantiers que s’apprête à conduire la FFSA comme le chemin de sélection et la remise à plat des offres de compétition.
Fabrice Petit
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C’est dans les locaux du Conseil général de l’Essonne que s’est déroulée l’assemblée générale de la ligue d’Ile-de-France. La LIFA compte 7 710 licences A, D et U réparties dans 43 clubs affiliés et plus de 14760 pratiquants.
Les licences sont en hausse de 6,5%. Il faut dire que l’aviron s’ouvre à de nouveaux publics (comités d’entreprises, étudiants…).
« Nous avons toujours beaucoup de mal à garder nos juniors, constate Antoine Charron, nous notons le retour de nos grands clubs en première division. Trente-trois athlètes sont sur les listes de haut niveau. Nous organisons la plus grande régate de France avec plus de 3 500 coulisses. Pour organiser de telles régates, il nous faut des bassins et nous accueillons avec grand soulagement la réouverture du bassin de Vaire-sur-Marne pour l’activité aviron ». Deux clubs de la LIFA sont en outre sur le podium du trophée Rando EDF (première place pour la SN Le Perreux et troisième pour l’ACBB).
Les membres de la Ligue se posent quelques questions, notamment sur le fait que seulement 27 clubs de la LIFA aient sollicité une labellisation fédérale « école d’aviron » en 2012.
Les comptes de la LIFA sont sains, avec un budget de 546 629 euros et un léger déficit de 512 euros.
De nouveaux projets sportifs ont vu le jour : la coupe LIFA, le match des ligues nord-ouest et la création de « LIFA pour elle », autour de l’aviron féminin.
A la suite des élections c’est le président de l’AS Mantaise, Christian Vandenberghe, qui prend la succession de Guy Jouanno. Il sera entouré de dix-neuf membres au comité directeur : Gérard Aubry (RCPM), François Banton (ACBB), Michel Barbarin (USAC St-Maur), Denis Barthélémy (CN Meulun), Jean Belleval (Beaumont aviron), Pascal Bourgain (SN Lagny), Annick Chizallet (ACBB), Marie-Laurence Copie (ACBB), Philippe Daude (SN Perreux), Laure Farelle (Crédit Foncier), Dominique Judici (ANFA), Guy Jouanno (SN Oise), Denis Landart (SN Versailles), Maroussia Lefèvre (Rowing club SRP), Jacques Lesage (SN Lagny), Etienne Mercier (AM Joinville), Christiphe Meyreau (SN Haute-Seine), Pascal Peron (SN Basse-Seine).
Eric Marie
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La baie de Monaco a accueilli les 16 et 17 février un double événement : la première édition de la coupe de la Méditerranée et le challenge du Prince Albert II. Ce dernier s’est envolé a quitté la Grande Bleue pour le Léman avec la victoire du Chablais aviron Thonon.
Un beau soleil, des eaux calmes avec une légère houle résiduelle pour la première régate maritime de l’année, qualifiante pour les championnats de France. Le port de Monaco a ainsi accueilli la 9e édition du challenge du Prince-Albert II ; quarante-cinq clubs engagés (dont vingt français, quinze italiens, un américain, deux anglais et deux algériens). Cent-quinze embarcations étaient ainsi alignées le samedi au départ des différentes épreuves, quarante-sept le dimanche. « C’est la plus belle édition que l’on ait eu, note Gilbert Vivaldi, président de la société nautique monégasque, le bilan est des plus satisfaisants. La compétition attire de plus de plus de rameurs confirmés, voire d’anciens internationaux, mais aussi beaucoup de jeunes« . L’audience du challenge devrait encore aller croissante, la régate devenant internationale labellisée FISA. « De nouvelles nations vont venir, poursuit le président Vivaldi, notamment européennes, et avec elles d’autres champions« .
Les champions étaient déjà au rendez-vous cette année, avec un bateau monégasque de haute volée sur lequel on retrouvait, bien sûr, Mathias Raymond et Quentin Antognelli, mais aussi Gaëtan Delhon et Jérémie Azou, venus pour l’occasion. Les véritables patrons de cette édition furent néanmoins les Thononais, qui sont repartis en Haute-Savoie avec la première place du challenge, de bonne augure pour eux qui organiseront en juin les championnats de France d’aviron de mer. Une régate où la bonne ambiance a régné tout le week-end. « Les régates de coastal rowing sont plus conviviales que celles de rivière, note Gilbert Vivaldi, surtout en hiver où les gens sont dans de meilleures dispositions pour savourer les courses avec de meilleures conditions climatiques« .
Une autre compétition se déroulait dans le même temps : la première coupe de la Méditerranée. « Nous savions que cela était prématuré, précise Gilbert Vivaldi, notamment au vu des conditions politiques de certains pays, beaucoup de visas ont été refusés. Mais on a éveillé auprès des fédérations qu’il y avait quelque chose à faire en Méditerranée autour de l’aviron, elles sont intéressées par cette philosophie ; la prochaine édition pourrait avoir lieu ailleurs qu’à Monaco« . A noter la présence des clubs algériens d’Annaba avec son président Mohamed Oussama Louassa et son entraîneur Hillel Sahili et le club universitaire d’Oran avec son directeur technique Bachir Sebbouh.
Les compétitions d’aviron de mer ont une ambiance qui leur est propre et qui plaît à la fois au public et aux rameurs. Quand, en plus, cela se passe à Monaco, on en oublierait presque qu’on est encore en hiver. La neuvième édition du challenge Prince Albert II se déroule en effet ce week-end, les 16 et 17 février, dans la baie de la principauté. Plus de cent-trente équipages au total seront présents au départ des différentes épreuves avec, bien sûr, une forte participation à l’épreuve reine du quatre de couple senior avec barreur. On retrouvera ainsi sur la ligne de départ des clubs comme Thonon, Beaucaire, le Rowing et le Cercle de Marseille… et bien entendu Monaco et ses deux rameurs phares, Mathias Raymond et Quentin Antognelli.
Un rendez-vous princier sur la grande bleue. (c) Médias Aviron
Dans le même temps se déroulera la première édition de la Coupe de la Méditerranée, nouveau rendez-vous qu’a souhaité lancer la Société nautique monégasque, à la fois pour des raisons sportives et philosophiques en rassemblant autour d’un défi à l’aviron de mer les différentes communautés du bassin méditerranéen.
L’équipe de Mag Aviron sera présente à ces deux événements.
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L’Open de France organisé par Concept2 existe depuis plus de dix ans, mais l’événement accueillait pour la première fois des championnats de France FFSA d’aviron indoor. Une initiative réussie, dominée chez les hommes par Jérémie Azou et Cédric Berrest.
L’hiver est propice à la pratique de l’ergomètre. Entre les tests fédéraux, les entraînements en club ou en pôle, les roues tournent à plein régime. Ce week-end, c’est sur le plateau du Palais des sports Marcel-Cerdan de Levallois-Perret que l’air était brassé à grande vitesse. Au sein du traditionnel open de France organisé par Concept2, une grande nouveauté : les premiers championnats de France FFSA d’aviron indoor, preuve de la reconnaissance par la fédération de cette pratique. Deux rameurs étaient particulièrement attendus au tournant : l’Avignonnais Jérémie Azou et le Toulousain Cédric Berrest.
Jérémie Azou a terminé la course en 6’06 »8, signant un record de France en compétition officielle. (c) Médias Aviron
Rien n’arrête Jérémie Azou
Une victoire incontestable ! Le public de Marcel-Cerdan a vibré pendant cette finale des poids légers, les regards braqués sur la première ligne, rameur numéro 9, occupé par Jérémie Azou. La concurrence était là, bien décidée à en découdre avec notamment Pierre Houin et Thomas Baroukh, qui remportent respectivement la deuxième et troisième place. « J’étais dans une forme moindre que celle au moment du test de décembre, explique Jérémie, mais je savais qu’il y avait moyen de battre le record détenu jusque là par Arnaud Pornin« . De retour de deux semaines de stage de ski de fond, sans aucune préparation physique particulière, Jérémie Azou a abordé l’épreuve sans stress. « J’avais déjà participé à deux éditions à Coubertin. Dans les cinq minutes qui précèdent, j’essaie de rester dans ma bulle, sans rituel particulier ; il y a juste une petite montée d’adrénaline, mais qui est positive. Je repasse dans ma tête ma stratégie de course : je pars prudemment dans les 1 000 premiers mètres, et j’accélère dans la seconde partie, ça limite la casse. Je gère ça selon la forme du moment« . Et le résultat est là : avec 6’06″8, il établit un nouveau record de France en compétition officielle et devient le premier champion de France d’aviron indoor poids léger, laissant Pierre Houin 9″5 derrière lui. « J’aimerais bien l’améliorer encore, conclut Jérémie, je pense que c’est possible, mais je ne serai pas déçu si je n’y parviens pas« .
Cédric Berrest termine sa course en 5’55 »8. (c) Médias Aviron
Contrat rempli pour Cédric Berrest
« L’ergo est un bon moyen d’être honnête avec soi-même. Certains ne l’aiment pas, mais c’est un juge de vérité à qui on ne peut pas mentir, il a toujours raison« . C’est ainsi que Cédric Berrest définit l’ergomètre. Ces premiers championnats, il avait prévenu qu’il ne s’y rendrait pas pour rien. Enregistré dès le premier jour des inscriptions, il a peut-être fait « l’épouvantail » pour d’autres concurrents mais ce premier titre, il en avait envie. En pleine concentration, « n’écoutant ni la foule ni le speaker« , son seul contact avec ce qui l’entourait à ce moment là fut la voix de son équipier et ami Julien Bahain qui a donné le départ de la course par téléphone satellite depuis le milieu de l’Atlantique. « C’était spécial« , note Cédric. Détenteur du record de France depuis 2008 en 5’45″7, il a terminé l’épreuve le 9 février en 5’55″8 et décroché ainsi le premier titre de champion de France toute catégorie d’aviron indoor. Romain Delachaume de l’Encou termine deuxième en 5’56 »4 ; à la troisième place, on retrouve Sigmund Verstraete, champion de France universitaire 2012. « J’ai repris l’ergo il y a un mois, explique Cédric, je n’ai pas un super chrono, mais je suis content d’être le premier inscrit sur les tablettes de ce championnat« .
Chez les femmes en poids légers, Chloé Poumailloux, sociétaire de l’ACBB, a confirmé les pronostics en remportant le titre en 7’14″9. En toute catégorie, c’est Marie Jacquet du CA Chalon qui monte sur la première marche du podium, devant Diane Dellaleau (SN Lagny).
Fabrice Petit
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Dans le cadre de sa politique de développement de l’aviron féminin, la Fédération Française des Société d’Aviron a lancé un appel à projets intitulé « Dames de nage ». Cette opération nationale, lancée auprès des structures affiliées (clubs, comités départementaux, ligues) avait pour but de mettre en exergue les diverses actions menées pour la promotion et le développement de la pratique féminine de l’aviron. Des projets axés tout autant sur la fidélisation, l’émulation de groupe, l’accès à la pratique collective, à la compétition ou encore l’accompagnement des talents féminins, mais aussi et surtout, des actions inscrites dans le temps.
L’engouement pour l’appel à projets et la qualité des dossiers présentés ont été tels, qu’au lieu de choisir quatre lauréats, la FFSA a finalement pris la décision d’en récompenser six d’une aide financière et/ou logistique. De plus l’ensemble des structures ayant participé recevra une dotation de T-shirts « Aviron Féminin ».
Trois dossiers – celui du comité départemental de l’Hérault, de Perpignan Aviron 66 et de la ligue d’aviron d’Ile-de-France – se verront remettre leur prix, lors de l’assemblée générale de la FFSA, le 16 mars 2013 au Cercle de l’aviron de Chalon-sur-Saône.
L’affiche du projet « Dames de nage » (crédit photo : FFSA).
La FFSA reconnaît ainsi le travail engagé depuis plusieurs années par Perpignan Aviron 66 pour le développement de la pratique auprès des femmes et des jeunes compétitrices. L’association, menée depuis 2010 par un bureau 100 % féminin, a mis en œuvre plusieurs projets pour rendre accessible l’activité à tous publics et notamment diversifier les pratiques. Des actions de formation de cadres (initiateurs, éducateurs fédéraux, arbitre), initiées avec le soutien du comité départemental d’aviron a permis aux femmes d’accéder aux responsabilités. Le projet accessibilité au haut niveau de jeunes compétitrices s’est soldé par cinq podiums nationaux sur les trois dernières années et huit jeunes filles sur listes espoirs en 2012. En parallèle, l’association a mené des actions de développement auprès d’un public féminin adulte loisirs pour les former à la pratique de l’aviron en randonnée. Ceci a permis de doubler le nombre de pratiquantes en deux ans et de fidéliser les femmes adultes sur un programme de préservation du capital santé par la pratique d’un sport de pleine nature . En 2012, près de 51 % des adhérents de Perpignan Aviron 66 étaient des femmes, alors que la moyenne nationale n’est que de 38%.
L’association a su, malgré un manque de moyens importants, mettre en œuvre une politique de développement qu’elle souhaite pérenniser en 2013, notamment par le soutien des jeunes filles sur listes espoirs dans leurs projets de poursuite et d’épanouissement dans la pratique de l’aviron. Elle espère trouver les moyens nécessaires pour poursuivre l’activité sur le site du lac de Villeneuve-de-la-Raho et pérenniser l’emploi d’un entraîneur d’aviron à temps plein. Nul doute que l’honneur national de la FFSA pour le projet de Perpignan encouragera l’association à poursuivre ses efforts et apportera, espérons-le, une meilleure reconnaissance locale et une amélioration des conditions de pratique dans les Pyrénées-Orientales.
Perpignan aviron 66
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Ils ont quitté le Maroc le 8 janvier. Julien Bahain et Patrick Favre sont en route pour les Antilles françaises avec l’objectif de battre le record de la traversée : 45 jours, 4 heures et 19 minutes.
Si Patrick Favre a débuté le 8 janvier sa septième traversée de l’Atlantique (quatrième à la rame), il n’en est pas de même pour Julien Bahain qui a dû apprendre, en outre, à vaincre sa peur de l’eau et s’amariner pour supporter les remous de l’océan. Là où beaucoup auraient pu reculer ou jeter l’éponge, Julien s’est jeté à corps perdu dans cette aventure et semble s’être maintenant parfaitement accommodé des conditions océaniques. Il ne manque pas de rendre compte régulièrement, sur les réseaux sociaux, des différentes étapes de cette aventure et des « rencontres » effectuées au fur et à mesure que leur bateau, le Solvéo Energie, avance sur les flots. Le 15 janvier, ils ont ainsi été approchés par des baleines. Deux jours après, c’est un des concurrents du Vendée Globe, François Gabart, qui a croisé leur route. L’océan semble moins grand, même si leur petite embarcation essuie parfois des creux de plusieurs mètres. Le 15 janvier, alors qu’il ramait, Julien a pris son premier bain de mer à 22 h, le bateau s’étant retourné à 90 degrés.
Julien et Patrick, alors qu’ils venaient de prendre possession de Solvéo Energie.
Patrick Favre et Julien Bahain sont également régulièrement les invités, par liaison satellite interposée, des chroniqueurs du Moscato Show sur RMC (principalement les mardis et jeudis vers 19 h 40). On y a ainsi appris que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne sont pas les mains qui s’usent le plus, mais les fesses ! Passer douze heures par jour sur le siège à ramer est éprouvant pour le séant…
Essuyant actuellement des conditions météorologiques défavorables, Solvéo Energie avance actuellement à une vitesse inférieure à la moyenne du record du monde. Mais Julien est un compétiteur qui prend la mesure des défis qu’il s’impose. Même si la nature – ici l’océan – est bien souvent la plus forte, il va lui donner du fil à retordre et tout faire pour gagner.
FP
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Le rameur monégasque a décidé de se lancer un nouveau défi : traverser l’océan Atlantique à la rame en solo. Un nouveau challenge, mais aussi un soutien à une noble cause.
Mathias Raymond a toujours rêvé de prendre la mer, que ce soit à la voile ou à la rame, l’aviron restant son sport de prédilection. Mais le déclic est intervenu après les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 auxquels il a participé pour la Principauté. « Depuis je me suis intéressé au Talisker Whisky Atlantic Challenge, explique Mathias, et j’ai commencé à concevoir un projet envisageable ; avant, avec mes études, je n’avais pas la possibilité de dégager suffisamment de temps, mais maintenant je peux plus facilement m’arranger vis-à-vis mon travail« . Après ses deuxièmes Jeux Olympiques à Londres, ses diplômes en poche et son concours d’administrateur à Monaco réussi, Mathias a alors pu commencer à élaborer d’une manière sérieuse et posée sa future traversée de l’Atlantique. Le Talisker Challenge, c’est 4 750 kilomètres à parcourir à la rame, entre l’île de la Gomera et English Harbour sur l’île d’Antigua et Barbuda aux Antilles. Le record de la traversée : 40 jours, 9 heures et 44 minutes. « Je ne cherche pas à l’accrocher, poursuit-il, mais si je vois qu’au milieu de la traversée c’est réalisable, pourquoi pas ?« .
Mathias Raymond prépare lui-aussi une traversée de l’Atlantique.
Le départ n’aura lieu que le 2 décembre 2013 mais Mathias envisage déjà certains détails. « Je me documente beaucoup notamment sur le web, ma seule expérience de la mer étant à l’aviron ; pour Noël mon frère m’a offert cinq livres sur l’océan, j’ai aussi lu le récit de la traversée de Maud Fontenoy qui a bien galéré, je suis les courses comme le Vendée Globe…« . Même son temps sur l’océan, il commence à l’organiser, estimant des périodes d’effort de deux heures, entrecoupées de pauses de quarante-cinq minutes à une heure et des nuits de six à huit heures. Au-delà du challenge, Mathias a voulu rajouter une note d’humanisme à ce défi sportif. « Je souhaitais établir un partenariat avec une fondation, ajoute-t-il, j’ai découvert la fondation Cédric-Flaujac qui aide les enfants et jeunes adultes défavorisés et je me suis retrouvé dans ses valeurs« . Le Monégasque s’est donc lancé dans une levée de fonds importante, puisqu’il espère récolter près de 100 000 euros pour mener à bien son projet d’une manière confortable. « Ca fait partie du jeu de trouver de l’argent quand on construit de tels projets. Mais mon objectif est aussi de faire connaître cette fondation et de trouver des fonds pour elle« . La nouvelle de ce défi que s’est fixé Mathias Raymond se répand dans la Principauté et devrait certainement lui ouvrir des portes pour mener à bien cette nouvelle aventure. En tous cas, il est impatient qu’arrive le 2 décembre 2013.
Pour tout renseignement ou, pourquoi pas, apporter votre contribution à la traversée et à la fondation, vous pouvez vous connecter sur mroc.chalnet.com
Fabrice Petit
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C’est par une belle et chaude journée d’hiver que s’est déroulée la traditionnelle tête de rivière d’Agde sur 5 500 mètres le 16 décembre dernier. Cette régate en bateaux longs, la plus proche des Pyrénées-Orientales, est toujours très suivie par les rameurs de Perpignan qui se sont encore déplacés en nombre : quatorze équipages, cinquante-quatre rameurs et toujours une ribambelle d’accompagnants venus en bus avec grillade et barbecue passer une journée agréable au bord de l’eau.
Les rameurs du Perpignan Aviron 66.
Si du côté des hommes les résultats sont mitigés, les femmes du Perpignan Aviron 66 ont brillé : dans toutes les catégories engagées, elles finissent sur la première marche du podium.
Deux de couple minimes filles :
1ères : Mélaine Escrig et Lise Portatiu.
Quatre de couple cadettes :
1ères : Lydia Booth, Marie Geoffroy, Hellali Penanguer et Yasmine Benlebna.
Quatre de couple juniors filles :
1ères : Manon Brunelle, Anne Cébria, Léa Cavaignac et Chloé Martin.
Quatre de couple vétérans :
1ères : Monique Durietz, Christine Langé, Anne Portatiu et Martine Gallina.
2es : Aude Lusetti, Annie Raulet, Karine Boucher et Evelyne Oger.
A noter aussi la 4e place du 2e quatre de couple cadettes : Emma Soler, Celine Lacotte, Esthel Guyard et Laureline Perin.
Chez les hommes, belle performance du double vétérans (Bouazza Benlebna et Albert Escrig) et du 8+ seniors plurigénérationnel (François Geoffroy, Idhir Baha et Quentin Manzanares – juniors, Camille Durietz, Loic Martin, Gregory Vanhuyse – seniors, et Jean-François Drothière et Daniel Bonnet – vétérans – qui terminent premiers.
Pour leur première régate de la saison, les juniors hommes finissent 4es en deux de couple (Meliet / Touati) et en quatre barré (Tibau, Barbe, Guyard, Matowski).
Chez les cadets hommes, le quatre de couple barré (Ferre, Matowski, Ricard, Lafitte) termine 5ealors que le double Lafitte/Candalh finit 6e.
Le quatre de couple vétérans hommes (Bourbon, Perrot, Denis, Ribeill) se classe 7e.
La régate d’Agde est aussi l’occasion pour plusieurs rameurs loisirs de découvrir la compétition en yolette. Ils ramaient pour la première fois ensemble : Hervé Jouasneau, Sabine Ricard, Loïc Mazevet, Damien Avril et Odile Bastien finissent 5es de leur régate, fiers « de l’avoir fait ».
Prochain rendez-vous : la tête de rivière de Carnon en bateaux courts.
Aude LUSETTI
Perpignan Aviron 66
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Même s’il ne vise aucune compétition internationale en 2013, le rameur de l’Aviron toulousain a en ligne de mire le premier championnat de France d’aviron indoor le 9 février prochain.
Quatre mois après son titre de champion de France en quatre de couple avec Julien Bahain, Matthieu Androdias et Vincent-René Legros, Cédric Berrest n’est toujours pas retourné sur l’eau. « J’avais besoin de me reposer un peu, explique Cédric, de ne pas repartir sur les chapeaux de roues ; j’ai rencontré Patrick Ranvier, le nouveau DTN, et je lui ai exposé ma situation« . Mantes-la-Jolie est venue embellir une fin de saison ternie par les résultats des Jeux Olympiques : en deux de couple, Cédric Berrest et son coéquipier Julien Bahain terminent à la 10e place du classement. « Ce n’est pas évident à digérer, poursuit Cédric, on n’a pas terminé là où on voulait, pire que ça car on n’est même pas allés en finale ; on nous mettait dans les favoris alors que sur la fin de la saison, on ne l’était plus« . Les raisons de l’échec, Cédric les envisage sans pour autant clairement les déterminer : « les paramètres sont multiples, on a été au top avec Julien pendant cinq ans, on est peut-être arrivés à Londres un peu émoussés, après cinq années sans pause, sans blessure longue« . Julien et Cédric auront toutefois apporté une chose qui fait cruellement défaut à l’aviron français : la médiatisation. « On a regardé ce qui se faisait dans d’autres sports, explique Cédric, c’est bon pour l’aviron ; on nous l’a reproché, pas forcément directement, mais jamais nous n’avons négligé l’entraînement pour répondre aux sollicitations des médias. Mais à terme, il va falloir accroître la communication, même si beaucoup dans notre milieu sont encore méfiants vis-à-vis de ça, craignant qu’un « aviron à deux vitesses » ne se mette en place : il va falloir s’entraîner plus si l’on veut développer l’aviron et notre niveau, et donc se professionnaliser et trouver des partenaires« .
Après la mésaventure londonienne, Cédric a pris des vacances bien méritées : au programme du sport, notamment en compagnie de Julien Bahain avec qui il s’est mis à la pelote basque, mais aussi la natation, le footing, le VTT. En s’éloignant un peu des bassins, c’est aussi sa carrière professionnelle qu’il a décidé de lancer : entré à la SNCF, il bénéficie toutefois d’un aménagement jusqu’à Rio en 2016. Car le Toulousain n’est pas prêt à raccrocher : il sera le 9 février à Levallois-Perret pour le championnat de France d’aviron indoor avec, pourquoi pas, un premier titre national à glaner dans cette catégorie. La suite de la saison n’est pas encore établie pour lui : « selon le résultat, j’aurais ensuite deux mois pour éventuellement préparer les championnats bateaux courts, mais sans objectif de sélection nationale, je ne vise ni la coupe ni les championnats du monde cette année« . Une chose est sûr néanmoins : Cédric Berrest a encore beaucoup à apporter au futur de l’aviron français.
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Thomas Busser et Romaric Cavard, sociétaires du CA Chalon, ont décidé de s’engager dans la lutte contre les maladies respiratoires en tentant de battre le record du monde d’endurance sur ergomètre.
Le bruit des roues d’ergomètre qui tournent est familier dans un club d’aviron ; du 15 au 20 janvier dans les locaux du Cercle de l’aviron de Chalon-sur-Saône, ce bruit prendra un autre sens. Thomas Busser et Romaric Cavard ont décidé de donner leur temps et leur énergie pour la Fondation du souffle, dont le but est de financer des projets de recherche contre les maladies respiratoires. En ce début 2013, la fondation a lancé une campagne de collecte de fonds intitulée « Le souffle c’est la vie ». Et c’est dans ce cadre, et sur l’ergomètre, que Thomas et Romaric vont s’investir : leur objectif est de battre le record du monde d’endurance catégorie 19 / 29 ans détenu depuis mai 2010 par les Anglais Dave Holby et Ollie Trinder avec 102 heures et 32 minutes. Les Chalonnais envisagent de tenir 110 heures, soit 4 jours et demi, du mardi 15 janvier à 18 h au dimanche 20 janvier à 13 h. Le record sera dédié à la Fondation du souffle et chaque supporter est appelé à agir, visant une collecte de 5 euros par minute d’effort, soit un total à atteindre de 33 000 euros.
Thomas Busser et Romaric Cavard vont donner leur souffle pour le combat contre les maladies respiratoires.
Ce défi, les deux rameurs s’y préparent depuis longtemps, et n’ont pas lésiné sur le volume d’entraînement pour parvenir à le relever. Rien n’est laissé au hasard : nutrition, moral, récupération… tout a été prévu ! Sur les deux heures de repos entre chaque relai, une heure sera consacré au sommeil. Thomas et Romaric seront suivis par un médecin et deux kinés et placés sous cardio-fréquencemètre. Ils se relayeront sur l’ergomètre toutes les deux heures, et effectueront donc chacun cinquante-cinq relais et douze heures d’effort par jour. Le défi n’en est que plus beau et empreint d’investissement personnel pour les Chalonnais quand on sait que Thomas Busser souffre d’asthme depuis son enfance.
Du 15 au 20 janvier, c’est tout le CA Chalon qui sera derrière ses deux rameurs. Ils ont notamment reçu le soutien de leurs compères – athlètes nationaux et internationaux – Adrien Hardy, Fabrice Moreau, Sidney Chouraqui, Vincent Cavard, Fabien Cornier, Alexandre Busser…
Vous pouvez vous aussi leur apporter votre soutien, obtenir de plus amples renseignements et faire un don sur www.notresouffle.fr
FP
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Après Julien Bahain qui va se lancer en janvier 2013 dans une traversée en duo de l’Atlantique, d’autres rameurs ont décidé d’affronter de nouveaux défis. A l’image de Jean-Christophe Bette qui a rejoint officiellement le team Garmin Aventure pour la saison prochaine.
L’athlète le plus titré de l’aviron français est attiré par de nouveaux défis sportifs tout en gardant un esprit collectif. Après avoir mis fin à sa carrière de rameur international, Jean-Christophe assure sa reconversion dans les sports outdoors. Après avoir concouru pour le même team lors du Red Bull Eléments et remporté début décembre le relais de la SaintéLyon en compagnie de son ami, ancien rameur lui aussi, Frank Bussière du Team Asics, il compte bien réussir ses nouveaux défis au sein de sa nouvelle équipe.
C’est toujours au sein de l’aviron français que le team X-Bionic a recruté son trailer 2013 pour intégrer la section « trail » composée de Florian Racinet et Rémi Loubet. C’est l’ex champion du monde d’aviron 2004/2005 et vice-champion du monde 2006/2007, Jérémy Pouge, qui portera les couleurs de la marque suisse la saison prochaine. Vainqueur de la Transcalédonienne 2012 et du Red Bull Eléments avec Kilian Jornet, Jérémy est à coup sûr une valeur montante du Trail qu’il n’a découvert réellement que cette année avec déjà de belles places d’honneurs. »Le Team X-Bionic va m’apporter son expérience et son soutien matériel, je suis ravi d’intégrer une équipe conviviale. Je m’entraîne souvent avec Flo (Racinet) et j’ai hâte de découvrir également le monde du Raid aventure aux côtés du Team manager Laurent Valette et les autres membres du team Raid ».
Tout comme Franck Bussière et Jean-Christophe Bette, les anciens rameurs de haut niveau se découvrent des qualités de trailers exceptionnels.
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La rédaction de Mag Aviron vous propose de découvrir, en avant-première, un extrait du portrait d’Adrien Hardy, à paraître dans le numéro 11 de Mag Aviron fin janvier 2013.
On vient à l’aviron parfois par obligation. Ce fut le cas pour le jeune Adrien Hardy. Souffrant de problèmes de dos dus à une croissance trop rapide, on lui a conseillé à l’âge de 13 ans de faire de l’aviron. « Et ça m’a plu, commente-t-il, ce fut un hasard total. Dès le début j’ai aimé le côté liberté et glisse sur l’eau, c’est une impression que les « terrestres » ne maîtrisent pas, on a l’impression de faire des choses extraordinaires ; à chaque fois on atteint un niveau supérieur, on enregistre des sensations que l’on veut recréer ». Il prend alors sa licence à l’Aviron Beaucaire jusqu’à ses 18 ans. Bac en poche, il décide de poursuivre ses études supérieures à l’INSA Lyon, entrant dans le même temps au pôle France. Les choses se gâtent : concilier sport de haut niveau et réussite scolaire n’est pas toujours évident. « Partir de la maison, enchaîner les entraînements et les cours, cela faisait beaucoup de changements ; et le système du pôle n’était pas fait pour moi, j’ai tout échoué cette année là. J’avais alors deux choix : soit je revenais à Nîmes, soit je finissais mon IUT à Chalon ». Charles Imbert, directeur du pôle lyonnais, lui conseille alors de partir pour la Saône-et-Loire rejoindre un autre rameur, Sidney Chouraqui. « L’environnement d’un club était davantage fait pour moi, poursuit Adrien, c’est plus chaleureux et pas impersonnel comme peut l’être un pôle. La présence de Sidney me donnait un binôme d’entraînement, on allait avoir le même rythme ». Adrien Hardy s’installe donc à Chalon, y termine son DUT en génie des matériaux ; il découvre la ville et s’y installe.
Adrien Hardy, à la nage du quatre de couple français, avec Pierre-Jean Peltier, Matthieu Androdias et Benjamin Chabanet.
Sa véritable carrière sportive commence en 1996. Alors junior, il remporte une tête de rivière dans le Languedoc-Roussillon. « J’étais bon, note-t-il, mais au niveau régional, la ligue pèse peu par rapport à d’autres comme l’Ile-de-France ou Rhône-Alpes ; je loupe ensuite les championnats de France mais je suis pris en équipe de France B ». Cette première compétition internationale lui laisse une forte impression. « Pendant qu’on se préparait, on regardait à la télé les courses de Rolland et Andrieux, ça m’a donné envie de mettre les efforts en face pour y arriver ; j’ai alors choisi d’aménager mes études en trois ans et demi au lieu de deux ».
La suite dans le numéro 11 de Mag Aviron fin janvier 2013…
Fabrice Petit
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L’hiver est là et avec lui des conditions peu propices à la pratique extérieure de l’aviron. Et pourtant, ce week-end, la quasi totalité des clubs de France s’apprêtent à ramer… en intérieur, sur des ergomètres, pour le désormais traditionnel « test ergo ». Plus qu’un simple exercice, il s’agit également pour les compétiteurs d’une épreuve inscrite au parcours de sélection de la Fédération française des sociétés d’aviron, afin d’évaluer les rameurs pour envisager les futures sélections en équipe de France pour les juniors et et les moins de 23 ans. Elle est alors obligatoire ; c’est aussi un passage obligé pour la convocation à certains stages hivernaux.
L’aviron indoor, ou comment ramer au chaud et au sec en hiver…
Par exemple, pour la Bourgogne, les tests auront lieu sur deux jours, le samedi 8 pour les seniors et le dimanche 9 décembre pour les autres catégories, à Chalon-sur-Saône.
Le comité départemental du Rhône organise les siens le samedi 8 décembre à Meyzieu au gymnase Olivier-de-Serre (rue Jacques-Brel) et a même décidé de l’ouvrir au public, le transformant en véritable « open d’aviron indoor ».
La ligue de Languedoc-Roussillon a adopté le même principe, et organise pour la deuxième année son championnat d’aviron indoor à Villeneuve-de-la-Raho (support : Club Perpignan 66).
La Ligue d’aviron d’Aquitaine organise ses tests sur trois lieux : Bayonne, Bergerac et Landon.
Et ce ne sont là que quelques exemples… Bref : ce week-end, dans les clubs, gymnases… un peu partout en France, on va transpirer et entendre les roues des ergomètres souffler !
F.P.
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Un club et un palmarès se construisent pierre après pierre. Au sens propre comme au figuré, ce fut bel et bien le cas de la Société nautique de Caderousse. Janvier Lucidor et une équipe de passionnés se lancent en 1982 dans la construction d’un club, montant les parpaings du local un à un, amenant les matériaux jour après jour pour éviter les vols qu’un isolement en pleine nature rendait propice. Un premier ponton fait maison, des bateaux, et la SN Caderousse est née. Une première régate départementale est organisée en octobre 1982 pour montrer aux autres clubs la motivation des rameurs, réunissant une centaine de participants. En 1989, le champion international Denis Gate rejoint la SNC pour s’entraîner librement et faire profiter au petit club de son palmarès. En 1992, il remporte de nouveaux résultats et rapporte au club son premier titre de champion de France en skiff. Les défis s’enchaînent comme les trophées randonnées, les liaisons Caderousse-Avignon…
En 1994, une inondation ravage le club et le matériel, mais la SNC sort la tête de l’eau et continue à organiser sa régate annuelle, atteignant deux cents personnes en 1996. La détermination des passionnés permet aux bénévoles du club de développer l’activité, malgré l’isolement en pleine nature. Le club est porté à bout de bras, tous animés par une volonté de développer et défendre l’aviron libre. En 2003, une crue historique dévaste à nouveau le club sur sa petite île. Mais cette fois, le ponton est arraché et les dégâts sont conséquents. Pompiers, commune, rameurs… une petite armée vient aider Janvier Lucidor à remettre le club sur pied. Toutefois, l’étendue des ravages obligent la structure à rester en pause jusqu’en 2004, dans l’attente du remboursement du ponton par l’assurance ; un appel est alors lancé à la Ligue de Provence pour obtenir un entraîneur. « Lorsque Caderousse a cherché un entraîneur, j’étais déjà en poste à la SN Avignon, explique Laurent Brosseau, j’y suis allé pendant un an tous les samedis. Je me suis rapidement rendu compte que cela ne suffirait pas, qu’il y avait tout à faire : il fallait créer une culture de compétition, mais aussi des combinaisons, un site internet…« . Laurent fait alors venir des rameurs pour la compétition, mais attention : à Caderousse, il n’y a pas d’élite, pas de loisirs. « On a des juniors et des seniors qui tournent en compétition, ajoute-t-il, mais notre politique c’est qu’il y a des rameurs ici, tout simplement, chacun a la même importance. On arrive à s’éparpiller sur plusieurs rendez-vous (compétitions, randonnées…) mais le week-end suivant on se retrouve tous pour un repas, un barbecue« .
Caderousse, un club où l’ambiance prime sur tout.
Une recette qui paye : en faisant avec les moyens du bord, la SNC arrive à près de cent licenciés, de nombreux bénévoles sont toujours présents dès que le club a besoin : « même pour simplement nettoyer le club, quand on lance un appel, on se retrouve à vingt pour passer le balai« . En fait, Caderousse s’est inspiré de tout ce qui fonctionne chez les gros clubs, mais aussi de ce qui ne fonctionne pas pour ne pas le reproduire. « La passion et l’aviron libre, c’est tout ce qui nous inspire : chaque année, on inscrit une nouvelle aventure, on ne prévoit pas à cinq ans« . Soutenue par la région et le conseil général, la SNC peut aussi compter sur des partenaires fidèles : la CNR (Compagnie nationale du Rhône) et Eurodiffusions. Faisant de la débrouille une véritable culture, la SNC fêtera en décembre son trentième anniversaire. « Même pour ça, conclut Laurent Brosseau, on prend sur nos moyens personnels, mais on se motive et on se bouge« . Une motivation qui a reçu la confiance de la Ligue de Provence : la tête de rivière régionale sera organisée par Caderousse début février 2013.
FP
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Le 11 novembre, une vingtaine de rameurs de Perpignan Aviron 66 se sont déplacés au championnat de zone de Marignane pour disputer la première tête de rivière de la saison. Ce regroupement inter-régional est une étape incontournable pour l’évaluation des rameurs en vue des sélections nationales et régionales. Tous les clubs de la Méditerranée étaient présents (de Perpignan à Nice). Alors que pour certains l’enjeu était de se faire repérer pour les équipes nationales et régionales, pour d’autres c’était l’occasion de participer à leur première régate en bateau individuel.
Les Catalans s’en sont plutôt bien sortis. On retiendra la très belle performance de Marie Geoffroy, championne de France en titre, cadette 1ère année, qui finit première de sa catégorie avec 11 secondes d’avance. Son grand frère François décroche quant à lui la 3e place en junior homme, juste derrière Antoine Gaillac (Avignon), un rameur de l’équipe de France. Nos deux autres cadettes, Hellali Penanguer et Lydia Booth finissent quant à elles 11e et 16e.
crédit photo : Christophe Magnier
Du côté des hommes, en vétéran, Daniel Bonnet finit 2e derrière un rameur de Marignane, et Gregory Vanhuyse, 12e des séniors. Nous noterons aussi le courage de Dorian Tibau, notre 2e junior homme, qui pour sa première participation à une régate, termine son 6 000 mètres en un peu plus de 29 minutes, se classant ainsi 45e.
crédit photo : Christophe Magnier
Du côté des filles, les juniors catalanes, Anne Cébria, Manon Brunelle et Léa Cavaignac terminent toutes dans les 10 premières de leur catégorie, tout comme nos deux minimes filles : Lise Portatiu et Mélaine Escrig.
Chez les femmes, les vétérans, engagées en double finissent sur le podium : 1ère : Christine Langé et Monique Durietz ; 2ème Aude Lusetti et Anne Portatiu
Cette tête de rivière a aussi été l’occasion pour 2 minimes filles, Laureline Perin et Elsa Coulange de découvrir la compétition après seulement 1 mois et demi de pratique de l’aviron. Elles finissent neuvième derrière des équipages plus expérimentés.
Aude Lusetti, Perpignan 66
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Il y a une huitaine de jours, la ligue d’aviron de Bretagne procédait au renouvellement de son équipe dirigeante. Le président, Henri Chevrier, avait fait savoir en début d’année qu’il ne serait pas candidat pour un autre mandat. C’est une femme, Soizick Pérot, qui a pris sa suite. Elle n’en est pas à sa première expérience exécutive ; depuis 2007, elle assume la présidence de son club, la société d’aviron de Redon et de Vilaine. En 2008, elle prend la tête du comité départemental d’Ille-et-Vilaine. « J’avais pris le relais d’Hélène Lemaître au comité départemental, explique Soizick Pérot, elle m’a formée et beaucoup aidée« .
Mais la nouvelle présidente bretonne est avant tout une rameuse. « L’aviron, c’est d’abord sur l’eau, pas dans les bureaux« , comme elle aime à le dire. Elle a découvert ce sport tardivement il y a 12 ans, à l’âge de 37 ans. « Je cherchais à pratiquer un sport et j’ai poussé la porte du club de Redon et je m’y suis inscrite en tant que loisir ; j’ai commencé en dilettante et maintenant je m’entraîne trois fois par semaine. Nous avons un bassin magnifique avec pratiquement soixante kilomètres sans écluse« . Elle n’hésite pas non plus à se confronter aux autres rameurs en participant à des régates. « Cela fait quatre ans que je participe aux critériums nationaux vétérans, j’ai aussi fait les masters de Vichy en 2011, toujours en double mixte« .
Soizick Pérot (7e en partant de la droite), à l’occasion des trente ans du club de Redon.
L’investissement associatif lui vient petit à petit. Soizick Pérot passe le diplôme d’initiateur, puis celui d’éducateur et est en train de valider son CQP rivière. Elle entre au comité directeur de son club en tant que secrétaire en 2004. « Il y a toujours besoin de volontaires pour gérer l’aspect associatif, explique-t-elle, au début je ne comprenais pas grand chose, j’ai appris petit à petit. L’aviron demande de l’investissement, de l’engagement et de la ténacité, tout ça se retrouve dans le fonctionnement« .
Soizick Pérot inscrit son nouveau mandat à la présidence de la ligue de Bretagne dans la continuité de son prédécesseur. « Nous allons poursuivre nos actions de formation de l’encadrement des clubs, mais aussi le perfectionnement de nos jeunes rameurs« . Quand on parle d’aviron en Bretagne, on pense naturellement à la pratique en mer. « Mais c’est aussi la rivière, ajoute-t-elle, il faut pérenniser les passerelles existantes et continuer d’encourager la double pratique« . Un projet de tour de Bretagne à l’aviron est également sur les rails, la nouvelle présidente entend le mener à son terme pour 2013. « Pour le reste, conclut-elle, on attend le projet fédéral après les élections à la FFSA« .
Fabrice Petit
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Le froid ne fait pas peur aux rameurs ; la brusque baisse des températures ces dernières semaines n’a pas empêché les sorties sur l’eau. Mais lorsque les états d’âme d’une rivière ou d’un fleuve s’en mêlent, l’affaire n’est pas la même. Les crues répétées de la Saône et du Rhône ont conduit à l’annulation de plusieurs rendez-vous du début de saison en Rhône-Alpes. Le premier d’entre eux, les « 6 000″ de Mâcon le 21 octobre, avait été annulé en raison d’une montée du niveau de la Saône et de forts courants. Le week-end suivant, c’était au tour du challenge jeunes rameurs du Rhône, qui devait se dérouler à Villefranche-sur-Saône le 28 octobre et réunir cent-cinquante jeunes de six clubs rhodaniens, la crue amorcée quelques jours avant s’étant poursuivie.
Le week-end dernier, la tête de rivière de Cressin-Rochefort a fait les frais d’un fleuve tumultueux. Les péripéties ont commencé le samedi 10 novembre, avec l’annulation de l’épreuve pour les cadets, en raison de forts courants dans le Rhône. Les organisateurs ont alors décidé de réduire la distance à 4 200 m pour le lendemain pour le déroulement des courses juniors, seniors et handis. Mais c’était sans compter sur ce qu’implique bien souvent une crue : le transport de bois et autres débris flottants, mettant à la fois en péril l’intégrité du matériel et la sécurité des rameurs. L’état du Rhône le matin du 11 novembre a contraint les organisateurs à annuler purement et simplement la tête de rivière, les rameurs du Pôle France de Lyon ayant réalisé leur propre contrôle d’entraînement à Miribel dans des conditions plus clémentes.
La Saône mercredi soir aux abords du CA Chalon.
Mais la météo n’est toujours pas du côté de l’aviron. La journée du huit, organisée pour la région Rhône-Alpes à Villefranche-sur-Saône, vient de connaître un sort similaire aux précédents événements. La Saône, qui avait accordé un bref répit aux différentes structures qui naviguent sur ses eaux début novembre, connaît une nouvelle crue, engendrée par les fortes précipitations enregistrées dans le nord-est le week-end dernier et « charrie » de nombreux débris depuis plusieurs jours, ramassés par les eaux sur des berges inondées. Point de fête du bateau roi de l’aviron ce week-end, les huits resteront dans les hangars.
Fabrice Petit
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L’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) fêtait ses champions lundi 12 novembre. Animée par Maryse Ewanje-Epée, une soirée exceptionnelle honorait les médaillés olympiques et mondiaux de l’année 2012. Parmi eux, le rameur tricolore Mickael Molina.
Mickael Molina, au centre a été récompensé pour sa brillante saison lors de la célébration des champions à l’ INSEP
Cette grande fête du sport a réuni plus de 1000 personnes attachées à cette terre de champions. Medias, sportifs de la maison mais aussi de nombreux officiels étaient présents sous le stade couvert. Devant le président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) Denis Masseglia – Encore un rameur ! – et la ministre des sports Valérie Fourneyron, Mickael Molina et Christine Gossé sont montés sur le podium. La récompense du rameur de Compiègne : un chèque cadeau d’une valeur de 200 €. Toujours bon à prendre à l’approche des fêtes de fin d’année pour notre vice-champion du monde.
Mickael Molina est descendu de l’estrade avec les récompenses de son équipier en 2012, Benjamin Lang, et de leur entraineur aux mondiaux Yannick Schulte, tout deux absents hier soir. Avec humour il se demandait s’il n’allait pas tout garder pour lui. Après tout, les absents ont toujours tord. C’est vrai que nous aussi on aurait aimé voir plus de rameurs à l’INSEP.
Après trois ans au pôle France du bois de Vincennes, Mickael a réalisé une belle année sur le plan sportif. Vice-champion de France en deux sans barreur derrière les futurs médaillés d’argent aux JO, Mortelette et Chardin, il a continué la saison internationale avec autant de succès. Toujours associé à Benjamin Lang de l’EN Bordeaux, il a remporté les prestigieuses régates royales d’Henley et une médaille d’argent aux championnats du monde, barré par Benjamin Manceau. Mais pour lui, l’année 2012 gardera toujours le goût de la déception. Celle de ne pas avoir pu participer aux JO de Londres.
Aujourd’hui, le champion se réserve une année de réflexion. S’il aime l’ambiance de son club et devrait continuer à y ramer, il n’est pas sûr de repartir pour 4 ans en vue des Jeux de Rio. Cette saison, il se sépare donc de Benjamin Lang qui semble se lancer dans une association avec le Bayonnais Julien Després. Molina revient au skiff et à un temps plein chez Bouygues Immo.
Si Christine Gossé était présente aux côtés de Mickael Molina sous les projecteurs, c’est pour son rôle de responsable du pôle France Aviron parisien et non pour son implication dans la performance du deux barré français. L’amalgame a malgré tout été rapide pour la maîtresse de cérémonie qui a demandé au rameur d’expliquer ses relations avec son entraîneure. Par un gentil mensonge, Mickael Molina s’est exécuté devant l’assemblée. « Elle sait être dure pour nous pousser à donner le meilleur. »Un petit mot gentil. C’est simplement ce que l’on attendait de lui. Seuls les rameurs présents, Julien Bahain, Hélène Lefebvre, Noémie Kober, Floriane Gracia, Emmelieke Odul, Thomas Fadié, Antoine Lagouge, etc, auront relevé. Mais il est vrai que si Christine Gossé s’est surtout consacrée à la paire Bahain-Berrest ces dernières années, elle a déjà suivi une fois le 2- de Mickael et Benjamin.
L’équipe du pôle France aviron de l’INSEP s’est réunie pour assister à cette remise de récompenses. De gauche à droite : les entraîneurs Etienne Barraux et Christine Gossé et les rameurs Mickael Molina, Hélène Lefebvre, Thomas Fadié et Noémie Kober. »
L’INSEP a remercié ses champions, des juniors au triple médaillé d’or olympique Tony Estanguet, notamment par quelques court-métrages très émouvants. Un hommage touchant a été rendu à Christian Donzé, ancien DTN de la FF Natation, décédé subitement le mois dernier. La soirée néanmoins a été clôturée dans une chaude ambiance par le premier défilé de mode de la championne d’Europe 2011 d’heptathlon Antoinette Nana Djimou. L’INSEP ayant à cœur d’accompagner au mieux ses sportifs dans leur double projet sportif et professionnel. Plusieurs
La ministre des sports aura rappelé la nouvelle dimension prise par les Jeux Paralympiques à Londres avec comme fer de lance les athlètes français Assia El Hannouni et Arnaud Assoumani présents lors de cette soirée. L’occasion pour nous de penser à nos rameurs médaillés aux Jeux Paralympiques qui n’étaient pas présents car n’appartenant pas à l’INSEP.
Ismael Bourennane
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La Fédération française des sociétés d’aviron vient de publier sur son site le classement des clubs de mer.
En tête, comme l’an dernier, on retrouve le Rowing club de Marseille avec huit cent six points, suivi par… le Cercle de l’aviron de Marseille ! La troisième place est occupée par la Société nautique de la Baie de Saint-Malo, qui remonte en haut de classement et fait descendre du podium l’Aviron de mer de Plougonvelin, qui se retrouve en quatrième position.
Le Rowing club de Marseille conserve la première place du classement.
Trois autres clubs ont tiré leur époingle du jeu cette année :
- l’Aviron arcachonais, 19e en 2011, arrive en 6e place en 2012,
- la Société nautique de Monaco, en bas de classement en 2011 à la 69e, effectue la plus belle progression puisqu’elle pointe désormais à la 7e place,
- le Yole club Brest Iroise remonte de la 26e place en 2011 pour terminer à la 10e en 2012.
L’intégralité du classement est disponible sur le site de la Fédération en cliquant ici !
Mag Aviron
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Perpignan Aviron 66 a créé l’événement le dimanche 23 septembre sur les bords du petit lac de la Raho. Depuis 4 ans, le challenge des entreprises est un moment incontournable du site. Cette année encore, près de trente cinq entreprises s’étaient donné rendez-vous sur la plage de ce lieu exceptionnel.
Placé sous le signe du développement durable, cette édition a tenu toutes ses promesses. Patrons et employés se sont retrouvés, le temps d’une régate, pour vivre ensemble une aventure sportive où cohésion, esprit d’équipe et dépassement de soi étaient les clés de la réussite. Dès 9 h, les premiers équipages arrivent apportant avec eux sourires et bonne humeur. Le concours de déguisement lancé par les organisateurs promet d’être serré, les participants osent devant patrons, collègues ou clients montrer des costumes plus ou moins osés : écossais, bébé, gaulois, poules, mousquetaires, pirates, super nana, travestis, punk… Il y en avait pour tous les goûts. Si le rire et la détente sont au rendez-vous, chaque équipage n’en oublie pas moins ce pour quoi il est venu : ramer et conquérir le fameux Planxot. Courant septembre, l’association a initié ces rameurs d’un jour aux joies de l’aviron. Chaque équipe a suivi deux entraînements à la base nautique de Villeneuve-de-la-Raho, encadrés par des initiateurs et entraîneurs. Après chaque séance, certains n’hésitaient pas à fêter leur progrès autours d’un bon repas de plein air à la tombée de la nuit. La convivialité étant toujours le maître mot de cette rencontre.
Les bénévoles de Perpignan Aviron 66.
Fin prêts en ce dimanche matin, les équipages se succèdent à bord des quatre barques de la course. Les séries s’enchaînent : les deux premiers de chaque course qualifiés pour les phases finales, les autres aux repêchages. Alors que les premiers qualifiés du matin reprennent des forces autour du repas préparé par les bénévoles de Perpignan Aviron 66, les perdants se concentrent afin de décrocher une des dernières places qualificatives mises en jeu lors des repêchages. Enric Balaguer, de l’association sport Catalunya assure l’ambiance au micro du car-podium et anime remarquablement cette journée. L’après-midi, les équipes éliminées du matin sont invitées à courir en petite finale pour des places de classement, juste avant les grandes finales de chaque catégorie : hommes, femmes et mixtes.
Les résultats Chez les femmes : 1er Le panier gourmand (CFPPA Rivesaltes) ; 2e : La barca Loca ; 3e : Rosy de Dom brial. Chez les mixtes : 1er : les punkies du CH Thuir ; 2e: Les copains d’abord (lycée de Céret) ; 3e : L’école du sacré cœur. Chez les hommes : 1er Centre pénitencier de Perpignan ; 2e Les grenouilles CRS 58 ; 3e : Rock Redoun de Dom Brial.
Du côté des déguisements, les costumes cette année étaient particulièrement soignés, il a été difficile pour le jury de les départager car beaucoup d’entre eux méritaient d’être récompensés. En 3e position les poules d’Auchan, récompensées pour leur costume fait main, deuxième les Ecossais de galéropostale et les vainqueurs : Les Gaulois du CH Thuir. Souhaitant réduire son impact environnemental l’association avait mis en place des mesures pour réduire les déchets et sensibiliser les participants au tri sélectif. Du côté de la buvette et du repas les gobelets ont été remplacés par des Ecocup, verre réutilisable en plastique recyclé fabriqués par une petite entreprise de Céret, les boissons étaient servies au verre et les jus de fruits étaient bio ou de production locale. Pour le repas, des plateaux et couverts en pulpe compostable ont remplacé la vaisselle en plastique non recyclable. Les jeunes de l’association ont assuré le tri, expliquant méticuleusement aux participants où mettre chaque déchet. Les résidus de repas ont été récupérés pour nourrir les poules, les cartons et plastiques triés pour être recyclés et les plateaux et couverts en pulpe séparé du reste pour être mis au composteur. L’association tient particulièrement à remercier tous les partenaires qui ont fait de cette journée une réussite ainsi que les pompiers qui ont assuré la sécurité de la manifestation : chaque participant s’est vu remettre un bon découverte de l’aviron et les vainqueurs les lots offerts par les entreprises participantes et les partenaires :Tripacks, entrées pour Calicéo ou le Laser Game, bons d’achat Auchan, rousquilles, réduction pour le cinéma, T-shirt, casquettes, sac à dos… Rendez-vous est déjà donné pour l’année prochaine !
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Une olympiade, c’est un défi… Après une médaille de bronze en 2008 à Pékin, Julien Bahain avait relevé le défi de Londres mais échoue avec son coéquipier et ami Cédric Berrest à la 10e place du classement olympique en deux de couple. Vide, déception, honte, sont les mots qu’il utilise pour exprimer son ressenti à l’issue de cette compétition. « Je doutais de moi, explique-t-il, même à Mantes-la-Jolie pour les championnats de France bateaux longs, je ne savais plus si j’étais capable d’y arriver ; sur le papier on était très fort, mais une fois sur la ligne de départ, ce n’est plus la même chose. J’ai besoin de tourner la page de Londres si je veux repartir pour 2016« . Julien est un compétiteur qui ne vit que pour une chose : la performance. « J’ai besoin de me dépasser, poursuit-il, de repousser mes limites, de faire une performance dont je puisse être fier« . Celui qui va lui donner la chance de panser sa blessure encore béante des Jeux olympiques, c’est un de ses amis, Patrick Favre. « J’ai rencontré Patrick en 2008, après les JO de Pékin ; il était venu présenter son projet de traversée à Angers, j’en étais alors devenu le parrain« . Patrick n’en est pas à son coup d’essai. Il fait partie des dix rameurs dans le monde à avoir réussi trois traversées océaniques à la rame mais a aussi à son actif trois transatlantiques à la voile. Il va embarquer Julien avec lui pour un périple qui commencera en janvier 2013, pour bénéficier des courants et des vents porteurs ; le départ se fera des Canaries, du Maroc ou du Cap-Vert pour une arrivée aux Antilles (Martinique, Guadeloupe ou Saint-Martin).
Julien Bahain et Patrick Favre, les deux rameurs qui vont affronter l’Atlantique.
Et c’est là que la performance va se doubler : au-delà de l’aventure humaine, c’est à un record que Patrick Favre et Julien Bahain vont s’attaquer puisqu’ils veulent accomplir cet exploit dans un délai allant de trente à quarante-cinq jours (selon la route empruntée). Depuis toujours l’océan fascine, le traverser est un défi que nombre de navigateurs ou rameurs ont tenté, pour aller sans cesse de plus en plus vite. Le pari est de taille, mais à la hauteur des capacités des deux hommes dont l’expérience, chacun dans son domaine, va pouvoir servir à l’autre et apporter au projet. Le bateau d’aviron qu’ils vont utiliser est un monoplace insubmersible, équipé pour la navigation comme un voilier, avec une cabine pour entreposer le matériel, se reposer et s’abriter. Ils rameront jour et nuit, en se relayant, pour parvenir à battre le record. « J’ai tout à apprendre, conclut Julien Bahain, mais c’est le défi qu’il me fallait, un challenge pour enfin relever la tête« .
Mag Aviron ne manquera pas, bien sûr, de vous tenir informés de l’évolution du projet et, une fois le départ lancé, du parcours océanique de Julien et Patrick. Mais pour l’heure, les deux hommes sont toujours en recherche de partenaires et financeurs pour cette traversée : un beau défi porteur de valeurs à soutenir pour un groupe d’entreprises ! Les entrepreneurs intéressés peuvent contacter Julien Bahain sur jbahain.blog@gmail.com.
Fabrice Petit
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La météo était, pour cette deuxième édition, du côté des organisateurs de la Rowing Avignon Cup Edition, mieux connue dans le milieu de l’aviron sous le nom de RACE. Ils étaient presque six cents, répartis sur plus de soixante équipages, à s’affronter sur les eaux du Rhône dont le courant a donné du fil à retordre aux compétiteurs. A la clé pour le club vainqueur au classement général : un huit sorti d’usine qu’offrait le partenaire principal de l’événement, la Compagnie Nationale du Rhône. Mais la RACE, c’est aussi l’ambiance : l’équipe de Nadia Boudoux, la présidente de la SN Avignon, rassemblée autour de Frédéric André le temps d’un week-end, a ainsi rempli son contrat : réunir le monde de l’aviron pour un moment festif en mettant le bateau roi de notre sport à l’honneur, avec bien sûr de l’animation sur l’eau mais aussi sur les berges, faisant vivre les abords du club au rythme des arrivées. L’arrière plan chargé d’histoire, avec le Palais des Papes et le célèbre pont d’Avignon, ajoutait une touche de charme à la manifestation.
Jérémie Azou, figure emblématique de la SN Avignon, s’était lui aussi prêté au jeu de la RACE et a ramé avec ses coéquipiers du club. « Je suis fier de voir que la SN Avignon est capable d’organiser des événements de cette envergure, commente-t-il, y participer est pour moi important ».
Une autre star a également sillonné les eaux avignonnaises ce dimanche. Eurodiffusions a en effet présenté, pour la première fois en France, un vingt-quatre de couple. Impressionnante embarcation : les six morceaux qui la composent ont été assemblés pendant les courses du matin avant que les rameurs du club en prennent possession pour une démonstration qui a ravi les spectateurs. Faire naviguer sur un Rhône agité un bateau qui avoisine les cinquante mètres de long n’est en plus pas chose aisée.
Du côté des résultats, c’est une nouvelle fois le CN Annecy qui est reparti en Haute-Savoie avec le premier prix. Au classement général, on retrouve en deuxième position le CA Lyon et en troisième place la SN Avignon.
Par catégorie, chez les cadettes, c’est le CA Lyon qui arrive en tête ; pour les garçons, le CA Marseille termine premier. Chez les juniors, les filles d’Annecy sont vainqueurs de la catégorie, et du côté des garçons l’Aviron Toulousain a dominé. Pour les seniors, le CN Annecy a remporté la palme pour les hommes et les femmes, alors que chez les vétérans, c’est le CA Lyon qui termine en tête de la catégorie.
Fabrice Petit
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L’équipe de France subit actuellement un remaniement… Attention aux secousses!
« Le changement c’est maintenant ». La période post-olympique n’est pas de tout repos pour l’aviron tricolore avec deux évictions qui se sont enchaînées. Seulement un mois après la « démission » du DTN Pascal Berrest, c’est au tour du directeur des équipes de France Jean-Raymond Peltier d’être débarqué du bateau France. Avant d’être mis en place dans ces fonctions qu’il occupait seulement depuis le début de l’olympiade, Peltier est avant tout l’entraîneur français le plus titré à ce jour, avec sous sa direction un titre olympique et quatre titres mondiaux. Mais voilà, le navire français s’est échoué sur les bords de la Tamise cet été lors des Jeux Olympiques de Londres, et il a fallu trouver des responsables au manque de résultats. La sentence est tombée, il faut maintenant se tourner vers l’avenir…
Le revers de la médaille : quel nouveau projet pour l’aviron français en perspective de Rio 2016 ?
Le collectif France doit se ré-inspirer et se tourner vers le futur !
Avec une seule médaille d’argent, seulement deux bateaux finalistes et aucune représentante féminine aux JO, il faut remonter vingt ans en arrière aux JO de 1992 à Barcelone pour retrouver pareil bilan. Tout l’aviron français était depuis fin août dans l’attente d’une réaction de la part de la fédération. On peut espérer que ces deux évictions successives s’inscrivent dans la lignée d’un nouveau projet en perspective d’abord des championnats du monde organisés à Aiguebelette en 2015, puis des JO de Rio de 2016. Vers quel nouveau projets allons-nous nous diriger ? Quels changements la fédération va-t-elle mettre en place pour remonter la pente et redorer le blason français aux Jeux Olympiques ? Toutes ces interrogations restent pour le moment sans réponse, mais rameurs, rameuses et toutes les personnes en rapport avec l’aviron attendent maintenant que la fédération donne un cap à suivre avec des lignes directrices bien définies, et peut-être enfin une communication digne d’une fédération envers ses clubs et ses partenaires.
Le défi est grand, et le temps presse avec l’organisation des championnats du monde qui arrivent à grands pas. Tout n’est pas à jeter, c’est le temps de la réflexion et de la communion. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, chaque avis compte. N’hésitez pas à réagir, ce blog est une interface de partage où toutes les réflexions constructives sont bonnes à prendre, et peut-être ensemble nous pourrons participer à notre échelle à la construction de ce nouveau projet « direction Rio 2016 ».
Alexis Marie
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C’est reparti pour la deuxième édition de la RACE d’Avignon qui a lieu cette année le dimanche 14 octobre. Cette année, soixante-quatre équipages se sont engagés dans cette compétition, soit presque cinq cents rameurs de quatre pays différents : France, Espagne, Italie et Suisse.
Une compétition d’exception…
La RACE est la seule compétition en France qui se base sur le même modèle que les Speed Cup.de nos voisins d’Outre-Rhin. Tous les équipages doivent réaliser deux épreuves le même jour. Une première épreuve dite « longue distance » de 4 500 m, suivie d’une autre dite « courte » de 1 500 m. Pour la première épreuve, l’ordre de départ est fixé par tirage au sort avec des départs envoyés toutes les trente secondes. L’ordre de départ de la deuxième épreuve est déterminé en fonction des temps obtenus lors de la première. Les meilleurs équipages seront lancés en dernières positions. Le huit mis à l’honneur…
Cette compétition est également l’occasion de mettre le huit, bateau roi de l’aviron, à l’honneur : seuls des équipages de huit personnes sont admis à concourir. Dans le même temps, un huit de compétition Eurodiffusions « sorti d’usine » est offert en récompense à l’équipage qui terminera en tête. En 2011, c’est le CN Annecy qui a ramené en Savoie la précieuse embarcation. Au niveau des festivités stand et buvettes se tiendront autour du bassin. Selon les organisateurs, les conditions climatiques seront optimum pour que les soixante-quatre équipages puissent en découdre afin de remporter la deuxième édition de la RACE.
Un stand Médias Aviron sera sur place. Venez nous y retrouver pour voir toutes vos plus belles photos en huit.
Alexis Marie
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Les réseaux sociaux, la face cachée des Jeux Olympiques.
L’e-réputation, un phénomène bien réel.
A l’heure où les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter sont omniprésents dans la vie sociale de chacun, il était difficile avant les JO de Londres de connaître quel serait leur impact et leur engouement autour des athlètes. Mais aujourd’hui, les réseaux sociaux offrent une nouvelle application aux internautes : la proximité, absente chez les concurrents de la presse sportive du web. Sans même avoir à gérer les événements sportifs, les géants d’internet grattent des parts de marchés aux quotidiens renommés tels que l’équipe. Mais alors par quels moyens en profitent-ils ?
Aujourd’hui, créer son compte sur un réseau social est devenu l’élément de communication incontournable du sportif pour pouvoir promouvoir son image auprès de ses fans. En effet, il lui permet de partager les moments forts de sa carrière, sa préparation ainsi que ses résultats Et il faut dire que l’engouement est énorme. « Pour ma part, je trouve que les réseaux ont un rôle très important dans notre performance. C’est une source de motivation de se sentir soutenu, commente Germain Chardin, on a vraiment senti un engouement fort autours de nous ». Par le biais de ces « pages officielles », un lien de proximité se crée entre le sportif et le fan qui peut suivre et réagir aux « statuts » postés par les athlètes. Cette nouvelle possibilité unique attire les internautes en masse à un tel point qu’ils suivent de plus en plus le sport sur les réseaux sociaux, au détriment des sites sportifs spécialisés. Selon une étude de Sportlabgroup, Facebook est de plus en plus utilisé pour suivre l’actualité sportive, avec 18 % des 15-24 ans l’utilisant pour suivre le sport et 9 % faisant de même via Twitter. Pas d’ambiguïté sur les motivations des internautes : accroître la proximité en «devenant fan». Une e-réputation dont les sportifs ont bien saisi les enjeux.
Vers de nouvelles règles concernant la communication via Internet pour les JO de Rio 2016 ? Les réseaux sociaux ont aussi fait parler d’eux pendant les JO par rapport à la publicité. Les organisateurs ont averti les athlètes de ne pas poster sur leurs pages ou profils d’images avec des partenaires qui n’étaient pas sponsors officiels de l’événement. La colère s’est faite ressentir chez les sportifs qui ne trouvent pas normal de ne pas pouvoir promouvoir leur partenaire alors que l’audience sur leurs réseaux n’a jamais été aussi élevée. Pour eux, c’est le risque de perdre un partenaire et donc de l’argent nécessaire à leur préparation et à leur performance. Il faudra sans nul doute réfléchir à tous cela pour les JO de Rio, un beau casse-tête pour les organisateurs quand on sait que les sommes en jeux pour être une marque officielle de l’évènement sont pharaoniques.
Alexis Marie
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Le Centre Nautique de Lorient a accueilli la 16e édition du championnat de France d’aviron de mer. Quatre cent cinquante participants étaient présents sur le littoral de Larmor-Plage.
La journée des finales a été marquée par une météo capricieuse : ciel chargé, pluie continue et mer agitée, idéale pour l’aviron de mer avec une houle qui offrait de belles conditions de surf et garantissait un beau spectacle sur les huit kilomètres de course.
La finale senior du quatre barré féminin a été remportée sans surprise par les Nantaises qui ont dominé l’ensemble de la course, malgré une grosse concurrence emmenée par le RC Marseille et le SN Avignon.
La finale du double féminin a été gagnée par le SN Lagny, devant le CA Marseille et l’ACBB, suite à une avarie du club de Creil en tête de la course jusqu’alors.
Chez les femmes toujours, mais en solo cette fois, on a assisté à un magnifique duel entre les rameuses de l’Aviron de Beaucaire et d’Hendaye Endaika qui tourna finalement à l’avantage de la rameuse du Gard, Stéphanie Chantry, qui remporte l’or.
La finale du quatre barré masculin était très attendue avec le retour des triples champions de France malouins. Une course dans la course s’est mise en place dès le départ avec un trio de tête emmené par le CA Nantes, le CA Thonon et l’équipage de Saint-Malo. Le quatre barré de la SNB de Saint-Malo remporte finalement l’épreuve et empoche ainsi son 4e titre devant le champion 2011, le CA Thonon qui ravit la médaille d’argent au CA Nantes en surfant sur la ligne d’arrivée.
Les Monégasques l’emportent en patrons chez les juniors !
La finale du double masculin a été remportée par le CN Nice devant l’aviron boulonnais et la SN d’Avignon, alors que la finale de solo masculin a été remportée par le rameur lillois Brice Menet. Il l’emporte avec brio devant le Marseillais Yoan Farrugia qui prend l’argent. Le rameur de Saint-Jean-de-Luz UY, Lionel Picard prend lui la 3e place.
Les finales des juniors se couraient quant à elles sur 6 000 mètres. En deux de couple féminin, les deux Havraises de l’équipe de France junior, Adèle Lauwick et Maylis Schepers, n’ont laissé aucune chance à leurs poursuivantes. Elles s’emparent du titre assez facilement. Chez les hommes, le quatre barré de Monaco a dominé la course, conservant la tête du début à la fin pour décrocher le titre de champion de France junior d’aviron de mer.
L’an prochain, les championnats de France d’aviron de mer se tiendront à Thonon sur le Lac Léman. En attendant, nous vous invitons à retrouver toutes les plus belles photos de ces championnats dans la rubrique Photothèque.
Mag Aviron
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C’est un samedi de fête qui vient de se conclure à Talloires. Une fête du sport où l’aviron, le trail, le parapente et le VTT étaient à l’honneur. La journée a débuté par une scène impressionnante : cinquante-six skiffs alignés au départ sur le lac d’Annecy, le tout
Cédric Fleureton de l’équipe Mag Aviron-Champion System termine à la 2ème place
managé par Evelyne Bergeret, arbitre national d’aviron. La course s’est achevée par un parcours, skiff sur l’épaule et avirons en main, dans le centre-ville de Talloires avant de passer le relais au trail, puis au parapente et enfin au VTT. La victoire de Font Romeu Team Altitude n’a surpris personne : conçue pour gagner, l’équipe comptait dans ses rangs le trailer Kilian Jornet. En second on retrouve BVLSports les Mecs et en troisième position la Team Asics. L’équipe Mag Aviron – Champion System a terminé la compétition en 22e position, remportant au passage le deuxième meilleur temps en individuel sur l’épreuve du trail avec Cédric Fleureton. Compétition sportive, le Red Bull Elements est aussi une rencontre conviviale, devenue partie intégrante de la saison estivale de la commune de Talloires.
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Augustin Mouterde, Edouard Jonville, Guillaume Cas et Théophile Onfroy champion du monde universitaire
La délégation française du sport universitaire avait engagé quinze athlètes répartis dans sept embarcations à l’occasion du championnat du monde universitaire qui s’est tenu à Kazan (Russie). A l’issue des finales de ce dimanche, les tricolores rentrent avec trois médailles dont un titre pour le quatre sans PL d’Augustin Mouterde, Edouard Jonville, Guillaume Cas et Théophile Onfroy. Le double féminin de Charlotte Culty et Camille Leclerc termine avec le bronze, idem pour le double homme de Fabien Cornier et Sigmund Verstraete et le deux sans barreur homme de Benoit Demey et Julien Robinet.
« C’est exceptionnel de placer tous les équipages en finale (à part Marion Rialet blessée au dos). Les deux équipages féminins sont non seulement en finale mais l’un d’eux ramène une médaille. C’est le meilleur résultat depuis le championnat de Brive en 2004 » note Luc Montigon.
Les autres résultats :
Le double poids léger homme : Lucas Dehove et Barthélémy Agostini 4ème
Le double féminin : Louisa El Allali et Myriam Goudet 5ème
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Rentré bredouille de Pékin il y a quatre ans, l’aviron français construit son équipe. Nathalie Benoit débute l’aviron au Cercle de
l’aviron de Marseille pour se perfectionner. Un choix gagnant pour cette basketteuse en fauteuil et c’est le début d’une belleaventure pour Nathalie Benoit, championne du monde en 2010 et vice-championne du monde en 2011. Dimanche matin, dans les lignes d’eau du bassin d’Eton Dorney, la native d’Aix-en-Provence a décroché une médaille d’argent en skiff bras et épaules, son troisième podium en trois ans.
Un résultat logique, elle le disait à l’issue de son repêchage : «l’Ukrainienne Alla Lysenko est au-dessus du lot, elle devrait être médaille d’or». Comme à Bled (Slovénie), à Londres seule l’Ukrainienne l’a devancée en finale.
Une carrière qui aurait bien pu s’écrire chez les valides, sans cette sclérose en plaques qui s’est déclarée en 1998, l’année de ses 18 ans alors que ses débuts en pentathlon moderne lui avaient permis d’intégrer le Pole Espoirs d’Aix-en-Provence. Mais comme souvent dans ces cas-là, la passion pour le sport reprend le dessus.
Perle Bouge et Stéphane Tardieu se contentent de la médaille d’argent en deux de couple mixte tronc et bras (4’03 »06). Le duo français va finir par avoir le surnom du célèbre coureur cycliste Raymond Poulidor. En trois ans c’est leur troisième médaille d’argent : vice-champion du monde en Nouvelle-Zélande en 2010, vice-champion du monde à Bled en 2011 et maintenant vice-champion paralympique en 2012, performance qui mérite un grand respect pour ce duo qui ne compte pas les efforts et les kilomètres à l’entraînement, un résultat qu’ils doivent partager avec Michel Colard leur entraîneur. Depuis trois ans, le niveau dans les disciplines paralympiques ne cesse de monter et ce qu’ont réalisé les athlètes et le staff de l’équipe de France paralympique est tout simplement remarquable.
Pour le quatre de pointe avec barreur mixte jambes, tronc et bras c’est également un bon parcours lors de ces jeux paralympiques. Très déçus hier de rater la finale A pour quelques centièmes, ils terminent deuxièmes de la finale B après un mano à mano avec les Canadiens qui tournent à l’avantage de nos cousins pour 84 centièmes.
Eric Marie
Réaction :
Nathalie Benoit (skiff femmes bras et épaules) – Médaillée d’argent « La course s’est déroulée exactement comme je l’espérais. Je suis partie devant, puis j’ai réussi à maintenir l’écart jusqu’à l’arrivée. Cette finale, je l’avais vécue des centaines de fois dans ma tête. J’en avais tellement rêvé. J’avais imaginé un scénario idéal, il s’est produit. La victoire m’était inaccessible, l’argent était la plus belle médaille que je pouvais envisager. Je suis tellement contente ! Ma famille était présente, ça m’a beaucoup aidé, tout comme les messages d’encouragement que j’ai reçus depuis mon arrivée aux Jeux. A 500 m de l’arrivée, j’ai pensé à tout cela et j’en ai remis un coup. Je ne voulais pas décevoir. Après deux courses en deux jours, j’avais peur de ressentir un creux, mais en réalité j’ai pris beaucoup de plaisir pendant la finale. L’évènement a gommé la souffrance. Au départ, je suis toujours très nerveuse. Cette fois, j’étais étonnamment détendue. Le résultat, sans doute, du travail de respiration que j’ai effectué au cours de ces derniers mois. Cette médaille est la première de l’aviron français dans l’histoire des Jeux paralympiques. J’espère qu’il y en aura d’autres. »
Perle Bouge (deux de couple mixte tronc et bras) – Médaillée d’argent « Encore une fois, nous sommes cantonnés à l’argent. Mais cette deuxième place nous donne envie de travailler encore pour aller chercher l’or. Les Chinois méritent leur victoire. Aujourd’hui, ils étaient plus forts que nous. Nous avons su aborder cette compétition de la meilleure manière, avec sérénité. Bien sûr, il y avait un peu de stress, au départ. On pense aux gens qui nous regardent, qui ont fait le voyage pour nous voir. On pense aussi à tous ces messages reçus d’un peu partout, jusqu’à ce matin, avant la course. Cette attente apporte un peu de nervosité. Mais nous avons réussi la finale que nous devions accomplir. Nous n’avons pas le droit d’être déçus par le résultat. Cela fait deux belles médailles pour l’aviron français. Même si nous ramons ensemble depuis plusieurs saisons, nous restons un bateau jeune. Cette performance nous apporte encore un plus d’expérience. Je ne sais pas de quoi sera fait notre avenir. Il va nous falloir d’abord redescendre, pour réaliser ce que nous venons de réussir. Puis nous verrons tranquillement, avec Stéphane (Tardieu), ce que nous pouvons et voulons faire au cours de la prochaine olympiade. »
Stéphane Tardieu (deux de couple mixte tronc et bras) – Médaillé d’argent « Nous sommes venus pour l’or, mais les Chinois sont partis à 400 m de l’arrivée. Et il n’y avait plus rien à faire. Ils étaient supérieurs. Nous ne pouvions plus relancer. Peut-être nous a-t-il manqué un peu de lucidité sur la fin de parcours. La médaille d’argent est méritée, elle correspond à notre valeur sur ces Jeux. Elle récompense tout le travail accompli au cours de ces dernières années. Elle concrétise aussi le boulot de toute une équipe. Nous sommes à notre place. Et nous avons su prendre du plaisir. Mais j’ai vraiment pris conscience, au départ, que les Jeux paralympiques ne ressemblent pas à un autre évènement, même un championnat du monde. La pression est plus forte. J’avais une boule dans l’estomac. »
Mélanie Lelièvre (quatre de pointe avec barreur mixte jambes, tronc et bras) « Nous avons réalisé un bon départ, mais nous n’avions plus de recours dans les 100 derniers mètres pour aller chercher la victoire. Malgré tout, ça reste une belle course. N’oublions pas que les Canadiens, qui nous devancent de moins d’une seconde à l’arrivée, étaient vice-champions du monde l’an passé. Cette catégorie est en pleine évolution, le niveau ne cesse de monter. A l’exception de notre série, nous avons su réaliser de belles courses pendant ces Jeux. Ils constituent une expérience importante pour la continuité de ce bateau. J’espère que cet évènement aura été suivi en France et qu’il donnera à d’autres l’envie de se lancer dans la discipline et de nous rejoindre. »
Antoine Jesel (quatre de pointe avec barreur mixte jambes, tronc et bras) « Dans le bateau, nos sensations ont été encore meilleures que la veille lors de la course de repêchages. C’était du pur plaisir. Il a nous a seulement manqué un peu de puissance sur la fin pour résister aux Canadiens. Nous je n’éprouve pas de regrets. Nous avons battu samedi notre meilleur chrono. Je suis seulement déçu de ne pas avoir disputé la finale A. Pour moi, cette expérience ne constitue pas une fin. J’ai envie de rester dans le bateau pour une nouvelle olympiade. Cette aventure m’a épanoui et m’a fait beaucoup de bien physiquement. »
Rémy Taranto (quatre de pointe avec barreur mixte jambes, tronc et bras) « Nous avons eu du mal à entrer dans la compétition, mais nous terminons sur deux courses pleines. Il n’y a pas de regrets à avoir. Nous avons gagné en expérience dans la perspective des années à venir. Ces Jeux étaient les premiers du quatre avec barreur français, j’espère que le bateau en connaitra d’autres et qu’il continuera à progresser. Mais j’éprouve un peu de difficultés à terminer sur une huitième place. Ce résultat n’est pas dans ma nature. »
Corinne Simon (quatre de pointe avec barreur mixte jambes, tronc et bras) « Nous avons vécu une magnifique expérience. Nous avons préparé ces Jeux pendant deux ans, mais tout est passé très vite. L’aventure était exceptionnelle à vivre. Pour moi, elle a également constitué le début d’une nouvelle vie, en me permettant d’accepter enfin mon handicap. Je ne sais pas si je vais continuer. J’ai besoin de réfléchir. Et il me faudrait obtenir certaines conditions professionnelles. Mais il est certain que, après avoir vécu tout cela, on veut repartir pour une nouvelle olympiade. »
Stéphanie Merle (quatre de pointe avec barreur mixte jambes, tronc et bras) « Nous avons tout donné, jusqu’au bout, avec l’envie de nous faire plaisir pour notre dernière course. Je crois que nous réussissons une belle course et un joli parcours. En repêchages, nous avons réalisé 3’28’’, alors que nous n’étions encore jamais descendus sous les 3’32’’. Je termine cette aventure très heureuse d’y avoir participé. » Avec FFSA
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Avant de décoller le 19 juin pour Eton Dorney (Grande-Bretagne) et la deuxième étape de coupe du monde, le huit de l’équipe de France était en stage d’entraînement à Aiguebelette. Mag Aviron a rencontré Daniel Fauché, chef du secteur « toutes catégories », l’entraîneur du bateau Yannick Schulte et les rameurs.
Une météo idéale en Savoie pour les rameurs de l’équipe de France ! Arrivés à Aiguebelette le 16 juin, les rameurs du huit tricolore ont commencé leur entraînement en vue de la coupe du monde qui se déroulera du 21 au 23 juin sur les eaux anglaises britanniques d’Eton Dorney, peu favorables aux Français lors des jeux olympiques de Londres l’été dernier.
Après des championnats d’Europe à Séville en demi teinte pour le groupe TC, la composition du bateau roi voulu par le directeur technique national Patrick Ranvier a quelque peu évolué. Dorian Mortelette et Germain Chardin sont descendus du bateau pour se concentrer sur le deux sans barreur et ont laissé leur place à Benoît Demey et Matthieu Androdias. « Dorian et Germain doublaient à Séville, explique Daniel Fauché, on n’a pas retenu cette solution après en avoir discuté avec eux ; pour ces championnats d’Europe, on est arrivés un peu à blanc pour tester des bateaux, d’autres pays sont venus préparés car certains jouent leur budget sur ces championnats pour la suite de la saison. Et même en doublant, notre huit a fait jeu égal avec les Allemands pendant 1 500 mètres, les rameurs ont fait une belle course ».
Sébastien Lenté, Benoît Brunet, Benoît Demey, Matthieu Androdias, Thibaut Verhoeven, Jean-Baptiste Macquet, Benjamin Lang, Julien Despres et leur barreur Benjamin Manceau constitueront donc l’équipe du huit à Eton. « Ces rameurs sont parmi les meilleurs Français, note leur entraîneur Yannick Schulte, c’est un gros pari pour la Fédération de constituer un tel bateau mais les rameurs sont engagés, ils n’ont pas à rougir de la concurrence ».
« On vient de tous les horizons, commente Julien Despres, je suis monté dans le bateau à Séville ; ce projet me plaît beaucoup, faire du huit ça permet de prendre du plaisir ; il y a moyen d’avancer vite avec la base actuelle et quand on est à la nage, on le ressent bien. Germain et Dorian avaient soudé le groupe autour d’eux mais on est décidés à reprendre ce bateau tous ensemble, on partage la même volonté et on veut vivre cette aventure de la même façon maintenant ».
Matthieu Androdias, qui avait ramé dans le huit à Essen et était parti seul en skiff à Séville, fait lui aussi son retour dans le bateau roi. « Je passe de la couple à la pointe pour faire un beau bateau, note-t-il, mais j’ai tout de suite accepté ; à Essen, on avait le bateau le plus fort, on avait l’impression que c’était un groupe construit depuis longtemps. Mais on partage tous la même vision, le même objectif ».
L’engagement des rameurs et leur implication dans la construction du bateau se ressent clairement sur l’eau, de même que la volonté commune de faire glisser la coque le plus rapidement possible. La France verrait-elle enfin la réussite en huit poindre à l’horizon ?
Fabrice Petit & Eric Marie
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